Votre ville - Découvrir Chartres

Tertres, passerelle et quai.

Chartres s'est développée sur un site défensif juste au dessus de la vallée de l'Eure, là où elle se trouve la plus encaissée. Ainsi se sont créées une ville haute et une ville basse reliées par des tertres (en langage chartrain, une montée permettant d'accéder rapidement de la basse ville à la haute ville) :

  •  le tertre Saint-Eman ;
  •  le tertre de la Poissonnerie ;
  •  le tertre Saint-Aignan ;
  •  le tertre Saint-François ;
  •  le tertre Saint-Nicolas.

La dénivellation peut parfois atteindre une trentaine de mètres.

Le tertre Saint-Nicolas

 

 

Saint Nicolas était le patron des mariniers et ce tertre, constitué de 155 marches, avait la fonction de liaison entre l'ancien port de la batellerie situé en ville basse et la ville haute. Ce tertre a connu dans son existence des noms moins reluisants que celui du saint patron des enfants et des mariniers : au Moyen Âge, il s'est en effet appelé rue Cligne-putain, sans doute du fait de son activité nocturne !

Le tertre de la Poissonnerie

Ce tertre résulte de la réunion des tertres aux Rats et du Petit-Cerf rendue possible par la démolition des maisons, vers 1885. On peut avoir une pensée émue pour les porteurs d'eau « éviers et évières » d'autrefois qui devaient gravir cette pente pour approvisionner la haute ville en eau de la fontaine Saint-André. Les marches qui facilitent aujourd'hui la montée ont été installées en 1815.

La Passerelle des Trois-Moulins

Dès le 10e siècle, on mentionne l'existence de moulins établis sur le cours de l'Eure auprès de la ville. 
Pour utiliser au mieux cette force motrice, la rivière est partagée en plusieurs biefs limités par des vannages occupés souvent par deux moulins jumelés appartenant à des propriétaires différents. A l'emplacement de l'actuelle passerelle métallique, trois moulins ont tourné jusqu'au 19e siècle. On connaît seulement le nom de deux d'entre eux : le moulin de Chaume et celui des Cinq-Ruelles ou des Pastoureaux. Un peu plus loin, un restaurant a pris la place des moulins de Ponceau et de Coche-Filet. En tout, une douzaine de roues fonctionnaient intra-muros. La plupart d'entre elles ont été mises en panne au 19e siècle. La manœuvre délicate des vannages a provoqué de nombreux procès entre les utilisateurs de la rivière.

Le quai des teinturiers