Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Décembre 2018

Tribunes de Réinventer Chartres

UN MAIRE QUI VEUT CHOISIR SES HABITANTS-TRAVAILLEURS

Chartres a fait récemment la Une de l’actualité nationale par des déclarations tonitruantes de son maire, en continuité avec son combat contre les plus modestes. Il y a 10 ans, député, il s’opposait à l’Abbé Pierre qui défendait un MINIMUM de 20 % de logements sociaux dans les villes alors que pour M. Gorges ce doit être un maximum. Cela lui avait déjà valu la réprobation générale et avait terni l’image de notre ville. Aujourd’hui entre la fermeture du marché aux vêtements de la butte des Charbonniers, la destruction du réseau associatif dans les quartiers, le combat contre la maison pour tous de La Madeleine, la destruction de logements à loyers modérés (passés de 27% en 2001 à 22% aujourd’hui), la « priorité au SDF Chartrains » pour l’accès au logement (sic ! : sans domicile on est ni chartrain ni d’ailleurs…), et la décision de refuser la création de 2000 emplois, la coupe de son mépris pour les plus précaires et les plus fragiles est pleine.

Pourquoi le Maire/Président d’Agglomération de Chartres a-t-il décidé de ne pas répondre favorablement à l’arrivée d’un entrepôt logistique d’un géant du e-commerce avec 2000 emplois ? Selon lui pour ne pas déstabiliser « socialement » « sa » ville avec des emplois accessibles aux moins qualifiés. C’est ignorer cruellement que 4170 personnes sont inscrites à Pôle Emploi à Chartres (*) (catégories A,B,C sept 2018), 11700 sur l’agglomération (catégories A,B,C sep 2017). Tout travail est respectable et beaucoup de chartrains auraient pu trouver un emploi. Son argumentation cache mal un électoralisme cynique. Le Maire et sa majorité travaillent pour ceux qui sont intégrés dans la société et qui votent. Les autres peuvent s’enfoncer dans la précarité et l’exclusion.

Est-ce une marque de courage d’un élu de refuser l’implantation d’une telle activité économique sur le territoire ? D’ignorer les conséquences positives pour les emplois indirects et le dynamisme de la ville ? Si ce n’est pas à Chartres, une telle entreprise s’implantera nécessairement ailleurs.

Il est scandaleux qu’une telle décision ait été prise par le Maire/Président de l’Agglomération (qui a en charge le Développement économique), seul, sans débat dans le conseil municipal et le conseil communautaire.

Chartres n’est pas une forteresse avec le plein emploi contrairement à ce que l’on veut vous faire croire. Le nombre de chômeurs y est malheureusement important et c’est l’accès aux emplois en région parisienne avec la ligne Chartres-Paris qui cache l’échec de l’actuel Maire-Président sur le sujet de l’emploi. Nous pensons que tout doit être fait pour permettre à beaucoup d’habitants de retrouver le chemin du travail et cela passe par une politique ambitieuse de développement des entreprises actuelles mais aussi avec l’accueil de nouvelles.

Chartres a besoin d’un renouveau.

Le groupe « Réinventer Chartres »
Boris Provost, Sandra Renda, Sébastien Tenaillon, Josette Morin-Berenfeld, Monique Kopfer, David Lebon

Demandeurs d’emplois sur Chartres entre 2015-2018 ; catégories A-B-C : +6,6%
http://statistiques.pole-emploi.org/stmt/geo?ss=1


Tribune de Chartres Insoumise : l'humain d'abord

QUI VEUT LA PAIX, RÉPARE LA TERRE !

Ça ressemblait à quoi un papillon ? C’est quoi une saison ?? Pourquoi n’avez-vous rien fait
pour sauver notre avenir ?!? Voici le genre de questions auxquelles nous devrions nous
préparer à répondre aux enfants si nous ne modifions pas profondément et rapidement nos
modes de vie. Une chose est sûre, nous ne pourrons pas leur dire que nous ne savions pas !
Depuis des années le GIEC nous alerte, la NASA nous alerte, l'ONU nous alerte, les
associations environnementales nous alertent, certains partis politiques nous alertent et nous
ne réagissons pas vraiment. Pourtant le climat, les plantes, les animaux, nos familles, nos
paysages et nos repères sont en train d’être anéantis de manière irréversible. Certaines
personnes ont le courage d'ouvrir les yeux mais le déni reste de mise. Plongez une
grenouille dans l’eau bouillante, elle bondira hors du récipient. Faites bouillir l’eau
progressivement et cette même grenouille sera cuite avant de s’en rendre compte…

Les scientifiques sont formels, nous devons évoluer rapidement dans tous les domaines
(habitats, transports, énergies, industries, agriculture, consommation, urbanisme) pour avoir
une chance d’être un minimum préparé à la catastrophe annoncée. Comme l’a dit Monsieur
Hulot lors de sa démission fracassante : « Les petits pas ne suffisent plus ! ». La transition
douce est un échec cuisant et notre réaction collective ne répond aucunement aux enjeux.
Nous ne vous abreuverons pas de chiffres ni de graphiques ici mais nous vous engageons à
lire les différents rapports des organisations précitées.

Pour être réellement en phase avec l’Histoire, nous pouvons mettre en place le monde
nouveau qui se fait attendre en marquant une véritable rupture avec nos erreurs du passé. A
tous les niveaux. A l’échelle de Chartres et de son agglomération, les défis sont immenses et
les politiques actuelles complètement obsolètes. A grand renfort de propagande, la Droite
tente encore de perpétuer la fable d’une croissance infinie dans un monde fini. Ce n’est plus
tenable ! Nous avons pris beaucoup trop de retard. Le déni est un poison anesthésiant qui
nous empêche de réagir en conséquence.

Dans cette tribune, nous détaillerons tout au long de l’année 2019 les grands axes d’un
véritable programme d’action et d’espoir pour rompre avec ce libéralisme destructeur.
L'année qui vient sera également celle des élections européennes alors n’oubliez pas de
vous inscrire sur les listes électorales avant le mois de décembre, si ce n'est pas déjà fait. Il
est nécessaire que tout le monde prennent la parole avec son bulletin de vote pour dire
STOP à ces politiques d'un autre âge qui nous gouvernent depuis trop longtemps.

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

HOME SWEET HOME

On n’est pas bien entre nous? Bien sûr que oui ! Il est pas bien cet équilibre socio-économique ? Pissons dru sur les multinationales exploiteuses qui veulent voler le boulot de nos sans-dents qu’ils n’ont pas! Make iouréloïr great again!

Faisons flotter fièrement nos abondantes chevelures jaunes, orangées ou blondes vénitiennes dans le vent humide, le regard plongeant loin du haut des jardins de l’évêché vers l’horizon pollué. Soyons prêts à bouter le pernicieux employeur macronisé hors des limites paradisiaques de notre cite multimillénaire! « Je vais te faire courir, moi, tu vas voir, machin là-bas!» Ben quoi ? on a nous aussi nos sous-payés. On ne va pas en chercher ailleurs! On y tient à nos grincheux irréformables en gilet jaune, sauf s’il porte un bonnet rouge il est possible qu’on le dépose à la gare.

Nos zones touristiques, nos zones résidentielles, nos zones d’activités ou industrielles, notre aéroport, notre pôle gare, nos sorties d’autoroute et, at last but not least our giant Fantasialand beauceron. De quoi avoir les poils qui se dressent sur l’avant-bras droit.

Quoi de mieux que l’adversité pour resserrer les rangs ? Bientôt les élections municipales : un p’tit stage de motivation dans les champs de pomme de terre ? Rien de telle qu’une séance de vachettes intervilles pour remettre les rabougris du bulbe ou les ventripotents dans le bain de la Win ! C’Ca la méthode disruptive du management de la grosse troupe. On est les premiers de cordées ou bien ?

D’ici là, nous vous souhaitons un joyeux et saint Noël.

Vive la France

T. Brière-Saunier

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1


Tribune de la majorité

LE REFUS DU MÉPRIS

Le climat de révolte fiscale qui règne aujourd’hui en France laisse plus que songeur sur la déconnexion de certaines élites technocratiques d’avec le « pays réel », pour reprendre une expression validée par le porte-parole du Gouvernement..

L’actuel chef de l’État semble même en passe de dépasser son maître –prédécesseur en la matière. N’y voyez pas d’ironie : quand nombre de commentateurs affirment sans rire que François Hollande n’a pas davantage augmenté les impôts que Nicolas Sarkozy avant lui, il y a là une véritable escroquerie intellectuelle et morale. Car les impôts de François Hollande n’ont pas remplacé ceux de Nicolas Sarkozy, ils s’y sont ajoutés. Et l’actuel chef de l’État en rajoute une couche, et c’est ce seau d’eau
supplémentaire qui fait déborder la piscine…

Rappelons en passant que notre majorité municipale, derrière notre maire, a baissé chaque année depuis 2001 les taux des impôts locaux des Chartrains. Et nous l’avons fait « en même temps » que nous investissions massivement, tout en maîtrisant la dette. Le racket fiscal n’est pas une fatalité.

C’est dire si, comme beaucoup d’autres Français, nous vivons mal la morgue d’une technocratie qui nous méprise et nous abreuve de contraintes et de normes, sans s’imposer à elle-même les règles qu’elle nous dicte sans discussion possible.

Nous n’avons même plus envie de rire, même jaune, quand un député hors-sol se permet à la fois de refuser l’autoroute A154 tout en préconisant l’installation ici d’une énorme entreprise de logistique dont l’économie repose justement sur les voies de communication rapide et leurs dizaines de milliers de camions... Tout en votant à Paris une fiscalité soi-disant écologique.

Nous mentionnerons pour mémoire les hauts cris de certains représentants de l’opposition municipale qui affichent peu ou prou les mêmes contradictions. Rappelons- les seulement à un peu plus de modestie : sous leurs prédécesseurs aux commandes de la Ville de Chartres, le Jardin d’Entreprises était surnommé par les Chartrains la « jachère d’entreprises ». Et les impôts locaux des Chartrains étaient supérieurs de 80% à ceux des citoyens des autres villes de même taille…

Enfin, dernier abus et non le moindre, faut-il rappeler que l’argent que l’État redistribue soi-disant généreusement a été d’abord prélevé sur la richesse produite par les entreprises et les travailleurs de ce pays comme de cette agglomération. Avant d’être l’argent de l’État, il a d’abord été le nôtre, ce que ni les technocrates ni les socialistes ne se résoudront jamais à admettre.

Il ne s’agit pas de discuter à l’infini du bien-fondé de telle ou telle revendication exprimée parfois sans mots savants ou dans le désordre par ceux qui sont au bord de la révolte ou de la démission. Citoyens ou maires. Il s’agit d’abord de partager avec eux le refus du mépris.

Les élus de la majorité municipale