Conseil municipal – Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Avril 2021

Tribune « Chartres Écologie »

Lors du dernier Conseil municipal, le traditionnel « débat d’orientations budgétaires » était à l’ordre du jour. Cet exercice obligatoire dans toutes les collectivités porte bien son nom : avant le vote du budget, il s’agit de débattre des orientations politiques qui seront ensuite traduites en chiffres dans le budget présenté à la séance du mois d’avril.

Logiquement, après une présentation très détaillée des orientations de l’exécutif par M. Masselus, les élus Chartres Écologie se sont exprimés sur les choix opérés. Malgré nos questions et nos interventions, la majorité municipale n’a pas souhaité engager le débat. Les désaccords sur les orientations de ce budget sont pourtant fondamentaux et de nombreux points méritaient d’être discutés :

  • En cette période de crise sanitaire, aucun effort de solidarité avec tous ceux qui la subissent de plein fouet. Chartres serait-elle épargnée par la vague de pauvreté que connait le pays ?

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) réalise un travail de qualité avec les moyens qui lui sont alloués, principalement à l’égard des personnes âgées. Mais le soutien financier que lui octroie la ville reste stable par rapport à 2020. Aucun effort malgré le contexte sanitaire pour accompagner les plus fragiles d’entre nous !

Sur les 5,8 m € de subventions versées aux associations, seulement 9 850 € reviennent aux associations caritatives, soit 0,17 % du total, sans évolution par rapport aux années antérieures.

Investir pour soutenir l’économie, c’est bien mais insuffisant, d’autant que les investissements dans les grands projets chartrains bénéficient peu aux entreprises locales (comme en attestent les marchés publics). Nous défendons une ville beaucoup plus solidaire.

  • Nous nous félicitons que des moyens conséquents soient investis sur le Coeur de ville. Il y a effectivement des besoins très importants liés aux retards accumulés depuis deux décennies, notamment sur le logement et le patrimoine.

Nous considérons que la création d’un centre culturel et touristique sous l’esplanade de la cathédrale est une erreur. 855 000 € sont prévus en 2021 pour le tout début du projet dont nous ne connaissons rien malgré la prétendue « concertation ». Ils pourraient utilement être investis ailleurs (jugez de l’état de délabrement de nombreux gymnases de quartier) ou venir réduire notre endettement.

  • La majorité municipale se vante d’une stabilité fiscale. Il s’agit en réalité d’un mensonge par omission. Pourquoi ne pas parler de la taxe additionnelle sur le foncier bâti de 7,5 % votée en conseil communautaire ? Pourquoi ne pas dire que cette taxe additionnelle conduit à ce que la pression fiscale sur les foyers chartrains revienne au niveau du début des années 2000 ?
  • Les investissements présentés sont, pour nombre d’entre eux, recyclés année après année, faute d’être préparés et réfléchis. Il en est ainsi, pour 2021, des travaux pour les aires de jeux des Hauts-de-Chartres et de Firmin-Chichester et des opérations sur les stades Jean-Gallet et Jean-Couvret. Pourtant, il s’agit ici d’investissements utiles qui auraient mérité un peu plus de célérité mais l’équipe en place a préféré précipiter les travaux du pôle Gare… Elle regorge de projets démesurés, tel le Pôle administratif qui chaque année voit sa date d’ouverture repoussée et la facture s’alourdir, mais n’a pas les moyens de son ambition.
  • Chartres en lumières pèse toujours 500 000 à 600 000 € par an, notamment en maintenance technique, contre 200 000 € confiés à l’association ChartrEstivale pour 2 mois de représentations tous les soirs. Au moment où il faudrait se préparer à soutenir le spectacle vivant, tellement atteint par la pandémie, il s’impose de rééquilibrer les dépenses d’animation pour étendre la période et diversifier les lieux des spectacles.

Poursuivons le débat ensemble : venez nous rencontrer le samedi 17 avril, à 10 h à l’entrée du marché de Chartres.

Brigitte Cottereau, Quentin Guillemain, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@remove-this.chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

À LA RECHERCHE DES MUSÉES PERDUS…

Nous sommes impatients de retrouver les lieux de culture. Parmi eux, les musées. Il y a à Chartres des fonds exceptionnels par leur nombre et leur qualité.

2010 : la maison de l’archéologie ferme rue Saint-Pierre. Après trois déménagements, elle est installée dans l’ancienne abbaye Saint-Brice en 2011. Les fouilles s’intensifient. Mais elle est fermée au public.

2011 : un document très détaillé du cabinet d’architecture Chemetov propose d’aménager à Saint-Martin-au-Val le site archéologique d’un important sanctuaire gallo-romain et d’y installer un pôle muséal science et histoire. Ce projet n’a jamais été mis en oeuvre.

2014 : un rapport pointe l’état général inquiétant des collections du Muséum d’histoire naturelle et de préhistoire.

2015 : le Muséum ferme brutalement. Les collections sont entreposées au musée des Beaux-Arts… et ailleurs. Où et dans quelles conditions ? Faire voisiner des animaux naturalisés en mauvais état et de fragiles objets d’Océanie et d’Afrique est dangereux pour la conservation des seconds.

2017 : après une fermeture temporaire en 2016, le musée des Beaux-Arts, qui appartenait au Département, est devenu propriété de la ville de Chartres.

2019 : le Conseil municipal valide un projet le concernant.

2021 : Votre Ville explique que l’opération d’emballage des oeuvres du musée des Beaux-Arts a commencé et durera 18 mois. Un nouveau conservateur est nommé ; il va proposer une réorganisation complète des lieux d’exposition des collections.

Depuis dix ans, des projets, des rapports, et puis… rien. Tout est mis sens dessus dessous. Le grand public n’a accès ni au site archéologique, ni au Museum ni aux grandes collections du musée des Beaux-Arts. On ne sait pas quand ces lieux de culture pourront rouvrir. Six ans après sa fermeture, le bâtiment du Muséum va être reconfiguré pour une nouvelle salle de musique, le « on ». Nos inquiétudes sont d’autant plus vives que le grand complexe administratif, la gare, le Zénith mettent à genoux les finances de la ville, et que l’aménagement de l’esplanade de la cathédrale semble être le prochain chantier.

Pour finir, en 2021 le COMPA est fermé. Une étude est ouverte sur son éventuel déplacement en zone rurale. Or, en 2016, 2 millions d’€ ont été investis par le Conseil départemental, dont il est la propriété, pour le rénover. Musée unique, site historique (la rotonde de la gare), c’est un excellent outil pour découvrir et comprendre le monde agricole. Sa disparition serait pour Chartres une triple perte, culturelle, touristique et économique.

Depuis plus de dix ans il y a eu tellement d’abandons, tellement de volte face qu’on se demande où va la politique culturelle de la majorité municipale. Elle n’a pas été orientée pour mettre à la disposition de la population nos richesses muséales. Le temps perdu sera-t-il retrouvé ? Pas sans dégâts, pas sans mépris. Comme d’habitude, les travaux de prestige n’en finissent pas, tandis que le patrimoine des musées attend toujours son réveil.

Jacqueline Marre : jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost : boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

UN AN D’EXERCICE – UNE SEULE LIGNE : ÊTRE CONSTRUCTIFS !

En ce mois de mars qui vient de s’écouler nous fêtons notre tout premier anniversaire en tant que conseillers municipaux. Une première année d’exercice marquée par de nombreux rebondissements dus à la crise sanitaire mais qui nous aura également permis, par ailleurs, de défendre inlassablement notre positionnement et nos engagements de campagne.

Loin de toute posture dogmatique ou d’opposition systématique nous avons fait le choix de défendre nos valeurs, être constructifs et progressistes, au risque de ne pas être relayés par les médias ou autres supports de communication car pas suffisamment « sensationnel ».

C’était notre choix, ça l’est et ça le restera car c’est à nos yeux la seule option qui nous permettra de faire avancer les choses !

Au programme de ce mois de mars l’actualité des commissions et des conseils aura été riche et ponctuée par deux faits marquants qui méritent d’être soulignés ici même.

Le tout premier concerne le Débat d’orientations budgétaires 2021. L’occasion pour les élus de notre liste « Avec vous, osons Chartres autrement ! » d’interpeller le Conseil municipal sur ses intentions au regard de la fiscalité. Ce budget municipal 2021 entend-il compenser d’une manière ou d’une autre l’impact de la hausse de la fiscalité de l’agglomération ?

En effet, suite à la création d’une fiscalité additionnelle (de 7,5 %), à l’échelle de l’agglomération, sur le foncier bâti annoncée en décembre 2020, nous avions eu l’opportunité d’exprimer notre vive opposition à cet arbitrage budgétaire. Comme nous avions eu l’occasion de le dire, à l’heure où de nombreux français et de nombreuses entreprises sont impactés par la crise sanitaire cette nouvelle taxe va peser sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens et sur la compétitivité de nos entreprises.

Nous ne pouvons donc que regretter le caractère négatif de la réponse à notre demande et l’absence de volonté de baisser la pression fiscale en cette année 2021 qui risque d’être bien compliquée

Le deuxième fait marquant de ce mois de mars 2021 nous ramène à un autre de nos engagements de campagne, la tarification du parking en centre-ville. En effet, lors du dernier Conseil communautaire une présentation du diagnostic de l’armature commerciale de Chartres métropole nous a été présentée. Si cette dernière révèle de bons chiffres dans son ensemble, elle souligne de manière incontestable un frein : le stationnement à Chartres. Pour 81 % des sondés le stationnement est un frein à leur venue dans le centre-ville.

Force est de constater que 7,80 euros les 3 h 30 de stationnement pour nombre de nos concitoyens cela représente un coût important, sans compter que d’autres territoires appliquent des tarifs sensiblement moins élevés.

Là encore, nous ne pouvons que regretter l’absence de volonté du Conseil municipal pour oeuvrer à une baisse ou du moins à la recherche de solutions permettant d’amoindrir la tarification du stationnement.

Sur tous les sujets qui viennent d’être évoqués il serait pourtant possible de proposer des solutions alternatives. Vous l’aurez compris, nous continuerons à avancer, à participer à la réflexion et à défendre vos intérêts.

Nous vous souhaitons un beau printemps !

Contacts :

Réseaux sociaux #avecvousosonschartresautrement :


Tribune de la majorité

ÉCOLOS PEUT-ÊTRE ? GAUCHISTES, C’EST SÛR !

Le Conseil Municipal est le théâtre du débat démocratique. Les élections ont distribué les rôles : la majorité est plus nombreuse que la (ou les) minorité. La première met en oeuvre son programme sous forme de délibérations successives, les oppositions expliquent leurs votes à venir, voire posent des questions, même si les dossiers ont été examinés au préalable lors des commissions municipales. Et le vote tranche.

Les Verts inversent les rôles. Minoritaires, ils prétendent diriger les débats. Car ils n’expriment pas une opinion : Eux détiennent la Vérité ! Alors le théâtre devient prétoire, le débat procès, leurs positions des réquisitoires, la majorité une bande d’accusés illégitimes. Leur vision du monde est exclusive. Jusqu’à la caricature. Ainsi l’autre jour, le Conseil débattait de l’évolution d’une petite partie du Pôle Gare. Adopté en 2005, le projet originel avait alors été développé sur le papier par le cabinet d’architectes et d’urbanistes, qui avait remporté le concours du marché d’études et de définition. À un endroit, à côté de constructions, leur crayon avait dessiné quelques arbres. Et aujourd’hui la dernière évolution du projet ne retenait plus ce détail, la forme et l’objet des constructions ayant changé. Rien que de très banal. Mais un élu Vert ne vit que cela dans un projet de 32 hectares : « vous allez supprimer la coulée verte ! » dénonça-t-il en substance.

Pourtant, l’élu Vert en question est lui-même architecte. Il sait donc parfaitement qu’un tel projet évolue en permanence. Il connaît en outre le langage fleuri de son art, quand un vélux devient « puits de lumière », une porte-fenêtre une « baie vitrée », un carré de pelouse et trois arbres « une coulée verte »…Mais à l’entendre, ces dessins effacés devenaient promesse d’Apocalypse : nous étions coupables de déni de réchauffement climatique. Nous avons failli rire. Mais l’autre ne plaisantait pas ! Nous étions livrés à la vindicte populaire pour avoir coupé des arbres qui n’avaient jamais existé. Le déni de dessin devenait un crime. Soudain, nous étions complices de ceux qui déforestent l’Amazonie !

Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’arbres et de forêts en France depuis le XIIIe siècle. Et que le climat depuis s’est régulièrement réchauffé ou refroidi, sans que les hommes y soient pour grandchose, n’ayant à l’époque ni usines, ni centrales nucléaires, ni pesticides. Mais rien n’arrête nos nouveaux fanatiques : Ils suppriment la viande servie aux écoliers lyonnais. Sans proposer d’alternative. Sans préserver de libre choix. Pourquoi ? Pour leur préférer peut-être leurs soi-disant « steaks de soja », des produits archi-transformés aux composants parfois discutables et qui n’ont en tout cas plus rien de naturel ? Ah, ils aiment les éoliennes : elles plantent du béton, leurs ailes ne sont pas recyclables, leur production d’électricité intermittente, leur fiscalité scandaleusement privilégiée. Et en plus elles défigurent les paysages. Mais tout cela n’est rien, à côté de la suppression de 4 arbustes sur un dessin !

Depuis, nous nous interrogeons : et si ces gens-là devenaient majoritaires ? Comme à Bordeaux, à Lyon ou à Grenoble, vous voyez le dessin…

Ne riez pas ! Ils prétendent rassembler toute la gauche et dès aujourd’hui ils y parviennent dans les Hauts-de-France pour les prochaines Régionales. Ils proposent ici une alliance… à la France Insoumise. Certes, on savait depuis longtemps que le vert de leurs affiches cachait mal le rouge de leurs excès. Que leurs sourires de bisounours façon bobos masquaient mal leur gauchisme viscéral. Ces « No Borders » n’ont pas de limite !

Nous voilà prévenus.

Les Élus de la majorité municipale