
Jean-Pierre Gorges et sa majorité ne sont pas de grands démocrates. Nous l’avons encore vu récemment dans la constitution de l’exécutif du nouveau Chartres Métropole. Comme à son habitude partisane, l’UMP a choisi d’exclure de toute responsabilité les hommes et les femmes de gauche en responsabilités dans les villes les plus importantes de l’agglomération, comme Lucé ou Mainvilliers.
Autre exemple du sectarisme de l’UMP locale : en Conseil municipal de Chartres, où profitant de la trahison de Nadège Gaujard-Leroux, le maire choisi pour elle, les représentants de l’opposition.
En séance du conseil municipal du mois de novembre dernier, nous avions à élire des représentants de l’opposition pour siéger dans une commission devant « piloter » le projet du pôle Gare. L’opposition avait choisi 2 candidats (Eric Chevée, et David Lebon par ailleurs seul membre du Conseil municipal usager quotidien du tran et donc de la gare). Mais Mme Nadège Gaujard-Leroux soutenue par l’UMP, a présenté sa candidature. Elle fût donc élue sans surprise, en tant que « représentante de l’opposition », mais choisie par la majorité. Il s’agit là, d’un déni de démocratie évident et démontre l’absence de morale républicaine de Jean-Pierre Gorges.
Nous devons rappeler également que Mme Gaujard-Leroux a été élue sur une liste de fusion de second tour PS/MODEM avec un projet politique clairement opposé aux valeurs libérales de celles de Jean-Pierre Gorges.
Depuis son départ du groupe Modem, Mme Gaujard-Leroux soutient ouvertement la politique de la majorité, allant même jusqu’à voter le budget et donner en cas d’absence, son pouvoir à un élu de la majorité.
L’honnêteté politique n’aurait-elle pas dû conduire Mme Gaujard-Leroux, soit à démissionner de son poste par respect des électeurs qui lui ont accordé leur confiance ? A tout le moins, elle devrait assumer clairement son positionnement dans la majorité et ne pas voler des places destinées à l’opposition, dans leur rôle de contre pouvoir, pour assurer un contrôle et une transparence dans la gestion de l’UMP ?
La politique a besoin de clarté. Les trahisons de l’UMP, soutenues par quelques brebis égarées, ne peuvent que décevoir et dégouter un peu plus de la politique, des citoyens de plus en plus nombreux.
Comme le dit Stéphane HESSEL dans son dernier livre « Indignez-vous », contre ces petits renoncements à la morale publique, fossoyeurs de démocratie et rejoignez notre « insurrection pacifique » !
En haut : Noël BILLARD, Ghislaine DANE, Nicole SIRANDRE
En bas, Myriam BIYADI, David LEBON, Sophie DARMON, Alain CABARET
Contact : elus.sr.chartres(at)gmail.com

Comme je l’avais annoncé en juillet dernier, les locataires de Chartres-Habitat font les frais de la politique calamiteuse de M. Gorges en matière de logement social depuis 2004. Là ou ils croyaient en la promesse du gouvernement de limiter la hausse des loyers à 1% cette année, ils ont eu la désagréable surprise de constater sur leurs avis d’échéance de janvier 2011 une augmentation de 3%, voire plus dans certains cas.
Beaucoup s’interrogent et ne comprennent pas : pourquoi sont-ils exclus de la modération des loyers ?
C’est que M. Gorges a négocié avec le gouvernement un « régime spécial » pour rattraper les errances de sa politique. Et ce sont les locataires qui paient. Après les rapports de la MIILOS et de la Chambre Régionale des Comptes, il a été obligé de construire un plan sur 5 ans de retour à l’équilibre.
Et ce retour à l’équilibre entraîne cette augmentation démesurée. Songez qu’un locataire moyen supportera une augmentation de 20% en 5 ans soit, pour un loyer moyen de 430 euros, un prélèvement supplémentaire de 80 euros par mois au terme du plan Gorges. Comment vont faire pour supporter cette ponction de 80 € les locataires au budget déjà serré, dont les salaires, les indemnités ou pensions stagnent en suivant à peine l’inflation ?
Que les locataires n’ espèrent rien en retour de cette augmentation ; elle ne sera pas consacrée à des améliorations des conditions de logement mais à boucher les trous de l’office !
Les faits aujourd’hui nous donnent raison et nous ne sommes pas les seuls à nous opposer à cette politique du logement.
Le dernier subterfuge que M. Gorges avait imaginé pour restaurer les comptes de Chartres-Habitat a échoué : il ne pourra pas racheter les presque 2.500 logements sur Lucé et Mainvilliers et ainsi amortir la charge sur plus de locataires.
C’est une bonne nouvelle pour la politique du logement sur l’agglomération, qui souffre déjà d’une offre insuffisante en raison d’une politique élitiste et exclusive.
Ne croyez pas les fausses raisons qui sont avancées ici ou là. La vérité, c’est que la politique du logement de M. Gorges est très largement contestée par les acteurs du logement social.
Eric Chevée
modem-chartres(at)orange.fr

Depuis le 1er janvier, Chartres Métropole s’est élargi à 32 communes, belle arme politique pour les partis. La gauche dénonce la main mise de la droite et la droite dénonce l’opposition systématique de la gauche.
Et pourtant, le projet du Grand Chartres naît d’une loi socialiste du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération communale, dite loi Chevènement. L’une des principales lois consacrées à l’intercommunalité en France. Les politiques ont parfois la mémoire courte.
Cette opposition au Grand Chartres ressemble aux résultats du référendum de 2005 sur la ratification du traité de constitution européenne où la majorité des votants a dit non alors qu’ils étaient en majorité pour l’Europe.
Peut-être aurait il été intéressant de lancer un « référendum décisionnel local » comme le permet la révision constitutionnelle du 23 mars 2003.
Le général de Gaulle lui-même disait qu’ « il était impératif de rendre la parole au peuple lorsque cela était possible.» Le référendum permet de contourner les partis politiques et de mesurer la confiance des citoyens envers les élus.
Un référendum local aurait obligé chacun, à argumenter clairement, pour convaincre du « pour » ou du « contre ». Et c’était courageux car ce référendum a un pouvoir décisionnaire. Les élus en ont décidé autrement.
Mais les citoyens n’ ont que faire de la cuisine politique. Ce qu’ils veulent c’est un développement solidaire.
L’ enjeu central consistera à permettre à chaque commune qu’elle soit rurale ou urbaine, à chaque habitant de bénéficier d’un égal accès aux services publics, à l’aménagement du territoire, au développement économique ou culturel.
Nos élus auront la responsabilité partagée de la réussite de cet enjeu.
Le Maire de Chartres a parlé d’une « majorité de projet » et non d’une « majorité politique».Voilà un enjeu intéressant. Tout le monde est il prêt à jouer le jeu pour l’intérêt général ?
L’avenir le dira.
Alors, mesdames et messieurs les élus communautaires de Chartres,vous avez la mission de prouver que Chartres, commune la plus importante de l’agglomération, soutiendra une majorité de projets quelle que soit la majorité politique des communes concernées.
Nadège Gaujard
nadege.gaujard(at)gmail.com
Il faut se réjouir de la constitution de la « grande agglomération », comme on a pris l’habitude d’appeler « Chartres Métropole », désormais forte de 32 communes membres et de 115.000 habitants.
Parce que l’histoire n’est pas irréversible : rappelons qu’en l’an 2000 la gauche de l’agglomération avait refusé que les communes rurales ou périurbaines participent à l’agglomération chartraine. Elle voulait tout simplement rester majoritaire dans un petit club, alimenté par les ressources fiscales des entreprises de l’agglomération. Ces soi-disant défenseurs patentés des intérêts populaires ne se posaient pas la question de savoir si les employés de ces mêmes entreprises habitaient tous l’agglomération réduite au format de leurs rêves. Notez que ce sont les mêmes ou leurs descendants qui aujourd’hui donnent des leçons de démocratie…
Parce que la géographie impose ses évidences : l’agglomération chartraine ne s’arrête pas à la rocade. Tous ceux qui y vivent le savent bien et le mesurent chaque jour. Tenez, nos beaux esprits de gauche aiment bien parler du prix et de la qualité de l’eau. Or ils devraient savoir et dire qu’une grande partie de notre eau vient des puits situés sur ces petites communes que ces belles âmes refusaient d’associer à l’agglomération. Et les mêmes parlent de solidarité…
Parce que le rayonnement de la ville-centre est enfin reconnu à sa juste mesure. C’est encore plus vrai pour Chartres, qui concentre sur son territoire communal deux bons tiers des richesses de l’agglomération. Pourtant Jean-Pierre Gorges n’en a pas tiré argument pour proclamer une quelconque « indépendance »… Cela aurait été agir à courte vue, même si cela aurait permis dans un premier temps de baisser significativement les impôts des Chartrains. Mais Chartres n’est pas une île, non plus que l’ancienne Chartres Métropole à 7 communes. Une ville-centre, comme son nom l’indique, n’a de rayonnement que par sa capacité d’attraction. Si une agglomération n’existe pas sans ville-centre, une ville-centre n’est rien sans les communes et leurs habitants qui l’environnent. Ces liens réciproques impliquent le développement de solidarités qui peuvent paraître coûteuses à certains : c’est ce que l’on appelle notamment les charges de centralité. Chartres fournit des locaux à des associations départementales, accueille des élèves venus d’ailleurs, construit des équipements qui profitent à des non Chartrains… Et alors ! Si la ville existe, c’est parce qu’elle rend des services grâce aux spécialistes qui s’y installent : commerçants, artisans, et autres créateurs de richesses qui font au bout du compte la prospérité de la ville et de ses habitants, qui prennent l’envie d’y vivre et d’y travailler.
Il aura donc fallu dix ans de travail commun pour dépasser les méfiances et les rancoeurs créées auparavant. Il faut donc nous en féliciter. Sans réserve. Parce que les dimensions de Chartres Métropole commencent à coller avec celles de la vie quotidienne des gens qui vivent à Chartres et aux alentours. Et parce qu’il est bon que les limites administratives correspondent aux habitudes de vie des administrés. Au moins ceux-ci ont-ils une chance de les comprendre. Et c’est la démocratie qui y gagne.
Dix ans donc… alors que nous adversaires expliquent que tout est allé trop vite. Si c’était vrai, comment expliquer alors que 26 conseils municipaux sur 32 aient voté pour la grande agglo ! CQFD.
Le groupe des élus de la majorité
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