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Les rues

La rue Saint-Pierre

La rue Saint-Pierre est une des rares voies carrossables mettant en communication la haute ville et la basse ville. Attestée au 11e siècle, mais sans doute plus ancienne, elle aboutissait à la porte Cendreuse percée dans l'enceinte du 9e siècle. Vers 1750, c'est en suivant cette rue, qualifiée alors de « Pavé du roy », que la route de Paris cheminait vers le centre ville. On y trouve plusieurs maisons habitées jadis par la bourgeoisie chartraine.

La Rue Chantault

Cette rue, la plus pentue de la ville, tient son nom d'un chanoine ayant vécu au 14e siècle et qui y habitait. Elle conserve sur tout son parcours des maisons particulièrement anciennes. Au n° 5, se trouve la maison dite de Henri IV, à cause de la décoration intérieure d'une chambre datant de l'époque de ce roi.

 

Au n° 29, cette maison de pierre, probablement la plus vieille de Chartres, a été construite au 12e siècle, vraisemblablement pour un chanoine de la collégiale Saint-André. Son décor sculpté n'a été retrouvé qu'en 1920 sous un enduit de plâtre. Les sujets représentés (acrobates, têtes casquées ou mitrées vomissant des feuillages…) avaient peut-être une signification symbolique qui nous échappe maintenant. La petite rue Saint-Julien, qui aboutit au carrefour, conduisait à l'hôpital des Six-Vingts aveugles, fondé par Renaud Barbou, un familier du roi Charles VI.

La rue Noël-Ballay

Cette rue commerçante qui reliait la Porte des Épars au château et à la cathédrale semble avoir été l'artère principale de la ville au Moyen Âge (au moins depuis la construction des remparts de la fin du 12e siècle). Elle s'appelait Grande Rue ou Grande rue des Épars puis fut ensuite dénommée rue du Grand-Cerf, à cause de l'enseigne d'une auberge, dont l'existence est attestée au milieu du 16e siècle. En 1902, le nom de Noël Ballay a été donné à la rue en mémoire du médecin né à Fontenay-sur-Eure, près de Chartres. Premier gouverneur de l'Afrique occidentale française, il mourut au Sénégal en 1902, victime de l'épidémie de fièvre jaune qu'il tentait d'enrayer.

La Courtille

La Courtille était le nom donné à un grand jardin situé en dehors de l'enceinte de la ville, sur la rive gauche de l'Eure. En ce lieu qui fut marécageux on a ouvert, il y a fort longtemps, un fossé de décharge, dit le Petit Bouillon, destiné à soulager le cours de la rivière, puis entre 1356 et 1359, un second fossé, de défense, au pied de l'enceinte. L'entrée de la rivière dans la ville était barrée autrefois par des herses. La poterne proche de la rivière était appelée Porte de Launay. Un pont de bois, surnommé « pont qui Tremble », franchissait la rivière. Il a été reconstruit en pierre entre 1764 et 1768, lorsqu'on aménagea le chemin permettant aux voitures venant de Paris de contourner les remparts et ne plus devoir s'engager dans les rues étroites de la ville (jusque là, la route royale pénétrait en ville par la porte Guillaume). Le grand bâtiment construit sur les anciens remparts en 1874 a été baptisé Château d'If par son propriétaire peut-être inspiré par « Le Comte de Monte-Cristo » d'Alexandre Dumas paru trente ans auparavant. En face, les terrains situés sur la rive gauche de l'Eure dépendaient de l'abbaye Saint-Père dont l'église est toute proche. Après la Révolution, et jusqu'en 1960, ils ont été dévolus à l'Armée.