Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Votre mairie – Ses grands projets

Décembre 2021

Tribune « Chartres Écologie »

LA CULTURE DE LA VIE

Le 3 octobre dernier, la ville d’Orléans inaugurait le Musée orléanais de la biodiversité et de l’environnement (MOBE), suite à 3 années de profonde restructuration de l’ancien muséum d’histoire naturelle. Par ce grand projet, la ville préfecture du Loiret, aidée par l’Etat, le Département et la Région, s’est dotée d’un outil de mise en valeur de ses collections naturalistes, de recherche et de sensibilisation sur la grande question du vivant au cœur des problématiques de la biodiversité. En s’appuyant sur le patrimoine naturel local, le parcours muséal met en perspective la place de l’homme, de son habitat et de ses activités au cœur du vivant et de l’évolution. Il offre à tous les publics des possibilités de prise de conscience de la responsabilité de l’homme sur l’effondrement de la diversité des espèces végétales et animales mais aussi des moyens de compréhension de toutes les solutions que peut apporter la nature face aux problématiques environnementales (qualité de l’air et de l’eau, changement climatique, alimentation et santé).

Dans la région Centre-Val de Loire, toutes les préfectures sont dotées d’un musée consacré au vivant, sauf Châteauroux... et Chartres !

Notre ville possédait bien un Muséum d’histoire naturelle doté d’une riche collection (où est-elle désormais stockée ?) mais il a été fermé en 2015. Cette fermeture, décidée lors du Conseil municipal du 19 janvier 2015, était annoncée comme provisoire, et devait permettre l'inventaire de la collection. La réouverture était initialement prévue en 2020…

Le maire avait annoncé que le site libéré devait laisser la place à une salle de concert et de musique amplifiée rattachée au conservatoire de musique et de danse voisin. Mais au jeu des chaises musicales dans lequel la majorité excelle, rien n’est fait ! Toujours pas de lieu pour la musique (il n’y a d’ailleurs plus de ligne budgétaire pour ce projet) et encore moins de muséum pour lequel aucune solution de remplacement n’a jamais été évoquée !

Evidemment, malgré l’augmentation de la pression fiscale intercommunale, il n’est pas possible de tout faire et les ambitions pharaoniques gorgiennes (Pôle administratif, salle à vocation sportive et culturelle et parc des expositions) ne laissent plus aucune marge pour les équipements de proximité ou l’entretien du patrimoine, relevant notamment du cadre communal. Ainsi les salles de sport de quartier restent insuffisantes ou tombent en ruine, le musée des Beaux-Arts reste à moitié fermé et les travaux du OFF, consacré à la pratique théâtrale, dans l’ancien ABC, peinent à aboutir.

Justifiés par la recherche d’attractivité nationale d’une ville moyenne que notre maire s’entête à faire passer pour une métropole, les équipements surdimensionnés annoncés depuis des années nous privent des moyens qui devraient permettre de satisfaire les besoins quotidiens des Chartrains.

Ils nous empêchent également de nous doter d’un lieu rénové d’éducation à la nature et à l’environnement pour sensibiliser la population aux enjeux du vivant et instruire les plus jeunes qui devront réinventer, en collaboration avec le reste du vivant, leurs modes de vie dans un contexte climatique bouleversé.

Un outil pédagogique et interactif d’éducation à l’environnement est indispensable à Chartres pour tous les publics : scolaires, associations, entreprises, touristes… Le développement d’ateliers ouverts sur les espaces naturels de l’agglomération permettrait d’affûter la connaissance des plus curieux. Le musée du COMPA réinventé pourrait réconcilier la biodiversité et l’agriculture dans un lieu de mémoire, de compréhension et d’invention collective de l’humain et du vivant.

Nous vous souhaitons une belle fin d’année !

Quentin Guillemain, Brigitte Cottereau, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@remove-this.chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

LA PAUVRETÉ À CHARTRES

Selon l’INSEE, à Chartres, en 2018, 6 000 personnes (16 % de la population), vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ce seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 063 euros par mois.
Sont touchées plus particulièrement les familles monoparentales, les demandeurs d’emplois, les femmes, les jeunes, mais également les moins de 50 ans. Sans compter les personnes sans domicile fixe.

Nul doute que depuis la crise de la pandémie les choses se sont aggravées, avec les endettements, les découverts, les retards de paiement, les restrictions de consommation, les difficultés de logement, le manque de soins médicaux, les demandes au 115 (service d’hébergement d’urgence) …

La lutte contre la pauvreté ne passe pas seulement par le CCAS, la Municipalité, l’Etat et les collectivités territoriales. Il faut signaler aussi le rôle important des associations humanitaires de solidarité, qui pallient les insuffisances des dispositifs publics. Le Secours populaire, le Secours catholique, les Restos du cœur, l’Epicerie solidaire, la Croix Rouge, l’association Saint Vincent de Paul, le Point refuge, le Bercail, les Petites sœurs des pauvres, le Foyer d’accueil chartrain, Itinéraires, Agirabc, les 3R... travaillent dans tous les domaines : aide alimentaire, accueil de jour, écoute, insertion, réinsertion, apprentissage du français, aide à la personne, aide à la scolarité, vacances, accueil des femmes en détresse. Ces associations fonctionnent grâce à des bénévoles et pour certaines à des salariés ; elles sont financées en partie par l’argent public, et beaucoup par des dons privés. Toutes ont des valeurs communes : citoyenneté, partage, non discrimination, respect, résistance à l’inacceptable… La ville en accompagne certaines, sans rendre assez visible leur rôle dans la lutte contre la pauvreté. Si elles n’étaient pas là, la misère s’étalerait bien davantage.

La pauvreté n’est pas une fatalité. C’est à notre époque une des plus grandes injustices.

La satisfaction de tous les besoins essentiels fait partie des devoirs d’une politique publique d’État et d’un service public local conséquent. Aujourd’hui c’est très insuffisant.

La Ville pourrait imaginer bien des dispositifs supplémentaires pour permettre aux associations de mieux faire leur travail. Par exemple :
- Revoir à la hausse les subventions annuelles.
- Mettre à disposition des locaux plus grands, plus accessibles, plus confortables.
- Offrir des lopins de terre (cf les jardins familiaux) pour une culture partagée.
- Proposer des bus pour des sorties solidaires…

Pour davantage de visibilité, elle pourrait aussi fédérer les informations données par toutes ces associations, en prendre acte, les faire connaître, en utilisant C’Chartres TV par exemple, agir en conséquence.

Elle pourrait aménager des douches municipales gratuites, etc.

Elle devrait surtout chercher à travailler en amont pour empêcher que des situations catastrophiques s’installent et perdurent.    

Jacqueline Marre :jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost :boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

UNE FIN D’ANNÉE FESTIVE ET PRUDENTE

En cette fin d’année, restons particulièrement vigilants sur le front sanitaire. L’épidémie repart à la hausse partout en Europe, poussant certains pays à adopter de nouvelles mesures, parfois drastiques.

Chez nous, le pass sanitaire a fait ses preuves. Les oppositions, probablement obnubilées par les échéances de 2022, souhaitaient lever toutes les restrictions, comme si l’épidémie n’existait plus. La majorité parlementaire a heureusement pris ses responsabilités, en prolongeant le pass sanitaire.

Grâce au civisme et à la mobilisation de chacun, la France est un des pays d’Europe où le taux de vaccination est un des plus forts. Bravo à vous tous, ne relâchons pas nos efforts.

La reprise économique est forte, avec une croissance supérieure à 6 % et un chômage inférieur à 8 %. Ce n’était pas arrivé depuis des décennies. C’est ce qui a conduit le gouvernement à mener à bien une réforme de l’assurance-chômage, courageuse et nécessaire : de nombreuses entreprises chartraines nous alertent sur les difficultés à recruter et des centaines de milliers d'offres d'emplois sont disponibles dans notre pays, sans réponse.

Notre territoire bénéficie aussi pleinement des investissements de l’État, comme au Centre hospitalier de Chartres, qui pourra rénover la pédopsychiatrie et moderniser les plateaux techniques grâce à une enveloppe inédite de 15 millions d’euros. Certains accusent le gouvernement de « cramer la caisse » dans leur campagne nationale, tout en réclamant paradoxalement plus de moyens pour leur territoire au niveau local. Plutôt que de polémiquer, nous pouvons tous nous réjouir de ces investissements, votés par les députés de la majorité, qui permettront de moderniser notre système de santé.

Les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas. Nous vous souhaitons de belles retrouvailles, en famille et avec vos proches.

Prenez soin de vous !

Contacts :

Réseaux sociaux #avecvousosonschartresautrement :


Tribune de la majorité

A CONTRE (BON) SENS

Tous ceux qui ont à cœur l’intérêt des Euréliens et des habitants de l’agglomération chartraine sont favorables à l’autoroute A 154. Toutes les assemblées élues, le Conseil régional, le département d’Eure-et-Loir, Chartres métropole. Tous les parlementaires. Sauf un : le député LREM de la 1ère circonscription.

Il était contre en 2017. A la limite, on pouvait le comprendre : fraîchement débarqué, il devait marquer sa différence dans le sillage de l’élection du nouveau président de la République. De plus, il s’était entouré localement d’opposants inconditionnels à la majorité chartraine, et le débat sur l’autoroute pouvait être un marqueur susceptible de rassembler les mécontents qui peuvent surgir lors de la naissance d’un projet de cette importance.

Mais cinq ans après, il n’a pas évolué. Pourtant, il a eu le temps de prendre connaissance de ce projet attendu depuis trente ans. Comment croire qu’il n’a pas pris conscience de l’intérêt économique de cette autoroute qui ferait de Chartres un carrefour stratégique et non plus seulement une étape sur l’axe entre Paris et l’ouest de la France ?

Plus encore, l’Etat soutient désormais le projet. Et ce député se vante de consacrer l’essentiel de son temps parlementaire à favoriser le développement économique du pays.  Et donc il a bien vu que tout le monde économique y est favorable. Il en va non seulement du développement d’une région mais de la cohérence du réseau d’infrastructures de tout le sud de la région parisienne. Il a regardé une carte et l’évidence lui a sauté aux yeux : l’Eure-et-Loir reste le seul barreau à deux voies du contournement sud de la région parisienne, partout ailleurs autoroutier et depuis longtemps. A fréquenter les milieux les plus informés, il a forcément pris conscience du développement de cette économie de services dont les transports constituent un maillon essentiel.

A force de voter chaque année le budget de l’Etat, il sait enfin que, les finances publiques étant ce qu’elles sont, la solution de la 4 voies gratuite est impossible à financer dans un avenir crédible.
Disons les choses : il a compris. Mais ses petits calculs électoraux l’empêchent de le reconnaître. Regardez, il n’ose même plus dire qu’il est contre maintenant que l’Etat et le gouvernement qu’il soutient ont avalisé le projet. Il doit se contenter de faire rappeler de temps à autre par un collaborateur ou un partisan son opposition obstinée. Pas d’argument, encore moins de proposition alternative, pas même d’alibi idéologique façon Verts/Rouges. Mais un seul objectif : sa réélection au printemps prochain…

Pas un regard pour ceux qui vivent dans l’ouest chartrain et qui se paient chaque matin les ralentissements d’une rocade surchargée par le trafic de transit, celui des poids lourds notamment. Pas une considération pour les habitants du nord de la zone urbaine, ceux de Lèves, ceux de la place Drouaise ou de la rue du Bourgneuf, qui voient leurs conditions de circulation et de vie dégradées, toujours par le trafic de transit.

Quand on pense que ces gens-là prétendaient faire « de la politique autrement »…

Les Élus de la majorité municipale