Conseil municipal – Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Mai 2021

Tribune « Chartres Écologie »

DE L’URGENCE DE RÉVISER LE PLU

Le conseil municipal d’avril a défini les modalités de concertation de la modification simplifiée n° 2 du plan local d’urbanisme (PLU). Le PLU définit les règles de construction sur le territoire de la ville suivant les quartiers : quelle hauteur ? quelle emprise au sol ? quelles règles d’implantation des constructions par rapport à la rue, aux terrains voisins ? quel type d’architecture ? quelle protection des espaces de jardins privés ? combien de places de stationnement ? etc… C’est donc un document de référence essentiel permettant d’accepter ou de refuser les permis de construire suivant les projets déposés par les habitants ou les promoteurs.

Le problème, c’est que le PLU de Chartres, qui date de 2015, est excessivement permissif : c’est-à-dire que les règles fixées par ce document permettent une densification très forte de la ville dans tous les quartiers. Il s’agit d’un choix assumé par la majorité qui a signé ce plan lors du mandat précédent. Dire maintenant qu’ils ne peuvent rien faire pour s’opposer à certains projets d’immeubles est donc hypocrite. Finis les quartiers d’habitat individuel tranquilles où un équilibre existe depuis des dizaines d’années entre les espaces bâtis et les jardins paysagers. Finis les faubourgs historiques et leurs profonds jardins. Les droits à construire sont tels que tous les quartiers deviennent intéressants pour tout promoteur : on démolit une ou deux maisons pour y réaliser des dizaines de logements collectifs, en faisant table rase des jardins, puisqu’aucune règle efficace ne les protège ! Observez la densification des quartiers Chanzy, Faubourg Saint-Jean, Drouaise, Bourgneuf, etc… et les projets immobiliers qui fleurissent partout ailleurs…

Notre vision de l’urbanisme, c’est envisager au cas par cas, un renouvellement urbain ciblé sur des sites adaptés, encadré, maîtrisé et justifié (d’anciennes friches par exemple), mais surtout pas une densification diffuse tous azimuts, sans contrôle, dans quasiment tous les quartiers chartrains. Il faut également engager une concertation réelle avec les riverains des projets et éviter les impacts. Évidemment, il est indispensable de répondre à des besoins spécifiques en matière de logements pour tous, mais cela doit se faire dans un équilibre architectural et urbain intelligent, beaucoup plus soigné et respectueux de l’histoire de notre ville et de ce qui fait son identité. Un tel projet nécessite réflexion, ingénierie et sensibilité. En ont-ils ?

Plutôt qu’une modification simplifiée pour assouplir les règles, nous souhaitons une révision générale du PLU pour requestionner l’avenir de notre cité, assurer la protection de la nature en ville pour des raisons de perméabilité et de vie des sols, de protection du patrimoine bâti, arboré et paysager, de maintien d’îlots de fraîcheur et surtout de garantie du respect du cadre de vie des riverains. C’est de l’intérêt général qu’il s’agit. C’est cette politique-là que nous souhaiterions voir portée par respect de Chartres, et dans l’intérêt des Chartrains.

À l’heure où toutes les villes, quelle que soit leur couleur politique, prennent la mesure de l’urgence à se prémunir des conséquences d’une densification excessive et n’hésitent pas à réviser leur PLU pour verdir leur commune, à Chartres, le Maire nous explique que « la place de l’arbre, c’est dans les parcs », et que « l’arbre en ville ne sert qu’à l’ornement, comme une plante verte dans un appartement… » en totale contradiction avec l’« écoville » qu’il prétend avoir fait de Chartres.

La majorité est totalement à contrecourant des autres villes de même strate en matière d’urbanisme avec un seul objectif : densifier et gagner des habitants, quelles que soient les conséquences en matière d’impacts sur les riverains, de promiscuité ou encore de bétonisation, de ruissellement des eaux, de trafic routier. Et ce n’est pas fini… : la modification du PLU à l’étude vise à assouplir toujours plus certaines dispositions. Tout savoir sur la concertation pour la modification simplifiée du PLU sur www.chartresecologie.fr.

Prochain rendez-vous de quartier : le samedi 29 mai, à 11 h dans le parc Jacques-Grand à la Madeleine, proche de l’aire de jeux.

Brigitte Cottereau, Quentin Guillemain, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@remove-this.chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

« COMME UN ESPOIR MIS EN CHANTIER » (JEAN FERRAT)

Il y a 150 ans, à Paris, des insurgés refusent la capitulation du gouvernement républicain de Thiers devant l’Allemagne et se constituent en gouvernement populaire. « La Commune » est née. En trois mois, du 18 mars au 28 mai 1871, des ouvriers, des artisans, des petits commerçants, des employés, des instituteurs, des professeurs, des journalistes et des artistes ont voté des décrets révolutionnaires, pas nécessairement appliqués faute de temps.

Pourquoi en parler ici ? C’est si lointain, et ce n’est pas notre ville ! Pourtant beaucoup de notre héritage social et démocratique est redevable à la Commune, même s’il a fallu, et s’il faudra, de nombreux autres combats pour le concrétiser. En effet, elle a mis en chantier la séparation de l’Église et de l’État, l’école laïque et gratuite, les crèches, les cantines dans les écoles, la reconnaissance de la famille hors mariage, la réquisition des logements vacants, la citoyenneté donnée aux étrangers, la vaccination gratuite (contre l’épidémie de variole), l’égalité de salaire entre instituteurs et institutrices, et même la décentralisation : les communes seront autogérées avec un budget municipal, l’intervention des citoyens sera permanente. Le Manifeste du 27 mars 1871 écrit : « la fédération de toutes les communes augmente, par la réciprocité, la force, la richesse […] de chacune d’elles, en la faisant profiter des efforts de toutes. » Notre agglomération en hérite. Qui l’aurait cru ?

Mais de quelle façon ? Concentrer les pouvoirs de la ville et de l’agglomération dans les mains des mêmes personnes, - le Maire de Chartres est le Président de l’Agglo, des adjoints sont vice-présidents - est-ce construire une véritable communauté de communes ? Mutualiser les moyens en diminuant le nombre d’agents, est-ce servir la population ? À Chartres même, en 2021, on est loin de l’idéal de la Commune : des services sociaux débordés, des personnes sans logis, des loyers trop chers qui chassent une partie de la population hors de la ville ; pas de conseils de quartier, sauf obligation légale ; des inégalités flagrantes dans le domaine de l’accès aux services publics. En revanche beaucoup d’argent pour les grands équipements et pour de grands spectacles au centre-ville.

Et pourtant la Commune fait partie de l’histoire de Chartres. En 1871, parmi les 43 Chartrains communards fichés, beaucoup ont été arrêtés, jugés, déportés en Nouvelle Calédonie ou condamnés à mort. Une seule rue de Chartres porte le nom de l’un d’entre eux, Gustave Maroteau. Des richesses patrimoniales sur ce moment historique dorment dans les fonds des médiathèques. Aucune exposition n’est annoncée. Jean-Claude Farcy, ancien professeur à Chartres, spécialiste de la justice au XIXe siècle, a initié, avant de décéder en 2020, un travail sur la répression des Communards. Aucun hommage.

Les trois mois d’existence de la Commune de Paris, et des autres mouvements provinciaux, sont devenus une référence pour tous les mouvements de gauche, en France et dans le monde. La fête des travailleurs et des travailleuses, le 1er mai, ou celle de la victoire des peuples contre les fascismes, le 8 mai, ne sont-elles pas porteuses des mêmes valeurs que la Commune ?

Jacqueline Marre : jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost : boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

FISCALITÉ LOCALE – ON NE LÂCHE RIEN !

Entrés dans notre deuxième année d’exercice, nous ne lâchons rien et persistons sans relâche au regard de la fiscalité locale. Au programme du Conseil municipal de ce mois d’avril il nous a été soumis le vote du budget primitif de la Ville de Chartres pour 2021.

L’occasion pour les élus de la liste « Avec vous, osons Chartres autrement ! » de témoigner, à nouveau, de leur opposition à l’augmentation de la fiscalité locale (création d’une fiscalité additionnelle de 7,5 % sur le foncier bâti à l’échelle de l’agglomération) en interpellant le Conseil municipal sur ses intentions au regard de cette nouvelle pression fiscale. La question de la volonté du Conseil municipal de compenser d’une manière ou d’une autre l’impact de la hausse de la fiscalité de l’agglomération a donc été posée à nouveau.

En effet, comme nous avons eu l’opportunité de le dire à de multiples reprises, cette taxe nous semble contreproductive à l’heure où de nombreux français et de nombreuses entreprises sont impactés par la crise sanitaire.

Loin de toute posture dogmatique ou d’opposition systématique nous avons fait le choix de nous abstenir de voter ce budget primitif car après avoir essuyé une réponse négative lors de la commission le mois dernier il nous a été opposé une fin de non-recevoir cette fois-ci, en Conseil, au motif qu’il fallait séparer la fiscalité de l’agglomération et la fiscalité de la ville.

Certes ces deux budgets sont distincts mais l’un n’empêche pas l’autre, il aurait été tout à fait possible que la ville consente à un effort sur sa fiscalité locale et que cette dernière profite aux Chartraines et aux Chartrains. C’est pourquoi, par ailleurs, nous avons souhaité soutenir l’amendement proposé par le groupe Chartres Écologie qui souhaitait flécher 200 000 euros à destination des services sociaux de la ville.

À rebours de la hausse de la pression fiscale de l’agglomération, nous nous félicitons des décisions prises au niveau national en faveur d’une prochaine annulation de dettes pour les entreprises et les commerçants les plus en difficulté. De la même manière nous nous sommes félicités de l’initiative municipale « Le Village des restaurateurs ».

Notre solidarité dans cette période doit être sans faille, quoi qu’il en coûte, c’est le seul chemin possible vers un retour à une croissance économique synonyme d’emplois et de meilleurs revenus.

Très attachés à la revitalisation du centre-ville et à la rénovation de l’habitat, nous avons soutenu un ensemble de délibérations relatives à des programmes d’aides et d’accompagnement à l’amélioration de l’habitat :

  • réhabilitation de logements anciens privés en améliorant leur performance énergétique, le système de chauffage, l’isolation mais aussi, le cas échéant, en adaptant le logement à la perte de mobilité, à l’accessibilité, etc… ;
  • actions de réhabilitation du parc immobilier bâti et d’amélioration de l’offre de logement, actions sur les espaces et les équipements publics de proximité afin de répondre à des besoins d’accessibilité, de desserte et de stationnement pour les commerces de centre-ville, de mobilité, etc ..

Vous l’aurez compris, nous continuerons de défendre au mieux les intérêts des toutes les Chartraines et de tous les Chartrains. Nous vous souhaitons un beau mois de mai !

Contacts :

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Tribune de la majorité

DÉCONSTRUCTEURS… QUOIQU’IL EN COÛTE AUX AUTRES !

Nos opposants s’illustrent sur tous les fronts.

Les Français et les Chartrains suivent le feuilleton tragicomique des apprentis « Kmaires » Verts dans les villes de France. Le chou d’honneur du mois va sans conteste à un élu écolo de Vincennes. Il a voulu censurer la modeste subvention d’un club de voile au motif que ses bateaux… pollueraient. Ce visionnaire se prénomme Quentin. Honni soit qui mal y pense… La maire de Poitiers refuse, pour le même motif, une modeste subvention à un aéro-club. « Même pas en rêve ! » leur jette-t-elle. Mermoz, Saint-Ex et son Petit prince tremblent dans leurs tombes ! Vous verrez que ces gens-là finiront par nous ordonner quoi planter dans notre potager au printemps. Que des fraises ! Elles s’annoncent vertes pour finir rouges.

Les supporters chartrains du Président de la République (vous savez celui qui veut entrer dans l’Histoire pour avoir « déconstruit » celle de la France) ne sont pas en reste. L’autre jour, ils se sont abstenus lors du vote du budget de la Ville de Chartres… parce qu’ils désapprouvaient celui de Chartres métropole et ses choix fiscaux. Nous n’aurons pas la cruauté de leur demander ce que vaudra la promesse de leur président-candidat de ne pas augmenter les impôts… si jamais il était réélu en 2022. D’ores et déjà, nos « déconstructeurs » de la fiscalité locale ont laissé les communes orphelines de la taxe d’habitation. « Quoiqu’il en coûte », déjà. On compensera, disaient-ils, à l’euro près. Mais cette année le montant de la Dotation globale de fonctionnement versée par l’État à la Ville de Chartres baissera de 120 000 euros par rapport à l’an dernier. Une paille ! Heureusement, nous savons depuis longtemps que « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. »

Pourtant ces gens-là devraient se réjouir. La Ville de Chartres ne cesse d’investir. Or c’est justement ce que le Gouvernement demande aux collectivités, Plan de relance oblige. Où est la cohérence de leur vote ?

Les Élus de la majorité municipale