Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Votre mairie – Ses grands projets

Novembre 2021

Tribune « Chartres Écologie »

ICI COULE VOTRE BÉTON

Selon un rapport du Sénat : « En France, 28 000 hectares d’espaces naturels et agricoles sont artificialisés en moyenne chaque année ». Soit l’équivalent de 6 terrains de foot à l’échelle de notre région. Ce rythme est très supérieur à la croissance de la population. L’artificialisation des sols participe au « déclin sans précédent de la biodiversité : 1 million d’espèces animales et végétales seraient aujourd’hui menacées d’extinction ». En plus des atteintes à la biodiversité, les effets induits de cet étalement urbain sont très importants pour les citadins : perte d’un sol agricole dont nous allons avoir de plus en plus besoin, intensification du risque d’inondations, massification des déplacements et embouteillages, émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre, coûts des infrastructures étalées et des services diffus, mais aussi fragmentations sociales de plus en plus marquées entre les territoires.

Adapter la ville prend du temps. Rénover, réhabiliter, entretenir, réparer, optimiser et maximiser les usages de l’existant constituent des actions bien plus vertueuses pour répondre à l’urgence climatique… et pour les finances publiques. Cela nécessite des compétences et une vision. Contrairement à l’image d’« extrémistes verts » ou de « fanatiques » que la majorité inflige systématiquement aux élus de Chartres Écologie de manière calomnieuse, nous nous basons sur nos compétences professionnelles éprouvées d’architecte, d’urbaniste, de juristes, et sur les faits et rapports scientifiques pour essayer de faire réagir les élus qui dirigent notre ville. Leurs réponses ne sont que mépris, loin de vos attentes, de vos inquiétudes. Et pendant ce temps-là, les taxes augmentent pour que le béton coule désespérément toujours plus.

Le projet de création d’une autoroute, extrêmement consommateur de terres agricoles et naturelles, relève du passé. Urbaniser des centaines d’hectares de terres agricoles comme le prévoit le PLU de Chartres sur le plateau agricole de Rechèvres et sur le plateau Nord-est, est également une aberration d’une croissance infinie sur un territoire limité, en perte de ressources vivantes, d’autant plus que ces secteurs cultivés sont garants du respect des paysages ouverts préservant les cônes de vue sur la cathédrale. Partout en France, des élus de tout bord ont pris la mesure des enjeux, pourquoi pas ici, à Chartres ? Nous défendons la préservation de nos dernières terres agricoles chartraines.

Dans le même temps, les 11 % de logements vacants s’avèrent très pénalisants pour le centre-ville et les quartiers. La priorité aurait dû être, depuis 20 ans, de remobiliser ces logements, revivifier les quartiers, au lieu de multiplier les opérations de promotions immobilières, hyper denses, qui se concurrencent entre elles obligeant à allonger la durée de toutes les ZAC tant leur commercialisation est sans fin !

De vie, il en est question au coeur de la ligne politique de Yannick Jadot qui incarne l’écologie politique, réaliste et efficace en faveur d’un nouveau modèle économique et social respectueux des territoires et des générations futures, face à des demi-mesures incessantes de l’État, à l’image du principe de « zéro artificialisation nette » d’ici à… 2050 ! On peut toujours attendre. Le béton n’est pas près d’arrêter de couler…

Et pendant ce temps, le maire, dont les propos dangereusement climatosceptiques sont monnaie courante lors des conseils municipaux, malgré les vérités scientifiques, s’affiche désormais comme l’un des porte-parole de Valérie Pécresse, qui trainera ce lourd fardeau obscurantiste durant sa potentielle campagne des présidentielles à venir.

Cultiver la terre nourricière, prendre soin du vivant ou continuer à bitumer et bétonner… vous aurez le choix !

Quentin Guillemain, Brigitte Cottereau, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@remove-this.chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

POUR UNE VILLE ACCUEILLANTE

Actuellement 50 collectivités, dont la région Centre-Val de Loire, les villes de Nantes, Tours ou La Flèche, sont membres de l’Association nationale des villes et territoires accueillants, l’ANVITA. Créée en 2018, cette association a pour but d’oeuvrer à une politique municipale et territoriale d’accueil et d’hospitalité pour les personnes ayant fui leur pays. Nous proposons que la Ville adhère à cette association.

Notre demande est fondée sur deux principes : un principe de réalité et un principe de solidarité.

Le principe de réalité : il y a à Chartres des personnes qui dorment dehors ou dans leur voiture parce qu’il n’y a plus de place au 115 (numéro d’urgence pour un accueil de nuit inconditionnel). Quand il s’agit de familles avec enfants, ce sont la plupart du temps des personnes en attente de décisions pour avoir le droit de résider sur le sol français. Il y a aussi des enfants qui ne peuvent pas bénéficier de la cantine le midi, parce que leurs parents sont étrangers, sans travail et sans papiers. Il y a de jeunes adolescents, mineurs isolés étrangers, pour qui le droit à la scolarité n’est pas respecté, parce qu’ils dorment dans des hôtels et que les travailleurs sociaux sont débordés… Ces personnes vivent à Chartres. Les aider, c’est respecter un principe inconditionnel : personne ne doit dormir dans la rue, personne ne doit rester sans abri.

Le principe de solidarité : Accueillir sans discriminer, ce n’est pas risquer l’invasion. Une ville solidaire permet d’en finir avec beaucoup d’idées fausses. Ce serait une première façon de faire vivre la solidarité : informer sérieusement sur les réalités migratoires, diffuser une plaquette sur les droits des migrants, organiser une campagne contre le racisme et la xénophobie, créer un service d’accès au droit pour les personnes migrantes.

Les maires ont des pouvoirs sur les autorisations de résidence et la facilitation de la vie quotidienne. Chartres pourrait, par exemple :

  • délivrer plus facilement des attestations d’accueil aux habitant⋅es qui souhaitent recevoir et héberger des personnes étrangères pour un séjour de courte durée ;
  • favoriser l’intégration des personnes étrangères en soutenant leur accès aux cours de français, quelle que soit leur situation ;
  • ouvrir les prestations du CCAS, sans exigences de titre de séjour ou d’autres conditions restrictives ;
  • permettre à tous les enfants, quelle que soit leur condition administrative, d’accéder à la cantine scolaire ;
  • mettre à disposition quelques logements pour des séjours temporaires.

Tout ce qui porte atteinte aux droits fondamentaux d’une personne doit être combattu. En adhérant à l’ANVITA la Ville entrerait dans un réseau de solidarité qui l’ouvrirait, elle et ses habitants, à un souffle vivifiant pour se dégager d’un climat de peur et de suspicion délétères.

Jacqueline Marre :jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost :boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

CHARTRES 2030 : LE RÊVE EST POSSIBLE

Avec sa stratégie du « quoi qu’il en coûte », le gouvernement a protégé les Français des conséquences économiques de cette crise sanitaire inédite. Sans ce parapluie de protection exceptionnel, nombre d’entreprises chartraines auraient fait faillite et nombre de Chartrains seraient aujourd’hui au chômage.

Notre territoire a également pleinement bénéficié du plan de relance. 6,8 millions d’euros pour la restauration de la cathédrale. 1,3 millions d’euros pour la rénovation du lycée Marceau et 1,8 millions d’euros pour le lycée Jehan-de-Beauce. 150 000 euros pour le Théâtre de Chartres. Sans oublier les dizaines d’entreprises chartraines accompagnées dans leurs investissements et les centaines de chartrains aidés dans la rénovation thermique de leur logement.

Après le temps de la protection et le temps de la relance vient celui de l’investissement. Le Président de la République a présenté un plan pour la France de demain, « France 2030 ». Ce plan répond aux grands défis de notre temps, en particulier la transition écologique, avec des investissements massifs pour faire émerger les futurs champions technologiques de demain et accompagner les transitions de nos secteurs d’excellence : énergie, automobile, aéronautique ou encore espace.

Pour retrouver le chemin de notre indépendance environnementale, industrielle, technologique, sanitaire et culturelle, notre pays fait le choix de l’investissement et de l’esprit de conquête dans la concurrence mondiale. Loin des prescriptions des théoriciens de la décroissance ou des obsessions des ultra-nationalistes, dont les recettes mortifères mèneraient à l’appauvrissement des Français et au déclassement de notre pays.

Les entreprises chartraines ont les atouts nécessaires pour tirer parti de ce plan d’investissement. Une position stratégique. Un écrin patrimonial exceptionnel. Un réseau d’entrepreneurs qui innovent pour relever le défi de la transition écologique et numérique. Des acteurs stratégiques de l’industrie pharmaceutique et cosmétique, qui exportent partout dans le monde…

C’est grâce au formidable travail des entrepreneurs et salariés chartrains que notre territoire peut s’enorgueillir d’une croissance économique forte et d’un taux de chômage faible. Nous serons à leurs côtés pour qu’ils puissent pleinement bénéficier des investissements annoncés par le Président de la République et votés par la majorité à l’Assemblée nationale. Pour que France 2030 soit aussi Chartres 2030. Le rêve est possible !

Contacts :

Réseaux sociaux #avecvousosonschartresautrement :


Tribune de la majorité

LES FRANÇAIS EN RÉSIDENCE SURVEILLÉE ?

Les propos de la ministre du Logement d’Emmanuel Macron font scandale. « Le modèle des années 70 du pavillon individuel avec jardin » est « un non-sens écologique, économique et social ». Emmanuelle Wargon l’a écrit. L’a dit. Elle veut au contraire densifier encore l’habitat des métropoles, ce qu’elle appelle « l’intensité heureuse » (sic)…

Pourtant, 3 Français sur 4 rêvent de posséder leur maison. Et ils le prouvent : 58 % de Français sont propriétaires et d’une maison individuelle pour plus de la moitié d’entre eux. D’ailleurs, 70 % des ministres de ce gouvernement sont dans ce cas, Emmanuelle Wargon compris !

Pourtant, elle voit les métropolitains se ruer sur les maisons individuelles dans les villes moyennes et les campagnes, traumatisés qu’ils sont par 18 mois de confinement sanitaire. Ils votent avec leurs pieds ! Pourtant, beaucoup prédisent la « dé-métropolisation » de la France. Mme Wargon préfère camper sur des positions dignes de la « décroissance », cette absurdité qu’on croyait le monopole des idéologues d’Europe écologie les verts (EELV). En bonne technocrate, elle prend les conséquences pour les causes. Qui peut croire que c’est en densifiant encore l’habitat des métropoles que leurs habitants y vivront plus heureux dans des quartiers qu’elle rêve « dynamiques, vivants et chaleureux » ? On n’enseigne pas la poésie à l’ENA ! Qui ne voit pas les conséquences de cette métropolisation démesurée ? Davantage d’insécurité, des transports publics saturés, une pollution galopante, des logements toujours plus chers, une mixité sociale disparue, etc. C’est au point, et nous le voyons bien ici, à Chartres et dans l’Eure-et-Loir, que des travailleurs par milliers font le sacrifice d’ajouter à leurs 35 heures hebdomadaires de travail, 2 heures et plus de transport quotidien pour donner un cadre de vie agréable à leurs familles.

Reste l’emploi, jusqu’ici la valeur ajoutée des métropoles. Mais Mme Wargon ne voit pas que cet atout faiblit, à l’heure de la numérisation et du télétravail. À quoi sert de financer la revitalisation des coeurs de villes moyennes, si c’est pour vouloir à toute force favoriser la densification des métropoles ? À Chartres, ville à la fois proche de Paris et heureusement provinciale, nous voyons arriver chaque jour ces Franciliens exilés volontaires. Ils choisissent de s’installer parfois dans le coeur de ville historique où nous entreprenons de réinstaller des logements dans les étages des immeubles anciens, souvent déserts au-dessus des rez-de-chaussée commerciaux. Mais cela n’empêche pas la Ville et l‘Agglomération de soutenir la construction de maisons individuelles, économes en énergie, à côté d’habitats collectifs modernes. Nous répondons simplement au désir des habitants. Y compris ceux du logement social, qui ne voient pas au nom de quoi habiter une maison individuelle leur serait refusé. Devons-nous apprendre à cette macronienne patentée qu’on peut parfois faire du « en même temps » à bon escient… Cette progressiste revendiquée refuse le progrès technique, tout ce qui a permis à nos sociétés d’avancer en apprenant de ses erreurs.

Pire encore, elle entend culpabiliser les Français sommés de renoncer à leurs rêves. Un peu comme la maire EELV de Poitiers qui supprime les subventions à son aéro-club parce qu’elle ne veut pas que les enfants de sa ville puissent même rêver un jour de voler. Jusqu’où ces gens-là iront-ils pour nous dicter nos choix les plus personnels et jusqu’à nos rêves ?

Les Élus de la majorité municipale