Aménagement du cloître Notre-Dame : arrivée par la rue Jean-Moulin – Ville de Chartres

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Aménagements du cloître Notre-Dame : perspectives pour une cathédrale millénaire

Fouillée en petite partie en 1990-1992, l’esplanade de la cathédrale avait livré quelques premiers vestiges gallo-romains, recelés en son sous-sol.

Dans le contexte double du réaménagement du cloître, dans la lignée de la rénovation et de la piétonisation du cœur de ville, et de la création d’un pôle culturel muséal de premier plan dans les bâtiments du palais de l’évêché, le devenir de l’esplanade valait qu’on lui accorde réflexion. C’est ce à quoi travaille le groupement de maîtrise d’œuvre mandataire Forma6 - Atelier Cantal Dupart.

Après de premières orientations présentées en janvier, une évolution du projet d’aménagement de l’esplanade vous est livrée ici.



Carte d'identité

Grand équipement : musée et valorisation patrimoniale.

Site : cœur de ville.

Bâti : approximativement 5500 m²

Architecte, urbaniste, paysagiste mandataire : Forma6.

Architecte expert : Atelier Cantal Dupart

Début des premiers aménagements : 2020.

Montant global du projet : NC.

Coordonnées GPS : 48°26'49.2"N 1°29'12.3"E.


L'historique du projet

À la fin des années 1990, les équipes de la direction de l'Archéologie de la Ville de Chartres mettent au jour des vestiges gallo-romains et médiévaux lors de fouilles effectuées sous l'esplanade de la cathédrale.

Outre de nombreux artefacts, l’édifice a révélé les fondations d’un édifice monumental construit sous le règne de Néron et remanié sous Trajan (68-117). Il comprenait notamment un cryptoportique ayant soutenu une colonnade de 6 mètres de haut, et plusieurs salles.

Pour les préserver après cette première phase de fouilles, le site est recouvert d'une dalle de protection, le temps de développer un projet solide de valorisation.

Sur l’idée originelle de valoriser ces vertiges, l'idée de créer sous l’esplanade de la cathédrale se précise. Ses intentions : permettre la poursuite des fouilles, valoriser les vestiges, et considérer l’origine de la cathédrale et de la ville médiévale qui l’entoure… posées sur 2000 ans d’histoire et de présences humaines.


Le projet en quelques mots

Aménagement du cloître : créer un écrin

L’aménagement des abords de la cathédrale se conçoit dans l’esprit de celui du cœur de ville : la disparition du bitume au profit d’un pavage adapté au patrimoine chartrain. Mais plus qu’ailleurs, règne l’intention toute particulière de créer un écrin.

Dans le cloître, les circulations automobiles s’effaceront au profit d’une vie piétonne. Le périmètre considéré intègre les trois parvis de la cathédrale, et s’étire de la place Jean-Moulin jusqu’aux jardins de l’Évêché.

Un travail d’aménagement simple et classique est réservé aux parvis nord et sud, tandis que les jardins seront l’objet d’une mise en valeur paysagère, jusqu’à leur balcon sur la basse ville.

Préserver les vues sur la cathédrale

L’aménagement du cloître doit respecter les textes réglementaires : plan local d’urbanisme et plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine de Chartres, et directive paysagère de Chartres métropole pour la préservation des points de vue sur la cathédrale.

Le centre culturel et touristique sera alors essentiellement construit sous l’esplanade.

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Une nouvelle esplanade : valoriser le caractère médiéval du cloître

Le voisinage de la cathédrale est caractérisé par des maisons de caractère médiéval : de façades étroites et hautes, aux lignes de toits aigües. Parmi elles, deux maisons canoniales subsistent, remarquables par leurs sculptures, face au portail royal.

La future esplanade conservera les dimensions de l’actuelle, et mettra en évidence cette architecture environnante. Sa dalle dessinera des « ondulations de terrain » qui marqueront une délimitation avec les fronts bâtis des rues de l’Étroit-Degré, Percheronne et de Bethléem.

Dégagée, cette nouvelle esplanade proposera en outre plusieurs points de vue matérialisés par des gradins aménagés sur des ondulations plus marquées.

Derrière les maisons canoniales, à l’emplacement des bâtiments actuels de la Cosmetic Valley (construits dans les années 1950), la plus importante de ces ondulations cachera l’entrée du centre culturel et touristique.

Sous l'esplanade : le centre culturel et touristique

Le sous-sol de l’esplanade de la cathédrale prendra vie.

Par son intention première, l’équipement culturel et touristique doit permettre de poursuivre les fouilles.

Les archéologues pourront reprendre leur travail mis en suspens depuis 20 ans, en œuvrant depuis des planchers mobiles qui seront déplacés au fur et à mesure de la progression du chantier. Sans contrainte de temps, ce chantier pourra se dérouler dans des conditions rarement accordées à des archéologues.

En mezzanine, des galeries d’observation permettront aux visiteurs de prendre la mesure de ces recherches… voire de partager l’émotion d’une découverte.

Et puisque les fondations antiques sont le socle de la ville médiévale et de sa cathédrale, des espaces d’expositions présenteront aussi l’histoire et l’évolution de la ville, les métiers, les arts et les techniques des bâtisseurs d’alors, la richesse et le foisonnement de la société médiévale… tout ce qui a conduit les descendants successifs d’Autrica au parachèvement gothique de la chrétienté.

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Le projet en images

Les illustrations ci-dessous sont susceptibles d'évoluer.

Visite virtuelle de l'esplanade

Vue générale

Cette vue est établie en surplomb de la rue Jean-Moulin.

En bas à droite : la future Maison internationale de la Cosmétique. La rue de l’Étroit-Degré conduit jusqu’à l’ouverture du centre culturel et touristique.

Au milieu de l’esplanade, une ondulation donne un point de vue sur l’intérieur du centre et les fouilles archéologiques.

À droite, avant le portail royal et au niveau de la maison canoniale, le mur qui clôt l’école internationale du Vitrail a cédé la place à un jardin ouvert.


Arrivée par la rue Jean-Moulin

La vue sur la cathédrale est libérée de tous les bâtiments modernes actuels du Bureau information Jeunesse et de la Cosmetic Valley, construits après-guerre. L’esplanade est entièrement accessible.


Arrivée par la rue Percheronne

Légèrement surélevé, l’angle de l’esplanade, à l’intersection des rues Percheronne et de Bethléem propose quelques gradins. Il constitue un point de contemplation sur le portail royal, mais aussi sur l’ensemble qu’il forme avec les maisons canoniales et les façades de la rue de l’Étroit-Degré.

À droite, la rue de Bethléem conduit vers le nouveau jardin.


Vue sur l’esplanade, depuis le portail sud

L’esplanade s’ouvre sans obstacles visuels entre la grille du parvis de la cathédrale et le jardin de la rue de Bethléem. Dégagée des bâtiments de la Cosmetic Valley, elle laisse le regard porter jusqu’aux façades de la rue de l’Étroit-Degré.


Vue sur l’entrée du centre culturel et touristique

Rue de l’Étroit-Degré, là où se situe l’actuelle entrée de la Cosmetic Valley, l’esplanade de la cathédrale a été dégagée de toute construction. Seule l’entrée du centre culturel et touristique constitue une séparation entre l’esplanade et la rue.


Des gradins sur l'esplanade

L'ondulation qui abrite l'entrée du centre culturel et touristique porte des gradins. Un point de vue idéal pour observer les processions et assister aux événements comme Chartres en lumières.