Conseil municipal – Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Juillet-août 2021

Tribune « Chartres Écologie »

DEUX POIDS, DEUX MESURES

Il y a, à Chartres, deux poids, deux mesures dans l’utilisation de l’argent public…

D’un côté, des investissements démesurés et mal maîtrisés qui se comptent en millions d’euros.

Citons le cas du Pôle administratif, et ce n’est qu’un exemple.

Le « montant global du projet (architecture et aménagements extérieurs) » est annoncé à 44 millions d’€ HT sur le site de la Ville. À ce jour, en comptabilisant tous les marchés et les nombreux avenants, nous en sommes arrivés à 69 millions d’€ et l’addition va s’alourdir encore, car certains coûts ne sont pas intégrés à ce total et d’autres vont être réévalués (mais on ne sait de combien…).

Les honoraires de la maîtrise d’œuvre de l’opération (architectes, bureaux d’études) ont augmenté de 40 % en raison notamment de modifications de programme et d’allongement des délais de réalisation.

Car, au-delà du montant de départ, déjà très élevé, et du dérapage des dépenses, il faut aussi souligner que les délais initiaux prévoyaient un achèvement en mai 2017… bien avant la crise sanitaire. Aujourd’hui, ce chantier accuse donc un retard de plus de 4 ans, avec les nuisances et les préjudices que l’on connaît sur les habitants et commerçants du quartier.

Pour une équipe qui se dit bonne gestionnaire…

Certains postes de dépenses illustrent la folie des grandeurs de ce projet :

  • 1,2 millions d’€ pour la fourniture et l’installation de dispositifs techniques audiovisuels et multimédias : c’est beaucoup alors que les enregistrements du Conseil municipal ne sont plus disponibles sur le site de la Ville,
  • 483 000 € pour le dispositif de mise en sûreté et de contrôle d’accès : on sait combien la « sécurité » est chère à cette équipe…

D’un autre côté, un appui bien insuffisant aux associations caritatives (environ 0,17 % du montant total des subventions aux associations).

Comme le rappelait « Chartres à gauche » dans la tribune du mois dernier, les subventions à ces associations sont d’une grande modestie… 3 000 € pour les Restaurants du cœur, 2 000 € pour le Secours populaire…

Lors du conseil municipal du 8 avril, M. Vergne indiquait à ce propos : « dans l’extrême majorité des cas, on donne ce que demande l’association » et M. Gorges de le gronder (sur le ton de la blague) : « il ne faut pas le dire ça, il ne faut pas le dire ».

Il ne faut pas le dire surtout parce que c’est faux ! La réalité est sombre. Les services ont transmis la liste des subventions demandées et des subventions obtenues :

  • Croix Rouge : 4 000 € demandés, 3 000 € obtenus
  • Restaurants du Cœur : 5 000 € demandés, 3 000 € obtenus
  • Secours Catholique : 4 000 € demandés, 3 000 € obtenus
  • Secours Populaire : 4 000 € demandés, 2 000 € obtenus.

M. Vergne est pourtant adjoint aux solidarités…

Nous vous donnons rendez-vous au mois de septembre !

Quentin Guillemain, Brigitte Cottereau, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@remove-this.chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

SÉCURITÉ… ALIMENTAIRE, UN DROIT SOCIAL ET POLITIQUE

Dans les domaines de l’énergie, de la biodiversité, du climat, les données scientifiques montrent la nécessité de construire une vraie « transition écologique ». L’agriculture est hautement concernée, et avec elle notre alimentation.

Or si la majorité municipale s’intéresse à soutenir le commerce, les promoteurs immobiliers, le sport de haut niveau, elle néglige les questions d’insécurité alimentaire, ainsi que l’agriculture locale. Les restaurants du Cœur notent une augmentation inquiétante des demandes d’aide. Faibles salaires, contrats précaires ont subi les conséquences de la pandémie. Au lieu d’urbaniser à outrance, la Ville pourrait aider des agriculteurs à acquérir ou exploiter des terrains, sur le plateau Nord-Ouest par exemple ou du côté du plateau Nord Est, qui seraient destinés à du maraîchage et de la polyculture. Elle pourrait créer une régie agricole municipale ou un atelier de transformation pour approvisionner la restauration collective en produits locaux. C’est un grand paradoxe : nous sommes une région agricole pour 86 % de la surface du territoire, et nous ne sommes pas capables de développer des circuits courts, des réserves de terre pour l’agriculture non intensive dans une « logique paysanne », comme l’indique le pacte pour la transition. Ce serait pourtant au bénéfice de tous ! La part de l’emploi dans le secteur agricole est relativement faible, cependant nous avons tous besoin d’une agriculture saine, et de produits locaux de qualité dans nos paniers, dans les cantines, à l’hôpital, dans les associations qui s’occupent des plus fragiles…

Depuis la rentrée 2020, la restauration scolaire permet de choisir entre « menu ordinaire » et « menu végétarien ». C’est un progrès ; mais il y a des légumes et des céréales cultivés avec beaucoup de pesticides et d’autres sans ! De plus il y a du bio qui n’est pas local, il y a du local qui n’est ni bio ni équitable, il y a de l’agriculture raisonnée, etc. Ces distinctions entre local, bio, achats responsables, éthique, sont importantes. Il faudrait davantage les faire connaître, et lancer des débats sur la « relocalisation alimentaire », le lien entre producteurs et consommateurs, entre ceux qui transforment et ceux qui distribuent, le prix des produits, il faudrait se demander comment le « bio » pourrait être moins cher. Ces questions sont politiques parce qu’elles engagent la question de l’égalité : bien manger pour mieux se porter, oui, mais que ce soit possible pour tous. L’information, la sensibilisation aux questions d’environnement de santé publique et de justice sociale commence à l’école. Un questionnaire pour la construction d’un Projet alimentaire territorial dans la communauté d’agglomération est diffusé à la population depuis peu. Il aurait dû mettre davantage en avant la question de la sécurité alimentaire, du droit pour tous à manger correctement, en qualité et en quantité. Il aurait dû s’intéresser non seulement à nos habitudes actuelles mais à nos pratiques espérées. Cela dépasse les objectifs de l’agglo, mais territorialiser, cela veut dire travailler partout à une agriculture plus économe, autonome et solidaire. Des politiques publiques devraient se soucier davantage d’un droit universel à une alimentation saine et durable.

Bon été à tous.

Jacqueline Marre : jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost : boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

OBJECTIF ATTEINT : PLUS DE 30 MILLIONS DE FRANÇAIS ONT REÇU LEUR PREMIÈRE DOSE – BONNES NOUVELLES SUR LE FRONT ÉCONOMIQUE

Au moment même où nous vous écrivons cette tribune, les commissions et conseils du mois de juin n’ont pas encore eu lieu. Il nous est donc impossible de vous rendre compte des arbitrages et autres sujets afférents à ces différents moments qui viennent ponctuer l’activité du Conseil municipal. Nous allons donc poursuivre l’état des lieux entamé le mois précédent au regard de la vaccination et des perspectives économiques pour notre pays en cette année 2021.

Pour commencer nous allons revenir sur un fait marquant qui n’a pas été franchement relayé par les différents canaux d’information de notre pays et c’est fort dommage car c’est une information qui mérite qu’on s’y attarde.

La France conserve son rang de première destination européenne pour les investissements étrangers !

  • Au titre de cette année 2020 cela représente 985 projets d’investissement qui auront permis de créer 30 000 emplois en France.
  • 43 % des dirigeants internationaux estiment que l’attractivité de la France s’est améliorée en 2020 et 74 % estiment qu’elle va s’améliorer d’ici 2025.

Toutefois, il convient de relativiser ces bons chiffres à l’échelle nationale et nous ne pouvons que regretter la moindre performance de la Région Centre-Val de Loire. En effet, elle est la dernière du classement. C’est également celle qui enregistre la plus forte baisse par rapport à 2019. Nous pouvons et nous devons faire mieux !

Lors de notre précédente tribune nous indiquions que la course contre la montre pour la vaccination n’était pas terminée et qu’il nous restait à franchir le cap des 30 millions de personnes vaccinées à la mi-juin. Force est de constater que cet objectif a été atteint et dépassé. Nous nous en réjouissons car il nous faut atteindre cette fameuse immunité collective (60 % de la population). Aussi, continuons nos efforts ! Un très grand bravo aux pouvoirs publics, aux professionnels de santé, aux bénévoles et aux Français qui se sont fait vacciner pour se protéger et pour protéger leurs concitoyens !

Par ailleurs, dans le sillage de la Commission européenne, la Banque de France vient de relever sa prévision de croissance de l’économie française à 5,75 %, un chiffre nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro (4,6 %)…

Ces bonnes nouvelles, rassurantes, nous invitent à nous réjouir des mesures déployées pendant la crise sanitaire et nous engagent à aller de l’avant. Les défis à relever dans les mois et les années à venir pour amplifier cette dynamique sont importants : continuer à améliorer notre compétitivité, investir dans la modernisation de l’économie et de l’action publique mais aussi dans les compétences, sans oublier de nous adapter aux grandes transformations du marché et qui passera par un engagement fort en faveur de la transition écologique !

Nous vous souhaitons un bel été !

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Tribune de la majorité

ÉLECTIONS : UNE VICTOIRE ET DES LEÇONS

Il est d’usage de tirer les leçons d’une élection, encore plus quand elle est double, et surtout quand elle précède les élections nationales de 2022.

L’abstention d’abord. Elle est toujours plus massive, et on peut lui trouver bien des causes. Sa dimension interdit évidemment les extrapolations hasardeuses quant à l’issue de l’élection présidentielle.

Car les abstentionnistes ont dit clairement que le problème de la France est national et non local. Les votants ont d’ailleurs exprimé la même chose, puisqu’ils ont reconduit les sortants quasiment sans exception. Et ils l’ont fait même lorsque les sortants n’étaient pas du même bord politique : de droite aux Départementales, de gauche aux Régionales, comme c’était le cas chez nous. Quel éloge en creux de la décentralisation… Dans notre pays trop centralisé, toute crise durable comme celle que nous connaissons est d’abord celle de l’État. Regardez notre Histoire, c’est vrai sous tous les régimes.

Les candidats issus de notre majorité n’ont pas à rougir. Aux Régionales, ils ont refusé une fusion et la possibilité d’une victoire qui aurait été fondée sur l’hypocrisie. Comment s’allier régionalement à des concurrents qui restaient des adversaires au scrutin départemental ? Observez d’ailleurs les reports des voix chez nous au 2e tour des Départementales : les électeurs de la République en marche ont plutôt voté (consignes de leur député ?) pour nos adversaires Verts. Les macroniens les dénonçaient pourtant quand ils s’alliaient aux Régionales avec La France Insoumise (LFI), ou accueillaient dans leurs rangs des suspects de radicalisme islamiste… Nous ne commenterons pas davantage le naufrage du parti présidentiel ni le trou d’air spectaculaire du Rassemblement National. Ce dernier n’a jamais eu vraiment de réalité chartraine. Quant au macronisme, il n’existe qu’à travers un homme, seul, qui quatre ans après son élection à toujours du mal à incarner une « idée de la France ». Le « en même temps » tourne à la « peau de chagrin ». Son député local, chantre de la croissance à Paris, en est réduit à soutenir ici en sous-main les apôtres de la décroissance. Des contradictions dignes de « l’ancien monde »…

Aux Départementales, nos candidats chartrains ont été réélus. C’est un succès, surtout dans un contexte massivement abstentionniste, où les mécontents, les protestataires mobilisent plus facilement. Voyez-en la preuve dans le 1er canton de Chartres où les Verts ont réalisé au 1er tour un score inférieur à celui qu’ils avaient obtenu lors des municipales de l’an dernier, toutes proportions gardées. Cette fois-ci, Ils avaient centré leur campagne sur le refus de l’autoroute A154. Leur échec constitue à contrario presqu’un plébiscite en faveur de celle-ci. C’est curieux comme ces soit-disants écologistes trouvent normal que les Chartrains doivent supporter sans fin la traversée de leur ville par les poids lourds.

Moralité : comme dit l’adage, « les chiens aboient, la caravane passe ». Et pour le problème France, rendez-vous en 2022.

Les Élus de la majorité municipale