
La volonté de l’UMP de supprimer les piscines anciennes, mais de proximité, au profit d’un seul et unique complexe aquatique, a eu pour effet de réduire l’offre d’accès à la seule piscine pour les habitants de l’agglo.
Face au choix du complexe unique, nous défendons, dans l’intérêt notamment des plus jeunes le concept de « Rés’eaux » avec différents sites : l’Odyssée bien sûr, la piscine des Vauroux de Mainvilliers et un nouveau site au sud de l’agglo-mération (Le Coudray ou Morancez ?) pour faciliter l’accès des scolaires.
Pourquoi défendons-nous ce réseau de piscines ?
La réalité pour l’utilisateur :
Un droit d’entrée beaucoup plus cher que celui des précédentes piscines et une qualité d’accueil pas au rendez–vous. Seules 5 lignes sur les 10 sont réellement ouvertes au public. Les autres étant réservées, selon Vert Marine « aux clubs et à différentes activités », alors qu’elles sont restées fermées tout l’été, sans aucune activité. Même choses pour les deux autres bassins : « Pas assez de personnel de surveillance », nous dit-on…
De nombreuses pannes : des températures de l’eau « fluctuantes» plutôt vers le bas, des fuites dans les canalisations, une fosse de plongée qui menace de se fissurer sous la pression de l’eau, une piscine à vagues plutôt à une vague en raison de moteur en panne, une inondation par la toiture cet été (il y a une piscine
que certains ont fermée pour les mêmes raisons …).
La réalité pour les écoles :
La municipalité dit être en conformité avec les textes, dans l’apprentissage de la natation aux enfants, en oubliant de dire que les exigences de l’Etat, n’ont cessées de diminuer depuis 2002. Dans les faits, les 14 000 créneaux horaires réservés, sont des créneaux par 1/2 heure, voire moins. Pas question d’apprendre à nager, il s’agit tout au plus d’une familiari-sation à l’eau.
Avec les embouteillages réguliers et les distances d’accès, certains élèves de l’agglo de Chartres, sur un créneau de deux heures officielles de natation, ne passent que 20 min dans l’eau ! Qu’en serait-il si le futur grand Chartres voyait le jour ?
La réalité pour l’école de natation :
Une attente de plus de trois heures, pour inscrire son enfant … pour finalement être sur une liste d’attente. N’aurait-il pas été judicieux de conserver une deuxième piscine ? Pour les cours particuliers, bien des habitants attendent encore pour une demande faite en juillet ! Les petits bassins (dont le 25m) sont fermés au public certains soirs en semaine, réservés à l’aquagym et autres ; les parents doivent aller dans le 50m avec leurs enfants, s’ils veulent nager en famille … De plus, il serait question de la construction d’un autre bassin extérieur. Pour le même prix d’entrée sans doute … ??? … mais toujours aussi loin des écoles ?
Par ailleurs, Vert Marine, le délégataire n’assume pas ses missions de services publics avec sa politique commerciale discutable :
- pas de remboursement du prix de l’entrée en cas de panne des bassins à bulles, du sauna ou du hammam (ESPACE FITNESS),
- pas de diminution des tarifs d'été, quand la piscine à une vague ne fonctionne pas,
- les vestiaires ne sont pas adaptés aux maternelles,
- pas d’avertissement de fermeture de la piscine à 16H00, si vous avez la « bêtise » d’arriver à 15h30, même quand le plein tarif a été acquitté !
- pas de possibilité de pique-nique, même pour les centres de loisirs : « vous pouvez manger sur le parking mais toute sortie est définitive ! » ; pour les autres usagers, il reste le restaurant « Les Rives » et son contrat d’exclusivité avec le complexe aquatique. Et puis, qui a essayé de faire rembourser son PASS ? Edifiant !
Tous ces dysfonctionnements, mais également l’absence de prise en compte des demandes des scolaires et des personnes âgées qui ne souhaitent pas forcément nager à l’Odyssée dans un bassin de 50m nous conduisent à proposer un nouveau
projet : « Rés’eaux ».
L’objectif des élus ne doit pas être de faire gagner de l’argent à Vert Marine, mais de servir un projet d’agglomération ambitieux. Voilà le sens de cette proposition.
En haut : Noël BILLARD,
Ghislaine DANE, Nicole SIRANDRE
En bas, Myriam BIYADI, David LEBON,
Sophie DARMON, Alain CABARET
Contact : elus.sr.chartres(at)gmail.com

Un nouveau coup dur vient d’être porté par le gouvernement à la politique du logement, et c’est sous les huées que le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu a clôturé le congrès des HLM en septembre dernier. En effet, l’Etat qui réduit année après année ses aides au logement social a maintenant l’intention de prélever durant 3 ans une taxe de 2% sur les loyers, ce qui représente 340 millions d’euros par an pour les organismes HLM, soit un surcoût de 80 euros par an et par locataire. Le gouvernement dit vouloir aussi plafonner la hausse des loyers HLM.
La conséquence inévitable de cette politique désastreuse sera de freiner la construction de logements neufs de la part des offices HLM et de ralentir l’entretien du patrimoine existant.
Rappelons qu’il manque 900000 logements sociaux dans notre pays et que 650000 ménages sont sur des listes d’attente pour intégrer le parc HLM. Dans l’agglomération chartraine 3000 familles attendent d’être logées.
Et pendant ce temps, la majorité du conseil municipal de Chartres a autorisé le 25 septembre dernier le rachat par son office HLM d’une partie du parc départemental de l’Habitat Eurélien cédé par le Conseil général d’Eure et Loir.
De nombreuses questions se posent :
- Quels sont les objectifs de Chartres Habitat dans ce rachat de près de 2500 logements sur les communes de Lucé et Mainvilliers?
- Quels objectifs poursuit le Conseil général en se désengageant du logement social en ville ?
- Pourquoi le conseil d’administration de l’Habitat Eurélien n’a toujours pas voté cette cession ?
- Y a-t-il eu plusieurs estimations des domaines et le prix de vente correspond-il à la valeur réelle du patrimoine ?
- Les locataires ont-ils été bien informés du changement de bailleur ?
- Comment les 48 salariés qui partiront avec le patrimoine ontils été traités ?
Alors, si vous additionnez désengagement de l’Etat, nouvelle taxe à payer par l’office HLM, situation financière critique de Chartres Habitat (relevée par les rapports de la MILOS et de la Chambre régionale des comptes en avril 2010) et rachat par Chartres Habitat de 2367 logements, 12 locaux commerciaux et 236 garages à l’Habitat Eurélien pour 70 millions d’euros, vous trouvez autant de marges de manoeuvre perdues pour le logement social.
Il est clair qu’avec une telle situation, les ménages de l’agglomération chartraine et particulièrement ceux aux ressources modestes continueront à subir la pénurie de logement et les conséquences de la crise économique.
Eric Chevée
modem-chartres(at)orange.fr

Il y a quelques jours, des lycéens défilaient dans les rues de Chartres contre la réforme des retraites. On croit rêver…non pas que des jeunes manifestent mais à qui va-t-on faire croire qu’à 16 ans, on pense à la retraite ? ça sent la grande manip.
Il y a urgence à transmettre l’esprit de discernement et d’indépendance des idées. Il y a urgence à former des adultes en devenir capables de réfléchir que le politique ne puisse manipuler.
Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec un homme mis à l’honneur par la municipalité de Chartres: Pierre Faure. Le 21 octobre est inaugurée une nouvelle rue reliant l’avenue Victor Hugo à la rue Francis Vovelle : la rue Pierre Faure. Mais qui était il donc?
Il était prêtre jésuite connu dans le monde entier pour sa pédagogie qui se réfère à l’oeuvre d’Edouard Seguin et de Maria Montessori. Au-delà des techniques qu’il met au service des valeurs chrétiennes, sa pédagogie se veut constructive de la personnalité des jeunes : développer la curiosité, l’autonomie, la responsabilité et le sens des autres. Visionnaire mais aussi réaliste, homme d’Espérance, il a ouvert des chemins dont la pertinence est toujours d’actualité. Les faits à Chartres sont là pour le prouver.
Le choix d’un nom n’est pas neutre. Avoir choisi Henri IV pour le pôle enfance et non Léopold Sedar Senghor, grand poète de la négritude comme l’avait demandé le groupe socialiste rompt avec l’image du quartier de Beaulieu.
Avoir choisi le nom de Pierre Faure pour cette nouvelle rue met en exergue des valeurs humanistes. Ce n’est pas un choix neutre. C’est un choix exigeant.C’est un choix engageant pour la Majorité.
Nadège GAUJARD
nadege.gaujard(at)gmail.com
Au moment où le pays engage - tardivement et donc douloureusement – la réforme de ses régimes sociaux et la réduction de ses déficits publics, il faut s’interroger sur ce qu’il faut bien appeler l’exception chartraine.
Pendant des années, l’opposition municipale a refusé de comprendre ce qui se passait ici en mettant le redressement chartrain sur le compte d’une pseudo-dette cachée. Elle n’arrivait pas à admettre que l’on pouvait à la fois baisser chaque année les taux des impôts locaux, multiplier dans le même temps les investissements, et contenir la dette à un niveau stable en euros courants, et donc inférieur en euros constants (qui tient compte de la hausse des prix chaque année).
L’admettre, c’était il est vrai condamner la gestion pitoyable de la municipalité précédente depuis 1977. Nous y pensions l’autre jour lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux arrivants à Chartres. Car ces Chartrains là n’avaient pas connu la mise sous tutelle préfectorale des comptes de la Ville de Chartres. Ils n’avaient pas vécu l’absence d’investissements dans cette ville dont les habitants étaient privés, malgré tous les discours sur le progrès social et l’égalité, des équipements les plus nécessaires : médiathèque, complexe aquatique, complexe cinématographique, conservatoire digne de ce nom, parking moderne de centreville, etc…
Chartres déclinait, doucement mais sûrement.
Cela a été le mérite de notre municipalité et de son Maire que d’inverser le processus : diminuer progressivement les taux des impôts locaux devenus insupportables et dissuasifs, réduire les charges de fonctionnement de la Ville pour consacrer l’argent public au rattrapage du retard d’équipement et à l’investissement.
A Chartres, la différence entre la droite et la gauche apparaît clairement : la première privilégie l’investissement et donc l’avenir, la deuxième s’enlise dans les dépenses de fonctionnement et donc la hausse inévitable des impôts.
Après son échec de 2008, l’opposition municipale semble changer de discours. Elle ne remet plus en cause ce qui a été fait (et que la population a validé par son vote), elle se jette à corps perdu dans la surenchère : les socialistes se mettent à réclamer davantage d’équipements (superfétatoires et identiques à ceux qu’ils proclamaient impossibles à réaliser et à financer), et un centriste égaré dans la gauche protestataire demande une baisse supplémentaire des impôts locaux (tout en s’alliant durablement avec les apôtres d’une hausse brutale de cette même fiscalité locale).
Ce « modèle chartrain » désoriente l’opposition. Laissons-la à son désarroi.
Jean-Pierre Gorges a fixé nos objectifs : nous n’allons pas construire trois « odyssée » et quatre médiathèques supplémentaires. Nous allons continuer à investir dans la réfection des places du centre-ville, dans la poursuite de la restructuration urbaine de ce qui fut Beaulieu et se mue maintenant en Petits-Clos (là où est le pôle scolaire Henri IV) ou en Chemin Doux (là ou nous venons d’inaugurer le superbe complexe Squash-Badminton).
Nous allons construire de nouvelles Maisons Pour Tous, comme Rechèvres et ensuite à Bel Air, etc…
Notre ambition ne se résume pas à cette accumulation d’investissements. C’est pourquoi nous consacrons autant d’énergie à promouvoir des circulations douces, à pied comme à vélo. C’est pourquoi nous avons commencé la révolution programmée de la Gare de Chartres. C’est pourquoi nous réfléchissons en ce moment sur l’organisation du quartier Cathédrale pour le bien-être de ses habitants comme pour la meilleure attractivité de la ville. En français d’aujourd’hui, cette action d’ensemble doit être qualifiée d’écologique. Car c’est notre ambition de faire de toute la ville de Chartres une éco-cité.
Le groupe des élus de la majorité
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