Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Votre mairie – Ses grands projets

Novembre 2022

Tribune « Chartres Écologie »

DEMOCRATIE, FINANCES : RÉTABLISSONS LA VERITE

La tribune de majorité du mois d’octobre était cousue de mensonges et d’attaques personnelles pour mieux échapper au débat d’idées.

Rétablissons la vérité :

Vrai : Jean-François Bridet a effectivement siégé au conseil d’administration de la SEM (Société d’économie mixte) Chartres Développements Immobiliers, où il a en effet voté, comme tous les autres administrateurs, la prise de participation de la SEM à hauteur de 40 % dans l’opération immobilière portée par un promoteur privé boulevard de la Courtille, sur le site de la Chambre des métiers. Le projet présenté prévoyait alors la préservation des trois marronniers.

Faux : M. Bridet n’a pas voté leur abattage. L’autorisation d’abattage par la ville de Chartres a été prononcée plus d’un mois après sa démission du 19 mai. En effet, il avait alors compris que, loin de contribuer à la maîtrise des projets immobiliers dans le sens de l’intérêt général, la SEM accélérait la prédation immobilière déjà permise par un Plan local d’urbanisme destructeur et anti-écologique.

Vrai :  la participation de la minorité à ces instances ne permet jamais d’infléchir les décisions mais autorise toujours la majorité à les justifier par la « représentation démocratique » au sein du conseil d’administration. 

Vrai : La participation active de M. Bridet, sur le terrain, à la défense victorieuse des trois marronniers est donc tout à fait cohérente avec cette liberté d’expression et d’opposition retrouvée suite à sa démission.

Vrai : les élus de Chartres Ecologie s’honorent à participer directement aux actions de leur association pour un cadre de vie préservé, contre la bétonisation massive de la ville, et en toute indépendance des partis politiques nationaux.

Autre sujet majeur que nous souhaitons partager le plus largement possible avec tous les Chartrains : notre inquiétude croissante devant l’endettement de Chartres métropole, soulignée dans le rapport publié en septembre par la Cour des comptes.

La Cour relève que l’encours de la dette de Chartres métropole a doublé entre 2014 et 2020 pour atteindre 316 millions d’euros soit 14 années d’autofinancement, et souligne qu’elle devrait présenter un plan de redressement financier.

« La trajectoire financière de Chartres métropole n'est pas soutenable » : ce sont les magistrats de la Cour des comptes qui l’écrivent.

Le rapport critique également les problèmes déontologiques que pose le cumul de responsabilités pour quelques élus et mentionne de graves défaillances de pilotage dans le soutien aux associations et dans le développement des Sociétés publiques locales (SPL) et des Sociétés d’économie mixte (SEM).

Nous vous invitons à lire plus en détail le contenu sur le site de la Cour des comptes.

Suite à la sortie de ce rapport, une conférence-débat est organisée sur les finances de Chartres métropole à l'amphithéâtre du lycée Jehan-de-Beauce, mardi 8 novembre à 20 h. Entrée libre.

Quentin Guillemain, Brigitte Cottereau, Jean-François Bridet et Olivier Maupu

Site : www.chartresecologie.fr

Courriel : contact@chartresecologie.fr


Tribune « Chartres à Gauche »

À LA MADELEINE : SURVEILLER, DÉPLACER, DÉTRUIRE, EST-CE GAGNER LA PAIX ?

Le 12 octobre 2022, la municipalité a organisé à la Madeleine, en présence de Madame le Préfet, une réunion sur le thème « Votre sécurité, notre priorité ». Peu d'habitants s'étaient déplacés, et les interventions ont porté davantage sur les incivilités au quotidien que sur les violences (tirs de mortiers) qui avaient eu lieu à Pâques et pendant la semaine du 14 juillet, et dont la police craint le renouvellement pendant la période d'Halloween.

Le préfet a souligné l'augmentation des forces de Police nationale, le chiffre des interventions anti-rodéos (une par jour à la Madeleine), le renforcement de la lutte contre les bandes, les contraventions pour les consommateurs de drogues. Elle a fait l’éloge de l'efficacité de la synergie entre Police nationale et municipale, et du travail des centres sociaux et maisons de quartier en direction des plus jeunes. Mais s’il est bien ici question de prévention, on peut craindre qu’il ne s’agisse là que de rustines au coup par coup puisque la doctrine municipale prétend que « la meilleure prévention est la répression ».

Pour prolonger ce propos, le maire a insisté sur deux points très différents, essentiels à ses yeux pour lutter efficacement contre l'insécurité : la vidéo-protection et les transformations de l'urbanisme.

La vidéo-protection a fait l'objet de nombreuses études, dont une de la Cour des comptes, en 2018, qui insiste sur son inefficacité, par rapport à son coût. Elle n'empêche pas le délit, la probabilité qu'un délinquant soit pris sur le fait, dans la rue, est très faible et ne vaut pas l'investissement financier : des bureaux, des opérateurs, des techniciens de maintenance, des écrans, des caméras (170 à Chartres), combien cela coûte-t-il, chaque année ? Surtout, elle engendre une surveillance accrue de tous les citoyens qui menace les libertés publiques et peut devenir un instrument politique redoutable. La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et la Ligue des Droits de l'homme le notaient dès 2010...

Quant à la politique d’urbanisme, il est vrai qu’elle compte dans la gestion de la violence mais, selon qu'elle est centrée sur les méfiances individuelles ou sur la solidarité, elle induit des comportements différents. On ne refait pas un quartier en stigmatisant sa jeunesse ou en changeant sa population mais en améliorant sa qualité de vie par un maillage concerté entre éducation, santé, bien-être économique et écologique, activités associatives. La sécurité n’est pas qu’une affaire de police !

Nous pensons que les deux questions, de l'insécurité réelle et du sentiment d'insécurité, ne sont pas séparables des questions économiques, sociales et démocratiques. Au lieu d'un vrai débat contradictoire, avec des interventions de médecins, travailleurs sociaux, éducateurs et animateurs culturels et sportifs, nous avons assisté à une entreprise de com' pour promouvoir la démolition du quartier et la vente aux promoteurs privés de terrains encore publics. Pas étonnant, mais toujours consternant !

Jacqueline Marre :jacqueline.marre@ville-chartres.fr

Boris Provost :boris.provost@ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

UN HIVER EN TOUTE SOBRIETE

Ce mois de novembre marque l’entrée dans la période hivernale. Cet hiver sera marqué par des tensions sur la production énergétique de notre pays.

C’est pourquoi le gouvernement a lancé un grand plan de sobriété qui va permettre de passer la crise à court terme. Ce plan sera complété par l’accroissement de nos capacités de production afin de retrouver une situation plus normale. Cette augmentation de production passera par deux moyens : le renouvelable et le nucléaire. En même temps.

Ce plan de sobriété nous oblige à faire preuve de solidarité à chaque niveau de notre société, que l’on soit une entreprise, une collectivité ou un citoyen. C’est pourquoi au sein du Conseil municipal, nous serons vigilants à ce que les décisions prises soient en cohérence avec ce plan de sobriété tout en préservant l’intérêt des Chartraines et des Chartrains.

Lors du dernier Conseil municipal du 15 septembre 2022, nous avons pu donner notre opinion concernant le vœu du groupe Chartres écologie – NUPES d’organiser un référendum sur la construction de parkings en basse ville. A ce stade nous ne pouvons donner un avis tranché sur ces projets qui ne nous ont pas été présentés en détails tant sur le plan technique que sur le plan financier. Cependant, nous nous sommes opposés à l’organisation d’un référendum au profit d’une consultation citoyenne avec les résidents concernés, plus adaptée pour ce type de projets.

Nous souhaitons également travailler sur une problématique qui nous a été remontée concernant le gaspillage alimentaire au sein des cantines scolaires de la ville. Nous proposons l’organisation de dons à des associations ou la revente à prix réduit des surplus alimentaires comme il est pratiqué dans plusieurs agglomérations en France afin d’entrer dans une gestion plus vertueuse sur le plan environnemental, social et financier.

Proposer plutôt que s’opposer. Amender plutôt que rejeter. Négocier plutôt que bloquer. Voilà la ligne que nous choisissons de suivre au Conseil municipal de Chartres. Une ligne bien différente de certains élus d’opposition, visiblement inspirés par l’attitude de leurs partis nationaux.

L’actualité politique nationale nous interpelle. À l’Assemblée, les oppositions se liguent entre elles pour tenter de bloquer l’adoption du budget de l’État. Dans les entreprises, une poignée de syndicalistes tentent de bloquer la vie de millions de travailleurs. Dans la rue, les partis extrémistes soufflent sur les colères pour tenter de répandre le désordre. Mais nos institutions sont solides. Que ce soit à l’Assemblée, dans les entreprises ou dans la rue, elles ont prévu les outils pour débloquer le pays. Au final, les Français se souviendront de ceux qui, pour servir leurs intérêts personnels, ont choisi le blocage au détriment de l’intérêt général.

Nous vous souhaitons un bel automne !

Contacts :

Réseaux sociaux #avecvousosonschartresautrement :


Tribune de la majorité

ET ILS SONT PASSES OÙ, LES VERTS ?

La grève de syndicalistes minoritaires dans les raffineries a eu au moins un mérite : la France bloquée, les Verts ont disparu du débat public. Coïncidence ?

L’ineffable Sandrine Rousseau s’est contentée d’un timide appel à la « grève générale », que personne n’a entendu.

Finis les grands titres dérisoires sur les barbecues de l’été et leur » virilisme » proclamé.

Pas un mot sur le retour en grâce du nucléaire, cette énergie nécessaire qui ne produit pas de CO2, et qui avec l’hydroélectrique est la seule à ne pas contribuer à ce désordre climatique censé être leur boussole. La leur indique le sud, probablement. Il faut dire que l’électricité nucléaire de la France autrefois prospère était un tiers moins chère que l’électricité allemande. Mais tant pis pour les pauvres ou les entreprises. Et surtout, voyez-vous, l’opposition au nucléaire reste le seul dogme qui les unit.

Le diesel désormais plus cher que l’essence ! C’est le carburant des pauvres et des ruraux. Ils n’osent pas s’en réjouir ouvertement. Mais ils le pensent très fort, n’en doutez pas, du haut de leurs trottinettes.

Pas de ZAD en vue au Havre où l’on se prépare à importer massivement du gaz de schiste américain payé 4 fois plus cher qu’il y a quelques mois.

Quand les réalités fracassent leurs pseudo-vérités, silence radio !

Chez nous, c’est pareil. Pas un mot pour reconnaître la pertinence et l’utilité de notre usine biomasse de Gellainville qui chauffe proprement et à un coût raisonnable les bassins de l’Odyssée, les bâtiments des Hôpitaux et des milliers de logements.

Pas un coup de chapeau à la géothermie, simple et parfaitement écologique, qui chauffe le nouveau Pôle Administratif à moindre coût : quand il fallait 1,8 million d’euros pour chauffer les bâtiments de nos services dispersés dans tout Chartres, 150 000 suffisent aujourd’hui, avec un service meilleur aux Chartrains !

Alors ils parlent de la dette de la Ville, pourtant parfaitement financée et sécurisée dans un budget à l’équilibre. Quand leurs patrons à l’Assemblée nationale ne cessent d’exiger chaque jour un impôt nouveau. Quand ils ne sont pas empêtrés dans leurs querelles de mœurs, réelles ou supposées…

Pendant ce temps-là, les mineurs chinois et les enfants africains se tuent (au sens propre) en extrayant les terres rares nécessaires aux batteries importées de nos, de leurs très chères voitures électriques. Ces gens-là sont comme les éoliennes : leur indignation tourne avec le vent. Mais souvent, elle s’arrête, et curieusement quand le temps forcit. De peur de tourner à vide ?

Les Élus de la majorité municipale