Votre mairie - Ses grands projets

Mars 2018

Tribunes de l'opposition

Tribune Réinventer Chartres

200 MILLIONS D’EUROS DE DETTES OU COMMENT MOURIR EN BONNE SANTÉ


L’agglomération a remplacé la Ville de Chartres sur bien des aspects. Beaucoup des actions et compétences qui étaient de la responsabilité de la Ville autrefois sont devenues de la responsabilité de l’Agglomération. L’assemblée de l’Agglomération n’étant pas élue au suffrage universelle directe ce transfert pose moult questions démocratiques, plus particulièrement à Chartres et ceci pour deux raisons :

 

  • à la fois le cumul des mandats entre la mairie de la Ville de Chartres et la présidence de l’agglomération
  • et l’absence de services techniques et administratifs dans les petites communes qui n’ont d’autres choix que de se dissoudre dans l’Agglomération. Les Maires des petites communes (souvent en décalage avec leurs conseillers municipaux) souhaitent arrêter les frais et passent sous la coupe d’une Agglomération omnipotente, genre de technostructure non démocratique, éloignée des habitants ruraux, qui privilégie toujours la ville centre en échange de quelques menus projets dans le monde rural.Pour faire bien. Et pour maintenir sous sa coupe des territoires désarmés.

 

Le cumul des mandats accentue ce recul démocratique à Chartres. L’Agglomération sert à porter les dettes et les grands projets de la ville centre pour favoriser la réélection du Maire à court terme.

Comme en entreprise, certains chefs d'entre elles, pour faire face à leur stratégie de développement trop aventureuse, mettent en place une cavalerie budgétaire. Le principe est simple, faire porter à d’autres structures les dettes pour qu’elles refinancent l'entreprise mère. Mais cette technique n’a qu’un temps et l’entreprise mère finit la plupart du temps par sombrer. C’est ainsi que des entreprises qui semblent dominantes et hors de danger disparaissent. Mourir en apparente bonne santé est ce qui attend la Ville de Chartres et son Agglomération.

L'Agglo avec 200 millions d’Euros de dette, des satellites opaques très endettés (sup)portant tous les projets et des rentrées fiscales ne traduisant pas le dynamisme du territoire affiché dans les plaquettes de communication, le cocktail est explosif. Le Maire et son adjoint aux finances - apprentis sorciers ? - ont réussi à s’en sortir jusque là en élargissant sans cesse le périmètre de l'Agglo ce qui permet de faire peser ces dépenses sur des communes toujours plus nombreuses. Et, cerise sur le gâteau, ce périmètre en évolution permanente ne permet pas de comparaisons budgétaires.Les discours et autres tactiques du Maire suffiront-ils encore longtemps à rassurer ?

Au Conseil Municipal de Janvier, nous avons eu de nombreux exemples du navire qui craque. Des SPL (entreprises satellites bien pratiques pour cacher la dette) demandent dès le mois de janvier des avances de trésorerie ! En théorie remboursables,elles sont souvent transformées en participation et donc ne reviennent jamais à la Ville. N'oublions pas aussi les nombreux retards de paiement qui entraînent des retards dans l'exécution des travaux.

Chartraines, Chartrains, ne comptez pas sur le nouvel hôtel de Ville pour Septembre 2017 (50 millions tout de même avec des avenants majorant, à ce jour, la facture de + 7,8 %... et ce n'est pas fini !!). Nous sommes au regret de vous l'annoncer avec un an de retard donc, pour Septembre 2018.

Du bout des lèvres, l’adjoint aux Finances a préparé le terrain pour une livraison en 2019... juste avant les élections municipales de 2020 ?


L’équipe Réinventer Chartres

Josette Morin Berenfeld, Sandra Renda, David Lebon, Noël Billard.

Tribune du Front de Gauche

DÉFENDONS LA PLURALITÉ DE LA PRESSE

 

Le sujet de la presse, notamment d'information, est un vrai problème à Chartres. Il y a un cruel manque de pluralité, puisqu'il ne reste plus qu'un seul quotidien papier.

Si je parle de ce sujet c'est pour défendre un média.

Le site internet d'information et d'expression citoyenne «cactus.press» est attaqué en justice par le journal ayant le monopole de la presse papier.L'audience aura lieu le 14 mars à 14 h au Tribunal de Grande Instance de Chartres. Je vous invite à vous y rendre nombreux pour défendre la liberté d'expression et la pluralité de la presse.

Extrait de l'article de CACTUS parlant de l'affaire :

[...] « L'Écho Républicain et le groupe La Montagne nous ont demandé,en novembre 2016, de retirer divers articles de notre site, au motif allégué qu'ils caractériseraient un dénigrement.Dans un esprit de conciliation, nous avons fait droit partiellement à cette demande, en considérant cependant que ces organes de presse entendaient ainsi nous censurer, et en refusant de retirer l'essentiel des textes litigieux [...]

Nous avions, dans un esprit de conciliation, proposé à l'Écho de faire paraître un droit de réponse ou de se prêter au jeu d'une interview [...]L'Écho a refusé ces propositions constructives.

Nous avons, de notre côté, refusé de céder, car ce qui est en cause relève d'un principe essentiel : la liberté d'expression.L'Écho et La Montagne ont décidé de nous assigner devant le Tribunal de grande instance de Chartres.

CACTUS, site associatif, ne disposant d'aucune ressource et animé par des bénévoles, est fier de pouvoir défendre la liberté d'expression devant un Tribunal, contre un groupe de presse qui pèse plus de 90 millions d'euros de chiffre d'affaires.[...]Vive la liberté ! »

 

Denis Barbe

frontdegauche.chartres@gmail.com


Tribune sans étiquette

HOLLYSHIT ON ICE

 

Courchevel sur Eure. Ça ne fait pas rêver ? Ou Chambéry sur Beauce si vous préférez.

Remarquez qu'on aurait quand même pu avoir les JO d'hiver dans notre belle capitale ! L'ensemble des épreuves concentré sur 3 jours en 24/24 et le tour était joué ! Votre télé locale couvrait les épreuves en exclu-lulu. Voilà qui rapportait un sacré paquet de « biftons ». Et puis c'est marre.

Étoile des neiges quand te reverrai-je ?

Tout cela est bien joli me direz-vous mais comment aurait-on circulé ? Faites donc preuve d'imagi-nation ! Quelques centimètres de carbone empêcheraient-ils les grandes idées de triompher ? Bien sûr que non ! On a un aérodrome international, deux zones commerciales dignes des grandes méga-lopoles et bientôt un super palais des glaces. « In neigas veritas ».

Ne laissons pas les grincheux et les aigris gâcher notre plaisir. D'accord, les ploucs ont beuglé que les routes étaient bloquées. Mais quoi ? Qui commande ? Bah, ça fera quelques reportages photos et quelques séquences télévisées. Certains seront contents de voir leurs têtes et se sentiront importants quelques instants. On se lamentera officiellement que c'est inacceptable, qu'on va demander des comptes aux responsables et puis quoi ? D'ailleurs à l'heure du libéralisme-libertaire triomphant et de la représentativité nationale a extra minima on se moque bien de l'opinion publique. Place aux « winners ». Au diable les petites gens, la sécu, les droits sociaux et les fonctionnaires.

Non mais !

Vive la France !

 

T. Brière-Saunier

Contact: Alliance.Royale28@inmano.com

Twitter: @canardsanstete1 - FB: Alliance-Royale-sur-Chartres


Tribune de la majorité

ET LE MUET PRIT LA PAROLE.

C’est une histoire de la petite politique ordinaire, celle qu’on aurait cru oubliée alors que l’An I du « nouveau monde » macronien n’est pas encore écoulé.

L’un de nous, parcourant distraitement le magazine « Capital »,tombe sur un classement de l’activité des nouveaux députés. Parmi eux dix-sept, dont quinze de La République en Marche, n’ont encore jamais pris la parole à l’Assemblée Nationale. Et notre ami a la surprise affligée de découvrir dans cette liste le nom du député de la première circonscription d’Eure-et-Loir…

Pourtant, ON nous avait dit que ce temps du dilettantisme parlementaire était révolu.

Pour preuve, ON avait institué le mandat unique. Fini le temps des « barons » députés-maires, ces « cumulards » davantage occupés de leur réélection et de leurs médiocres soucis locaux que des grands enjeux du pays.

Pour assurer l’affaire, ON avait voté la suppression de la réserve parlementaire, cette survivance d’un « clientélisme » jugé corrupteur, qui permettait aux députés d’aider telle association ou telle commune de leur circonscription. Mettre les mains dans le cambouis ordinaire n’était pas du niveau de ces nouveaux missionnaires de l’intérêt général.

Et en première apparence, c’était vrai : nous en jugions par le dépliant publicitaire du député en question. Il se résumait à un catalogue de vœux qu’il avait prononcés en janvier dans diverses communes. Il avait, pour exister, voulu ignorer l’usage établi par son prédécesseur, selon lequel il était presque malséant au député de venir occuper la tribune du maire d’une commune, quand celui-ci adresse ses voeux à ses administrés…

ON nous avait dit dans les journaux que les députés de La République en Marche croulaient sous le travail parlementaire. Certains se disaient même menacés de divorce par leur femme… ou leur mari…

D’autres découvraient que ce rythme d’enfer était pour le coup bien mal payé. Et puis nous avons vu soudain réapparaître ce député dans les colonnes de la presse locale. On aurait pu croire qu’il s’agissait pour lui de prendre position sur les grands problèmes de la France, de l’Europe et du monde. C’est vrai qu’ils ne manquent pas, de la CSG des retraités au déficit persistant de l’État. En ces temps olympiques, des taxes descendaient en avalanche…

On aurait même compris qu’il consulte les élus locaux sur la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales et territoriales. Mais attention, tout cela considéré du haut de sa vision nationale et européenne.

Mais non, ce monsieur fraîchement débarqué chez nous, venait,seul de son espèce, condamner soudain le projet d’autoroute A154, réclamé pourtant par tous les élus du département depuis longtemps.

Pire encore, il récidivait pour rejeter la décision favorable en la matière, prise à ce sujet par une commission gouvernementale désignée par ses maîtres. Où était passé le sens de l’État, la loyauté envers son gouvernement ? Pour satisfaire sa clientèle électorale locale, ce monsieur balayait d’une phrase quarante ans de réflexion et la légitimité de ceux qui pour le coup connaissaient tous les éléments du dossier, ce qui n’était pas le cas de ce nouveau venu.

« Je marche seul »… on connaît la chanson. Mais tout le monde n’a pas le talent de Jean-Jacques Goldman.

Le bon La Fontaine aurait écrit sur ce clientélisme ordinaire une fable édifiante. Mais on raconte seulement que La République en Marche aurait décidé d’écrire quelques Questions au Gouvernement que ce député et les autres muets du sérail pourraient lire devant l’Assemblée Nationale.

Proposons un titre : « l’île des perroquets »...

Cela pourrait faire au moins une belle gravure en couleurs…

 

Les élus de la majorité municipale