Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Avril 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

NON À LA PRIVATISATION DU PARVIS DE LA CATHÉDRALE

Comme beaucoup d’entre vous nous avons été choqués de voir le plan et les dessins du nouveau bâtiment que souhaite réaliser l’équipe municipale devant la cathédrale. Ce plan de bâtiment massif est une hérésie pour tous les amoureux de la perle de la ville classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Nous avons eu l’occasion de dénoncer l’absence de sens du projet du Maire.

À l’origine, le Maire voulait un centre d’interprétation de la Cathédrale qui devait permettre de mettre en valeur le patrimoine de ce joyau gothique. Avec un projet scientifique, en lien avec les autorités religieuses, l’aménagement d’un tel lieu (mais pas sur le parvis) pouvait se comprendre. Fin 2018 Il n’en était plus question et les élus de la majorité n’ont pas pour autant abandonné leur projet de bétonner le parvis.

Pour justifier désormais son projet, la municipalité veut faire un espace dédié aux fouilles archéologiques réalisées dans les années 1990 devant la Cathédrale. Nous nous interrogeons sur leur réel intérêt alors que le sanctuaire de St Martin au Val sera dédié à l’archéologie avec un fond riche des découvertes faites sur le territoire. Le projet envisagé n’a plus de lien avec la Cathédrale, il n’y a pas de projet scientifique, ni même de projet architectural ambitieux. Il se résume à un bâtiment et une dalle de béton, futures verrues urbaines.

Malgré les protestations qui se multiplient, l’équipe municipale continue à soutenir ce projet insensé et nous contestons les 727 000 euros inscrits (gaspillés ?) au budget 2019 pour lancer les études de réalisation. Après avoir fait remarquer au Maire que son projet phare de 15 millions d’Euros n’a pas de financement prévu en 2020 et les années suivantes, il a avoué « que ce projet n’avait pas de modèle économique » et que « c’est par le financement des fouilles qu’il peut en trouver un ». Ce projet est devenu un vulgaire projet immobilier. Le Maire a fait un autre aveu : « Nous envisageons de faire un Appel à Manifestation d’Intérêt pour trouver un partenaire privé ! Alors que ces AMI servent dans beaucoup de villes à choisir des architectes et un projet, là il s’agit juste d’argent. À prendre les choses à l’envers on fait toujours n’importe quoi.

Le parvis de la Cathédrale, indissociable de celle-ci, ne doit pas devenir une propriété privée. Il doit rester le bien commun.

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, David Lebon, Josette Morin Berenfeld, Boris Provost, Sandra Renda, Sébastien Tenaillon

Contact : davidlebon@remove-this.yahoo.fr


Tribune de Chartres Insoumise

ECHEC & MATH

Lorsque JP Gorges agit, il le fait en stratège. Sa passion pour les échecs combinée à cet insatiable appétit de pouvoir, font de lui un adversaire politique redoutable. Son élection, dès le premier tour des dernières élections municipales, ne doit rien au hasard. Cet homme est un « génie » sur tous les plans. Fiscalité, urbanisme, attractivité, la Beauce n’a jamais été aussi « bien » administrée !

C’est sûrement pour cela que les services publics sont partout en baisse de moyens. Que l’accès aux soins est de plus en plus compliqué. Que bon nombre d’employés municipaux sont stressés. Que la parole libre est cadenassée sous peine de sanctions. Que la communication municipale ressemble à s’y méprendre à de la propagande. Que la misère est soigneusement dissimulée et écartée de notre territoire. Qu’une alimentation de qualité est si difficile à trouver sans se ruiner. Que les maladies chroniques se développent sournoisement. Que la biodiversité s’effondre silencieusement. Que le climat se modifie irrémédiablement. Que notre dépendance au pétrole, au nucléaire, au moteur thermique, aux métaux rares, aux psychotropes, aux médicaments, à la consommation, aux écrans, explose dans chaque famille. Que nos champs sans intrants sont devenus des déserts en puissance. Alors forcément, lorsque nous proposons d’installer des fermes urbaines à Chartres, nous nous exposons aux quolibets de ce maire visionnaire.

Car lorsque JP Gorge agit, il use également de ses talents d’informaticien. Plus au fait des rouages d’un Amstrad que d’un ordinateur quantique, son codage politique semble pour le moins binaire. Soit on le suit sans sourciller, soit on l’affronte violemment. Son logiciel libéral est pourtant truffé de virus et n’aurait jamais dû être commercialisé ! En tant que citoyens responsables, ayons le courage de regarder la réalité en face. Loin de toute propagande et d’idéologie. Les faits, rien que les faits. Les scientifiques ne savent plus comment nous persuader de changer de programme et ça, la majorité ne veut pas l’entendre.

Malheureusement pour nos enfants, JP Gorges n’est qu’un exemple parmi tous ces stratèges qui nous dirigent… droit dans le mur. Lisez Crépuscule de Juan Branco, vous comprendrez de quoi il en retourne. Les gilets jaunes le répètent depuis maintenant des mois ; notre devoir est de nous unir face à ce pouvoir avide, aveugle et méprisant. C’est ce qui est également ressorti de la conférence du 15 février dernier à la salle Ravenne de Chartrexpo. Cet évènement politique a rassemblé près de 500 personnes. De mémoire de Chartrains, aucun groupe politique n’a réussi à réunir autant de monde dans une salle depuis bien longtemps.

J’ai assisté à cette rencontre où de nombreux animateurs du mouvement étaient présents. Ce fut un véritable moment d’échanges, de réflexions et finalement d’éducation populaire. Un moment d’espoir aussi pour de nombreux participants conscients de lutter contre des titans. Saluons donc les organisateurs de cette soirée pour cet indéniable succès. Le système « démocratique » actuel est soumis à de vives critiques et remises en cause légitimes. La Ve République n’est pas la fin de l’histoire...

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

LA FOUDRE NE TOMBE JAMAIS DEUX FOIS AU MÊME ENDROIT

Quelle opportunité ce grand-débat ! Je dirai même plus, quel opportunisme ! Que de grandes réunions pour un semblant de démocratie directe. Les chargés de com’ n’ont pas dû chômer pour que leurs illustres inconnus, élus par défaut, puisse briller de toutes leurs belles dents devant les flashs des photoreportages… Mais quel ennui ! Sur deux revendications pourtant simples (le rétablissement de l’ISF et le RIC) les petites mains du gouvernement ont soigneusement noyé le poisson.

Et le nouveau parvis de cette cathédrale ? Voilà un sujet culturel qui mérite qu’on s’y arrête. Je trouve les protagonistes un peu timorés. L’évêque ne semble pas s’y opposer laissant entendre que l’attache cultuelle d’un édile local adoucirait le carnage immobilier. Je ne sais de quelle faction se réclame l’édile en question… Les promoteurs ne font pas preuve d’initiatives disruptives. Là aussi quel ennui. Allons messieurs, de l’audace ! Le « gross Paris » n’est pas très loin ! Le parc d’attraction sera le deuxième joyau de cette ville ! Un pôle gare tout neuf. Thermomixons le tout et qu’avons-nous ? Une gare ferroviaire ! C’est l’endroit idéal pour y installer une ligne automatique de trois stations « gare » « cathédrale » et « parc d’attraction ». Une ligne fonctionnant à 100 % à l’énergie éolienne. Voilà un projet pour une start-up régionale écologique et futuriste. Le tout sans impôt. Alors, on n’est pas bien chez les winners ?

Vive la France

T. Brière-Saunier

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1


Tribune de la majorité

DÉSORDRES…

De manifestations en émeutes, de débats en interrogations, la boussole du pays semble s’affoler. Les vitrines brisées nous renvoient l’image de tous nos désordres.

Par exemple, nos gouvernants successifs ont déploré le millefeuille administratif, coûteux, inefficace, instrument du règne des technocrates et de la déligitimation des élus.

Ainsi François Hollande, qui tenait sans le dire aux départements, a donné aux Régions des dimensions tellement vastes qu’elles ont de fait renforcé la légitimité des départements, proximité oblige. L’actuel Chef de l’État a voulu gouverner sans les collectivités locales et leurs élus. L’Etat seul et ses technocrates. Avec des députés tout neufs et inexpérimentés, une sorte de fan-club qui n’aurait pas l’idée de la moindre fronde.

Contraint et forcé par une révolte populaire qu’il n’avait pas vu venir, il tente aujourd’hui de reprendre langue avec des maires qui restent les seuls élus encore légitimes. Et l’on nous annonce même un nouvel Acte de Décentralisation. À voir…

Notre maire Jean-Pierre Gorges avait écrit il y a deux ans un livre pour réclamer cette décentralisation, ce rapprochement entre les décideurs, les décisions et les citoyens qui en vivent les conséquences au quotidien. Penser global, agir local est depuis devenu à la mode. Ce bon sens est aussi la seule voie vers l’économie des dépenses.

Reste à passer à l’acte. Un exemple, qui parlera aux Beaucerons : l’Institut de Recherches Économiques et Fiscales vient de publier une étude effarante qui n’étonnera pas les agriculteurs. Il passe en revue tous les organismes européens, français, régionaux, publics ou para-publics, qui viennent régenter quand il leur plaît l’activité des agriculteurs français. L’Institut en recense des dizaines, avec chacun un président, du personnel, un budget financé de près ou de loin par la fiscalité. Ils ne se concertent jamais. Le nombre des agriculteurs diminue rapidement, mais ces organismes prolifèrent. Ils disent apporter des aides. Mais celles-ci diminuent aussi. Ce n’est pas le cas des normes et de la paperasse, bien au contraire. L’écologie à parfois bon dos…

Ce constat, vous pouvez le faire dans tous les domaines, du maquis des aides sociales à l’imbroglio du logement, des systèmes de retraite à la jungle fiscale. Non contentes d’être compliquées, toutes ces règles changent tout le temps.

Ici, à Chartres et dans l’Agglomération, les responsables sont clairement identifiés, les organismes publics concentrés sur leur mission et rien que sur leur mission, les règles fiscales stables, les objectifs affichés publiquement. Et les élus assurent le pilotage de l’ensemble selon les règles élémentaires de la démocratie. Tous les six ans, les citoyens les réélisent ou en choisissent d’autres, sur des programmes clairs.

On nous dit aujourd’hui que six ans c’est long dans la démocratie moderne. Pourtant, il faut du temps pour comprendre les règles du jeu, puis mettre en oeuvre des projets et les mener à leur terme. Deux ou trois fois plus de temps qu’en 2001, lorsque les Chartrains ont fait confiance à notre maire et à notre majorité… C’est dire si nous aussi nous attendons, avec la même inquiétude que la vôtre, de savoir ce qui va sortir du brouhaha des débats et des propositions contradictoires.

Un dernier mot : n’oublions pas que la révolte des « Gilets Jaunes » a d’abord été fiscale et territoriale. Mais les vieux démons ont la vie dure : on ne parle que d’augmenter tel ou tel impôt, et l’on attend tout et son contraire de l’État et de Paris. De quoi faire des noeuds avec ses skis ?

Les élus de la majorité municipale