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Les églises de Chartres

L’église Saint-Aignan

Considérée comme la plus ancienne église paroissiale de la ville, l'église aurait été fondée vers 400 par saint Aignan, évêque de Chartres, qui, selon la tradition, y aurait été inhumé. Proche du château qui domine alors le quartier de l'actuel marché couvert, Saint-Aignan est, durant la période féodale, la paroisse des comtes de Chartres. C'est une paroisse peu étendue mais assez riche, habitée en particulier par des gens de robe. 

Une reconstruction des 16e-17e siècles

À la suite d'un incendie qui ravage le quartier vers le début du 16e siècle, l'église est entièrement reconstruite. On conserve seulement un portail du 14e siècle qui est enclavé au centre de la façade. Le vaisseau principal a été conçu pour être voûté de pierres mais les travaux n'ont jamais abouti. En fait, un simple bardeau de bois, sur lequel on peut lire la date de 1625, remplace la voûte primitivement conçue. Le clocher est resté inachevé. L'église conserve d'intéressants vitraux du début du 16e siècle auxquels sont associées des créations du 19e siècle d'esprit Renaissance.

Prison puis magasin à fourrage après la Révolution

Vendue en 1793 pour être démolie, elle fut sauvée par ses acquéreurs mais utilisée comme prison et magasin à fourrage ou dépôt.

La seule paroisse de Chartres qui ait été rétablie

Le culte n'y a été rétabli qu'en 1823. Des onze paroisses qui existaient à Chartres avant la Révolution, c'est la seule qui ait été rétablie. Jusqu'en 1878, la façade est restée à demi cachée par des maisons, ce qui explique l'emplacement désaxé de l'entrée.

La chapelle Saint-Éman

Elle fut autrefois un ermitage, puis un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Florentin de Bonneval. La chapelle fondée au 9e siècle fut dédiée à saint Amand ou saint Éman. Saint Éman vivait au 6e siècle. Originaire de Cappadocce, il étudia à Rome, se rendit à Milan puis à Autun, de là à Orléans où il reçut les ordres, et enfin à Chartres où il opéra de nombreuses conversions. Il mourut assassiné près d'Illiers. La chapelle vendue pendant la Révolution, fut rachetée et réparée. Aujourd'hui, elle fait partie du Chemin des Arts et accueille chaque année des expositions dédiées à la mosaïque.

 

L’ancienne église monastique de Saint-Martin-au-Val (11e-12e siècles)

Son chœur surélevé recouvre une crypte remarquable où l'on voit quatre sarcophages d'évêques de Chartres morts au 6e siècle

L'ancienne église Sainte-Foy (16e siècle)

Aujourd'hui désaffectée, elle abrite la Galerie des ventes de Chartres. En avant de l'édifice subsiste le portail roman de son ancienne façade, tombée à la Révolution.

L'église Saint-Jean-Baptiste (20e siècle)

Réalisée après la seconde Guerre mondiale, et inaugurée en 1961, elle est actuellement en cours de classement en raison de la technique de construction utilisée par l'architecte Jean Rédréau. L'abbé Franz Stock y est inhumé.

Le prieuré Saint-Vincent

D’après la légende, le prieuré ainsi que sa chapelle auraient été construit en 860. Deux siècles plus tard, le prieuré appartient à l’abbaye de Bonneval.

En 1705, il est rattaché au Petit Séminaire. D’abord utilisé par les sœurs de l’Union chrétienne, il est vendu en 1764 à un particulier et reste une propriété privée jusqu'à son rachat en 1960 par la SEM de la Ville de Chartres.

En 1993 le prieuré sort de l’ombre lors de son acquisition par la Ville de Chartres pour le transformer en atelier d’artiste et lieu d’exposition d’arts plastiques.

Avec, la collégiale Saint-André et la chapelle Saint-Eman, le Prieuré Saint-Vincent constitue le Chemin des Arts, parcourt de découverte de l’art contemporain.

La collégiale Saint-André

Selon la tradition, l'église primitive aurait été construite par saint Aignan à l'emplacement d'un amphithéâtre gallo-romain.

Un second édifice datant du Xe siècle est détruit par un incendie en 1134 ne laissant que les cryptes.

Reconstruite, l'église Saint-André est terminée dans la seconde moitié du XIIe siècle. Au début du siècle suivant, une arche est lancée au dessus de l'Eure afin de supporter le choeur de l'édifice, reconstruit au XVIe siècle par Jehan de Beauce.

Au XII siècle, une seconde arche est édifiée, pour supporter la chapelle de la VIerge.

La Révolution ferme l'église au culte en 1791, sa flèche octogonale et démolie et devient un magasin à fourrage jusqu'en 1861.

En 1805, la chapelle de la Vierge s'écroule entrainant la démolition du choeur en 1827.

En 1861, le bâtiment est endommagé lourdement par un incendie, puis un second en 1944.

2003 marque le lancement d'une restauration intégrale qui permet aux cryptes et à la collégiale de trouver une nouvelle destinée. La collégiale devient alors un lieu d'activités culturelles et un passage obligé aujourd'hui dans le parcourt du Chemin des Arts.