Conseil municipal – Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Mars 2021

Tribune « Chartres Écologie »

Depuis un an que nous sommes élus au Conseil municipal de Chartres grâce à la confiance que vous nous avez accordée, nous avons toujours défendu nos positions de façon argumentée, avec respect et dignité. Le Conseil municipal n’est-il pas un lieu où chacun doit pouvoir exprimer son opinion et ses convictions ?

Malgré cette constance, nous avons dû endurer, avec sang-froid, des attitudes indignes d’une majorité municipale irrespectueuse à l’égard de ses opposants politiques.

Plusieurs lignes rouges ayant été franchies, le maire de Chartres persistant dans un comportement indigne d’un premier magistrat de notre ville, Quentin Guilllemain a décidé en octobre dernier de poursuivre ses propos en justice.

Le 29 janvier 2021, le Tribunal correctionnel de Chartres reconnaissait Jean-Pierre Gorges coupable d’injures publiques envers un citoyen chargé de service public, confirmant ainsi que les propos tenus en conseil municipal le 17 septembre 2020 par l’édile, et réitérés dans un article de presse le lendemain, n’avaient pas leur place dans le débat démocratique.

Jean-Pierre Gorges a fait appel du jugement, considérant certainement qu’il était dans son droit d’insulter l’opposition. Pire encore, il veut faire porter la charge des frais de justice aux administrés en faisant voter une « protection fonctionnelle ». Tous les Chartrains devraient payer la note ? Comme nous l’avons affirmé lors du conseil, cela reviendrait pour le maire à s’accorder le droit d’injurier son opposition sans limites.

Et par un curieux amateurisme, au conseil de décembre, il présente et vote sa propre protection fonctionnelle, ce qui constitue une prise illégale d’intérêts. Puis il retire la délibération au conseil de février pour en présenter une nouvelle en bonne et due forme…

Les élus de Chartres Écologie ne permettront pas que les Chartraines et Chartrains paient pour les écarts d’humeur de M. Gorges.

Loin des tribunaux qu’impose ce contexte, nous sommes toujours aussi déterminés pour définir l’avenir ensemble ! Une question, un projet, une inquiétude ? Nous venons à votre rencontre dans les différents quartiers de la ville. Nous vous proposons un premier rendez-vous le samedi 20 mars à 15h30, près des jeux du jardin de l’horticulture, pour les quartiers Drouaise, Bourgneuf et Rechèvres.

Vous trouverez le calendrier des rencontres suivantes sur le site de Chartres-Écologie.

Brigitte Cottereau, Quentin Guillemain, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@remove-this.chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

UNE ANNÉE SI PARTICULIÈRE

Le 15 mars 2020, nous avons été élus conseillers municipaux d’opposition. Depuis lors nous travaillons, débattons et votons avec la volonté de construire une gauche - sociale, écologique, démocratique - solide face à un maire et une équipe de droite.

Mars 2020-mars 2021 : une année si étrange et si difficile ! Et pourtant, au cours de tous les conseils municipaux, la pandémie n’a été évoquée qu’à la marge. Alors qu’à Chartres comme ailleurs les inégalités se sont multipliées, que des familles se sont retrouvées dans de plus grandes précarités, la majorité municipale a continué à gérer la ville sans attention particulière à la population. Avec des décisions très discutables : augmentation des tarifs des cantines scolaires, des abonnements aux médiathèques, dispositifs a minima pour les vacances des enfants, budget CCAS maintenu tel quel. L’Odyssée est encore fermée aujourd’hui, alors qu’une ouverture serait possible dans le respect des règles sanitaires, « mais ça coûterait trop cher »… On dirait que la politique municipale prétend se borner à une gestion faite seulement d’expertises financières, et que les habitants n’existent plus.

En un an nous sommes intervenus plusieurs fois, pour pointer ces dysfonctionnements. Nous avons contesté l’augmentation de certains tarifs pour les familles, demandé un vrai débat sur la politique sportive de la ville (les places respectives du sport de haut niveau, du sport scolaire et du sport de loisir), insisté sur la nécessité d’une inscription gratuite pour les enfants et les étudiants aux bibliothèques. Nous avons demandé que soit discutée la question de l’organisation des maisons de quartier. Nous avons proposé que soient créés d’autres conseils de quartier que celui qui existe aux Petits-Clos. À propos des parkings, nous aurions souhaité un vrai débat sur la place de la voiture en ville, sur la mobilité. Nous avons contesté la faveur financière faite à une école privée pour se développer en centre ville. Nous avons suggéré que les soirées estivales soient davantage délocalisées dans les quartiers périphériques, on verra bien si cette option a été retenue. Si la majorité de droite continue imperturbablement sa politique, nous faisons malgré tout entendre des propositions alternatives.

Le plus important de ce qui se passe à Chartres, ce n’est pas nécessairement dans les séances du conseil municipal qu’on le trouve. Ce qui frappe en parcourant la ville, ce sont les travaux d’urbanisme tous azimuts. Des promoteurs construisent des résidences de standing, même de grand standing. Le standing, c’est ce que recherche la marque C’Chartres. Par elle, et ses nombreuses déclinaisons, la ville est devenue une gigantesque entreprise qui fabrique une image de prestige et veut attirer de nouveaux habitants. Attention à ne pas confondre les belles promesses et la réalité de la vie quotidienne. La pauvreté, les difficultés à vivre existent, mais tout est fait pour que cela ne se voie pas. Une mairie ne devrait-elle pas s’occuper d’abord de la réalité, et non choisir ses apparences ?

Jacqueline Marre : jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost : boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

APRÈS L’ESPOIR DE LA VACCINATION PLACE À DE BONNES NOUVELLES

En ce début d’année où l’arrivée du vaccin nous fait reprendre espoir en réponse à la crise sanitaire, nous allons continuer sur cette note positive et partager avec vous, à l’occasion de cette tribune, un certain nombre de votes favorables que nous avons exprimés à l’occasion du dernier Conseil Municipal du jeudi 11 février 2021.

Comme vous le savez, nous nous sommes engagés, et ce depuis le début de cette crise sanitaire, à soutenir les commerçants, restaurateurs, cafetiers… de la Ville de Chartres. Aussi, nous avons logiquement soutenu la mesure visant à réduire au tarif exceptionnel de 1€ par m2 par an les droits relatifs aux terrasses, présentoirs et étalages fixes.
Un coup de pouce bienvenu après des mois difficiles pour nombre de commerçants, et qui le sera d’autant plus à l’heure de la réouverture, attendue de tous, des restaurants, bars et cafés.

Dans cette même veine positive, et afin de redynamiser l’offre d’hébergements des jeunes et du tourisme en plein air (camping), nous avons également soutenu la proposition de reprendre en quasi régie la gestion de l’Auberge de Jeunesse et du Camping municipal des Bords de l’Eure. Cela permettra de promouvoir et développer l’offre et l’attractivité touristique une fois réalisés les nécessaires travaux de remise en conformité et/ou d’amélioration du confort. Ces travaux seront au programme de ces prochains mois voire de ces prochaines années. Nous ne manquerons pas de partager avec vous ces projets de restructuration afin de faire toute la lumière sur le projet final.

La crise que nous traversons nous éclaire d’autant plus sur l’économie du tourisme et les retombées économiques qui en découlent. En effet, en dépendent de nombreux emplois directs et indirects et, de facto, la croissance économique locale. Charge à nous de faire en sorte que notre belle ville de Chartres puisse retrouver les faveurs, une fois cette crise sanitaire derrière nous, de nombreux touristes d’ici et d’ailleurs en ayant l’offre la plus complète et la plus qualitative possible.

Pour finir sur un troisième volet positif, arrêtons-nous sur la Convention d’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat – Renouvellement Urbain (OPAH-RU) « Coeur de Ville de Chartres » avec le concours de l’Etat et de l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat). Elle permettra de lutter contre la vacance et la dégradation des logements et des commerces mais plus encore d’accueillir de nouveaux habitants, en cohérence avec nos engagements de campagne.
Signée en date du 30 novembre 2020 pour une durée de 5 ans, l’objectif de cette opération est de réhabiliter et de remettre sur le marché 210 logements.

Nous souhaitions conclure cette tribune en soulignant qu’à nos yeux, être dans l’opposition c’est avant tout être garant de l’intérêt général, défendre des idées et/ou des projets qui profitent au plus grand nombre, sans posture dogmatique, mais bel et bien dans un état d’esprit constructif. C’est notre ligne, c’est celle que nous avons adoptée pendant la campagne électorale des élections municipales de mars 2020, c’est celle que nous défendons depuis notre élection et c’est celle que nous continuerons à défendre.

Nous vous souhaitons un beau mois de mars, printanier et optimiste !

Contacts :

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Tribune de la majorité

LES GÂTE-SAUCES

Ces jours-ci, le débat public vire à la tambouille. Nous voilà descendus dans les cuisines des cantines lyonnaises, avec leur maire écolo, son menu unique et sans viande soudain décrété, quatre ministres qui font monter la sauce mais en désordre… Cela fait tâche dans la capitale gastronomique de la France. Par les temps qui courent, on aurait pu penser que les décideurs politiques auraient eu autre chose à faire. À commencer par s’occuper des ravages de la malbouffe.

La question est pourtant simple, comme nous la mettons en oeuvre ici depuis la dernière rentrée scolaire. Il suffit de laisser aux enfants le libre choix. Chacun d’eux se voit proposer soit un menu traditionnel, souvent mais pas toujours avec de la viande, quelle qu’en soit la provenance animale ; soit un menu végétarien, pour ceux qui le préféreraient. Sans autre considération. L’exercice de ce choix est rendu d’autant plus facile que les cantines sont de plus en plus organisées sous la forme de self-services.

Ces principes fixés, comme il convient dans une République constitutionnellement laïque, ce n’est pas au maire de définir le menu. À Chartres, le directeur de la cuisine centrale et ses équipes, dont une diététicienne, le font très bien. C’est leur métier.

Rappelons que la cantine scolaire n’est pas un droit mais une opportunité, une commodité offerte aux familles et à leurs enfants. C’est un outil social, destiné notamment (mais pas seulement) aux familles dont les deux parents travaillent et qui ne peuvent se libérer facilement le midi pour cuisiner le repas de leur progéniture. En outre, les tarifs chartrains tiennent compte des revenus des parents.

C’est aussi un outil éducatif, qui permet à chaque enfant d’exercer son goût, et de découvrir aussi d’autres saveurs. En toute liberté. Et somme toute, dans le droit fil de la mission de l’école publique.

Plus généralement, cette querelle misérable est à l’image de bien d’autres dans notre pays. Comme de juste en démocratie, des positions se développent, et parfois même s’opposent dans ce qui devrait rester le « dialogue républicain » dont on parle tant. Mais les promoteurs de telle ou telle idéologie se comportent vite en doctrinaires qui veulent imposer leur position aux autres. Au nom d’un Bien, d’un Vrai ou d’un Juste dont ils se considèrent comme les seuls détenteurs. Au nom des droits d’une minorité nécessairement « opprimée », au point de vouloir les imposer à la majorité dans une sorte de revanche morale et sociale permanente. Ils vantent la diversité, mais le pluralisme leur fait horreur. Leur « nouvelle cuisine » cache mal les vieilles recettes des « petits chefs ».

Les Élus de la majorité municipale