Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

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Avril 2022

Tribune « Chartres Écologie »

L’HYPOCRISIE DE LA MAJORITÉ MUNICIPALE FACE À LA GUERRE EN UKRAINE

Le 24 février 2022 débutait la guerre en Ukraine menée par Poutine.

Depuis cette date, la majorité municipale n’a eu aucun mot de solidarité vis-à-vis du peuple ukrainien qui se fait bombarder. Aucun mot non plus pour condamner cette guerre aux portes de l’Europe qui tue chaque jour des centaines de civils et même des enfants.

Le 24 février, le maire de Chartres refusait que le sujet soit évoqué en Conseil municipal, coupant brutalement le micro à Quentin Guillemain avant qu’il ne puisse aborder le sujet.

Plus encore, le maire de Chartres, dans une tribune envoyée le 26 février aux maires du département et publiée sur les réseaux sociaux (supprimée depuis), exprimait son admiration « Vladimir Poutine est un fin stratège. (...) Aujourd’hui, ce pays {l’Ukraine} tombe en quelques heures, il s’écroulera même en quelques jours. (...) Ce fin stratège aura juste attendu un alignement des planètes. ».

Propos absolument ignobles. Pas un seul mot pour le peuple ukrainien.

Non, M. le maire, il ne s’agit pas ici de commenter un jeu d’échec. Un peu de dignité et de compassion seraient les bienvenues. Il s’agit de vies humaines qui doivent être sauvées et d’une guerre qui doit être condamnée.

Lors du dernier conseil municipal du 17 mars, l’ensemble des groupes d’opposition avaient proposé un voeu condamnant cette guerre :

« Le Conseil municipal est sollicité afin qu’il :

– condamne la guerre initiée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine,

– affirme sa solidarité avec la population ukrainienne, et aussi avec les citoyens russes qui revendiquent la paix,

– exprime sa résolution d’accueillir par tous les outils à sa disposition, symboliques, financiers et matériels, celles et ceux qui, arrivés à Chartres, sont en demande de protection. ».

Ce voeu, simple et consensuel, conforme aux aspirations des Chartraines et Chartrains qui ont fait preuve d’une solidarité sans faille avec le peuple ukrainien, n’a pas pu être voté car M. Gorges s’est arrogé le droit de le retirer de l’ordre du jour du Conseil, sûrement trop fier de pouvoir faire comme l’autocrate russe qu’il semble tant admirer : museler l’opposition.

Il faut se rendre à l’évidence : les élus de la majorité gorgienne ne sont pas prêts à condamner la guerre menée par Poutine contre le peuple ukrainien et contre notre démocratie européenne

L’Histoire jugera ceux qui dans le silence se font les complices de ce qui se joue en Ukraine.

Difficile de croire qu’au sein de la majorité aucune expression individuelle ne s’élève contre cette indignité, qu’aucun de ces conseiller(e)s ne vienne témoigner personnellement de leur compassion et de leur solidarité au rassemblement hebdomadaire et apolitique organisé depuis trois semaines par la communauté ukrainienne de Chartres… mais c’est ainsi à Chartres : depuis 21 ans aucune tête ne doit dépasser du rang ! M. le maire Jean Pierre Gorges et sa majorité devraient avoir honte.

Quentin Guillemain, Brigitte Cottereau, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

RÉACTIONS FACE À LA GUERRE EN UKRAINE

À l’heure où nous rédigeons cette tribune, mi-mars 2022, déjà plus de trois millions de personnes fuient l’Ukraine. La plupart resteront dans les pays limitrophes, certaines arrivent et arriveront en France.

Il est possible, au vu de la politique française de l’immigration, que ces personnes « déplacées », si elles veulent s’installer durablement et demander le titre de réfugié asilaire, rencontrent les mêmes difficultés que tous ceux et toutes celles qui fuient les zones de conflit, Maliens, Érythréens, Congolais…

En novembre 2021, nous avons demandé d’inscrire à l’ordre du jour du Conseil municipal l’adhésion de la Ville à l’ANVITA, Association nationale des territoires accueillants. Cette association travaille pour que les droits de toutes les personnes vivant sur nos territoires, qu’il s’agisse d’étrangers ou de nationaux, soient respectés. La région Centre-Val de Loire en a signé la charte. A Chartres, seuls le groupe des Verts et nous-mêmes avons voté cette adhésion. La majorité municipale unanime s’y est opposée.

Aujourd’hui, le gouvernement français privilégie une approche déconcentrée de l’accueil des populations qui fuient la guerre en Ukraine. À Chartres, sous la pression de l’État, du grand mouvement de solidarité qui s’est exprimé, et à partir de l’initiative de Sergiy Onufriyenko, originaire d’Ukraine et joueur de l’équipe de hand-ball, une collecte a été organisée par le CCAS et la municipalité. Une partie importante des 36 tonnes de dons rassemblés n’a pas été pour l’instant acheminée. Des transports seront organisés au fur et à mesure des possibilités et des besoins, tant que la guerre durera. Les personnes ukrainiennes nouvellement arrivées et qui arriveront en seront aussi bénéficiaires. On peut espérer que ce qui restera de ces dons soit attribué à tous les précaires, français et étrangers en détresse et sans hébergement, et que les subventions municipales aux organisations de solidarité soient substantiellement augmentées. Nous condamnons cette politique versatile qui se soumet à l’émotion pour ne rien changer de son traitement de la fracture sociale.

Au cours du Conseil municipal du 17 mars, les trois groupes d’opposition ont proposé au vote une condamnation de la guerre initiée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine. Le maire a refusé, sous prétexte qu’il s’agissait de politique internationale et que cela ne concernait pas la vie municipale. Alors pourquoi le hashtag C’Chartres aux couleurs de l’Ukraine place Chatelet ? Solidarité minimale avec l’association des maires de France, qui n’a jamais hésité à afficher publiquement sa position ?

Le rejet de notre proposition est cohérent avec le mépris habituellement affiché envers nos interventions. Pour autant, cela nous étonne toujours, car nous pensons que la vie démocratique d’une séance du conseil, si mince soit-elle, mérite mieux que des humiliations répétées à l’encontre des groupes d’oppositions et donc des électeurs et des électrices qu’ils représentent.

Jacqueline Marre :jacqueline.marre@ville-chartres.fr

Boris Provost :boris.provost@ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

UNE FOIS DE PLUS, UNE FOIS DE TROP !

Pour cette tribune du mois d’avril nous avons souhaité traiter d’un sujet lourd de conséquences. La guerre, une fois de plus, une fois de trop, qui touche tout un peuple, le peuple Ukrainien.

Il est inutile de disserter sans fin sur ses causes. Comme pour toute guerre, ses origines sont multifactorielles, tenant tout autant à notre nature profonde qu’à l’histoire, ancienne comme récente, et à des hommes et des femmes qui par leur action, ou leur inaction, entraînent des millions de personnes dans l’abîme. Si des êtres nous observent d’en haut, ils ont toutes les raisons de désespérer de cette espèce belliqueuse et, à l’inverse de bon nombre de films, de décider de ne pas nous sauver à la fin.

Après des décennies de calme relatif sur notre continent, à l’exception notable des conséquences de l’explosion de l’ex-Yougoslavie, voilà le retour d’un rideau de fer d’un nouveau genre, en direct et en couleur sur tous nos écrans connectés. « Le nationalisme, c’est la guerre ! » disait François Mitterrand le 19 janvier 1995 lors de son discours d’adieu au Parlement européen. Vingt-sept ans plus tard son assertion prémonitoire se vérifie, une fois encore, une fois de trop.

Et entre temps, que s’est-il passé ? Le réveil des nationalismes. Partout. En Russie, en Chine, en Hongrie, en Turquie, au Royaume- Uni, aux Etats-Unis… Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le nationalisme ne peut que finir de cette manière. Au Capitol, à Hong-Kong, en Ukraine, peut-être demain à Taïwan, à la fin, il n’y a, et il n’y aura toujours, que morts et tragédies.

Après le terrorisme et la pandémie, l’économie mondiale doit donc se préparer à un troisième choc exogène en l’espace de moins de dix ans. Une déflagration dont nous avons encore du mal à percevoir les conséquences sur notre vie quotidienne. Un choc qui, comme souvent, pourrait accélérer certaines tendances déjà présentes.

La plus évidente est bien sûr celle de la transition énergétique qui pourrait se trouver accélérée du fait du renchérissement des prix des énergies fossiles.

Entre innovation, restriction et réorientation, nous allons devoir plus que jamais faire preuve d’imagination, de réactivité et de pragmatisme.

Mais aujourd’hui toutes nos pensées vont à ces hommes, ces femmes, ces enfants, pris dans la tourmente de la folie destructrice du nationalisme. Aujourd’hui, nous saluons celles et ceux qui se lèvent avec courage contre la guerre et l’oppression, en Ukraine, mais aussi en Russie.

Nous tenons également à remercier toutes les Chartraines et les Chartrains qui se sont massivement mobilisés pour venir en aide au peuple Ukrainien : dons matériels, financiers, fourniture d’aide médicale, psychologique, aide à la traduction, sont autant de témoignages d’un très bel élan de générosité.

La mobilisation des Chartraines et des Chartrains va au-delà et s’organise pour accueillir les premiers Ukrainiens partis de leur pays pour fuir la guerre. Au moment où nous écrivons cette tribune, 132 personnes déplacées d’Ukraine ont été accueillies dans le département.

Merci pour elles, pour eux. Aujourd’hui, nous sommes tous un peu ukrainien !

Contacts :

Réseaux sociaux #avecvousosonschartresautrement :


Tribune de la majorité

VERTS PEUT-ÊTRE, MAIS PAS ENCORE MATURES…

C’était le jour du Budget 2022, soit l’acte principal de la vie municipale. Celui qui chiffre ce que la Municipalité va faire. Celui qu’une opposition digne de ce nom doit questionner, avant de proposer des amendements, ou mieux, une vision différente. Rien ! Nada ! À la place, notre Conseil municipal a eu droit à un pauvre inventaire à la Prévert de travaux prévus au Budget 2021 qui n’avaient pas été exécutés. Et le Vert de service de dénoncer notre Budget 2022 comme mensonger. Il n’était pas apparu à cet extralucide que nous sortons à peine d’une crise sanitaire qui a mis l’économie à l’arrêt pendant 18 mois. Nous reprogrammons donc pour cette année ce qui n’a pas pu être réalisé pendant cette période. Cet exercice de bon sens était peut-être trop demander.

L’examen de cette affaire de 110 millions d’euros (quand même !) ainsi expédié, les Verts et l’extrême-gauche se jetèrent comme des morts de faim sur le projet de Conseil municipal des Jeunes. Mais pas question d’apprendre à des collégiens adolescents les mécanismes et le fonctionnement d’une municipalité. Non, l’essentiel était d’en faire des militants du « développement durable ». Embrigadez, embrigadez, il en restera toujours quelque chose… Mais surtout, ces gens-là voulaient parler de l’Ukraine, une guerre d’agression et un drame humanitaire qui bouleverse tout un chacun. Il semblait à nos Verts et à l’extrême-gauche que le vote d’une motion radicale par le Conseil municipal de Chartres pouvait changer le cours de la guerre. Madame Fromont leur avait pourtant décrit par le menu comment notre municipalité et les services du CCAS avaient orchestré l’immense élan de générosité des Chartrains. Qu’ils en soient remerciés. L’équivalent de 132 palettes d’objets et de denrées de toutes natures, pour une part déjà expédiées, et pour une autre triées pour les nécessités à venir. Du concret.

Mais nos va-t-en-guerre, dans le genre « Armons-nous et partez ! », tenaient à leur motion. Et comme nous refusions cet exercice, hors de propos dans un Conseil municipal et un rien présomptueux, nous sommes soudain devenus les complices du dirigeant russe. Sans refaire l’Histoire des 30 dernières années en France et en Europe, rappelons quand même quelques évidences.

Si le dirigeant russe a pris le risque d’une guerre d’invasion en Ukraine, c’est qu’il avait constaté les faiblesses et les renoncements du camp occidental.

Or qui, sinon les Verts et la gauche, s’est précipité dès la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union Soviétique pour exiger « les dividendes de la paix » et l’amputation immédiate des budgets de défense dans l’Europe entière, France comprise ? Accordons à l’actuel Président d’avoir stoppé cette chute vertigineuse.

Or qui, sinon les Verts et l’extrême-gauche, s’est opposé à la force nucléaire stratégique française, notre seule protection véritable ?

Or qui, sinon les Verts et l’extrême-gauche, a systématiquement torpillé l’industrie nucléaire de la France, la seule à même d’assurer l’indépendance énergétique du pays ?

Or qui, sinon les Verts et l’extrême-gauche, a exercé un chantage électoral contre madame Merkel pour faire fermer les centrales nucléaires allemandes, mettant ce pays, et avec lui l’économie de notre continent, à la merci des fournitures de gaz et de pétrole russes ? Les Verts français applaudissaient.

Or qui aujourd’hui encore, sinon le candidat écologiste, proclame que des éoliennes vont assurer l’indépendance énergétique de la France et de notre continent ?

Des motions et des moulins à vent ! Le dirigeant russe en tremble déjà. Pitoyable.

Décidément, ces Verts « osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît », pour paraphraser tristement Michel Audiard.

Les Élus de la majorité municipale