Vers une charte de la ville apaisée – Ville de Chartres

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Vers une charte de la ville apaisée

La municipalité a commencé à mettre en œuvre son programme 2020-2026. Une démarche en cohérence avec l'action de transformation entreprise depuis 2001, fidèle à l'histoire de la ville et soucieuse d'harmonie sociale. Pour continuer de faire de Chartres une éco-ville.

L'équipe municipale est désormais pleinement dans l'action, avec, pour guide, le programme électoral que les Chartrains ont reçu chez eux et ont validé dans les urnes au printemps dernier.

Jean-Pierre Gorges a demandé à ses adjoints et conseillers délégués de décliner ce programme en une « charte pour une éco-ville » qui sera présentée par Maria Jebli-Chedeville, adjointe à la démarche éco-ville, et débattue en conseil municipal d'ici la fin de l'année.

Ce texte comprendra une vingtaine d'engagements qui couvriront tous les aspects de la vie chartraine, dans un souci de continuité et de cohérence avec l'action engagée depuis 2001 : « il est nécessaire que tous les éléments convergent et avancent en même temps, précise Jean-Pierre Gorges. Cette approche globale, cette stratégie, nous l'avons progressivement mise en place dès le premier mandat. La ville était décousue. Les quartiers et leurs habitants évoluaient presque indépendamment les uns des autres. Leur urbanisme n'était que d'opportunité, au hasard des projets des promoteurs. Nous avons alors lancé des marchés d'études et de définition sur tous les quartiers de la ville. Des architectes et des urbanistes ont travaillé à définir une urbanisation raisonnée et cohérente ».


Démographie et sociologie

Quand la tendance était aux éco-quartiers, le maire et son équipe s'attachaient d'abord à la cohérence de l'ensemble : « en fait, depuis le début, nous avons entrepris de construire une éco-ville ».

Toutes ces études rassemblées servent de schéma directeur à long terme pour assurer la continuité et la cohérence de l'action municipale. Un document débattu et voté en conseil communautaire de Chartres métropole élargit même cette vision à l'ensemble du territoire intercommunal : né en 2005, le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) est régulièrement révisé depuis.

« L'écologie n'est pas en effet la dimension première. ajoute le maire. Une ville et son agglomération, c'est d'abord une population qui évolue, une démographie et une sociologie. C'est aussi une histoire. À combien vivrons-nous ici dans les vingt ans à venir et quelle sociologie permettra le meilleur équilibre possible ? Nous respectons depuis un équilibre 2/3 des habitants dans la zone urbaine, 1/3 dans les communes périurbaines et rurales. Je préfère aider des gens à retourner vivre à la campagne plutôt que d'installer des forêts dans la ville. Dans une ville et une agglomération moyenne, cela reste heureusement du domaine du possible ! »


La transformation va continuer

Le SCoT programme où doivent se situer les logements, les zones d'activités, les transports, etc. dont les habitants auront besoin.

Finie la concurrence inutile entre les communes et le développement anarchique. Place à une utilisation rationnelle des espaces urbains et des terres agricoles, au regroupement des entreprises dans des zones d'activités bien équipées, hors des zones urbaines dévolues aux habitations et aux grands équipements culturels et sportifs, le tout desservi par un réseau de transports publics articulé autour de la gare réaménagée et augmentée d'un nœud intermodal.

Vingt ans après, cette transformation va continuer, pour faire de Chartres une ville encore plus facile à vivre et encore plus apaisée. Sa manifestation la plus visible sera l'extension progressive à toute la ville de la limitation à 30 km/h de la circulation automobile, hors les pénétrantes principales qui resteront à 50 km/h.

« Gain de sécurité, gain de vitesse car la circulation sera sans rupture, les feux tricolores devenant inutiles. Gain aussi en matière de pollution atmosphérique et sonore », commente Guillaume Bonnet, le nouvel adjoint à l'Amélioration du cadre de vie.

Rappelons que cette zone 30 fut créée à Chartres dès 2005 avec l'urbanisation des nouveaux boulevards. Disparut ainsi l'autoroute urbaine qui coupait la ville en deux et encombrait la place des Épars (50 000 véhicules/jour alors, moins de 20 000 aujourd'hui).


Rendre l'espace aux habitants

Il ne s'agira pas de supprimer l'usage de la voiture, mais de la mettre à sa place. Une voiture en surface, c'est 25 m² utilisés. Les parkings ont permis de la faire disparaître en sous-sol dès qu'elle arrive au centre-ville.

Cela a dégagé de la place pour les transports en commun en voies propres, a permis d'étendre la zone piétonne originelle et d'établir des trottoirs larges où piétons et cyclistes évoluent tranquillement. Il s'agit maintenant d'étendre ce modèle, d'élargir la zone piétonne, la généralisation de la zone 30 facilitant l'usage du vélo et du déplacement doux dans les quartiers comme dans le centre.

De plus, les rues des quartiers seront mises à sens unique quand c'est possible, pour limiter le trafic de transit et faciliter les déplacements des riverains.

L'opération Terrasses en a donné un avant-goût : il s'agit de rendre l'espace aux habitants et de les faire revenir aussi habiter le centre-ville pour le plus grand bénéfice des commerces de bouche et de l'animation générale. Cette opération sera d'ailleurs bientôt complétée par celle de « l'Étalage » qui concernera tous les autres commerces.

La municipalité a commencé à faciliter la reconversion en habitations des étages aujourd'hui désertés au-dessus des magasins. Des habitants, des clients, des consommateurs en plus. Et de la mixité sociale de retour au centre-ville.


Une ville sûre

Pour que cette stratégie réussisse, il faut continuer d'assurer au quotidien un fonctionnement agréable et facile : on a oublié aujourd'hui que les conteneurs à ordures enterrés furent parfois contestés à leur début.

Dans le même esprit, la politique d'enterrement des réseaux sera poursuivie, l'affichage publicitaire réduit. Une ville propre, sécurisée, animée.

Et belle, où chacun peut profiter d'un patrimoine exceptionnel entretenu et mis en lumière, écrin idéal pour les évènements commerciaux et associatifs de tous ordres. La municipalité entend d'ailleurs faciliter la tenue d'un grand marché d'agglomération sur les boulevards.

Une ville sûre enfin : les caméras de vidéo-protection ne serviront plus seulement à préserver la seule sécurité des Chartrains. Le Centre de supervision urbain (CSU) permettra également de régler les problèmes de circulation et les difficultés de tous ordres qui peuvent survenir à tout instant dans l'espace public.


Qualité de vie

Et la nature dans tout cela ?

Chartres s'enorgueillit à juste titre de jardins et de parcs nombreux et divers, le parc Jacques-Grand, à La Madeleine, en étant le dernier exemple.

La ville compte et entretient 2 500 arbres de plus qu'en 2001, 11 000 au total. Le service des espaces verts n'utilise plus de produits phytosanitaires depuis plusieurs années, économise intelligemment l'eau utilisée.

En témoigne le label « Quatre fleurs », récompense ultime conquise il y a bientôt vingt ans et toujours renouvelée depuis, qui ne s'attache pas seulement au fleurissement mais à la qualité de la vie en général.

« Nous nous attachons à bien sélectionner les essences des nouvelles plantations : les racines des arbres choisis ne doivent pas détruire en grandissant les réseaux souterrains d'une ville moderne. Ils ne doivent pas non plus priver de lumière les habitants des logements voisins. Leur choix doit enfin tenir compte des variations du climat », conclut Marie Jebli-Chedeville.

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