Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Février 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

UNE NOUVELLE USINE POUR LA RESTAURATION COLLECTIVE

Une nouvelle cuisine centrale est en construction (coût prévu de 5,7 millions d’afin de doubler la capacité de production (11 000 repas par jour vendus à plusieurs communes de l’agglomération pour les écoles, les foyers et aux Hôpitaux de Chartres). Avec cette nouvelle usine le Maire de Chartres attend des réductions de coûts de production. Une réduction pour qui ? Les mairies ou les usagers ?

Nous demandons donc une réduction des tarifs pour les familles !! Mais sans transparence, nous pouvons craindre que les gains restent masqués et que les prix des repas continuent d’augmenter !

De plus, cette décision nous interroge devant le manque de transparence et le manque d’ambition pour améliorer la traçabilité des aliments, les circuits courts et le bio. La décision de construire une nouvelle usine a été prise pour des questions financières et non de qualité alors que c’est aujourd’hui possible de conjuguer les deux. Par les circuits courts, gage de qualité et de maîtrise des coûts, à l’impact environnemental limité, des producteurs locaux doivent avoir accès aux marchés publics. Une usine comme celle choisie, au regard des volumes, va passer des marchés qui vont exclure de fait nos producteurs locaux.

Cette future usine restera sur le modèle de « liaison froide » avec des plats préparés quelques jours à l’avance. De plus, les repas seront fabriqués principalement à base de produits déjà préparés par de grands fournisseurs, à la qualité gustative limitée, avec utilisation importante des plastiques. Comment concilier la volonté de massifier les achats, serrer les prix, et faire le choix de la qualité et de la proximité ?

Nous demandons que la notion de qualité soit définie et affichée : labels, origines, additifs et transformation, modes d’élevage, part du bio…

Nous regrettons que l’équipe municipale ne montre pas de volonté ambitieuse dans ce domaine et les tarifs des repas pour les usagers, dont les nombreux parents, continuent d’augmenter. La restauration collective de l’agglomération va à terme nourrir quotidiennement des milliers de personnes, du tout petit au plus ancien, en passant par les patients de l’hôpital. La future usine sera gérée par l’intermédiaire d’un Groupement d’Intérêt Public, présidé (encore) par le maire de Chartres. Le pouvoir de décision s’éloigne ainsi des citoyens.

La restauration collective doit rester un service public auprès duquel les usagers, les parents, doivent faire entendre leurs attentes. Nous gardons notre rôle de vigilance.

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, David Lebon, Josette Morin Berenfeld, Boris Provost, Sandra Renda, Sébastien Tenaillon

Contact : davidlebon@remove-this.yahoo.fr


Tribune de Chartres Insoumise : l'humain d'abord

ET SURTOUT LA SANTÉ !!

Courant janvier, lorsque nous échangeons nos voeux, nous sommes nombreux à souhaiter une bonne santé à nos proches. Ce faisant, nous réaffirmons collectivement qu’elle est un bien précieux et qu’il faut en prendre soin. En ces temps de lutte pour une meilleure répartition des richesses, tout le monde s’accorde à dire que la santé est la première d’entre elles. En France, notre système de soins a longtemps été une référence pour le monde. Se soigner y est un droit commun, sans condition d’âge, de sexe, de nationalité, ni de ressources financières. Malheureusement, comme dans beaucoup d’autres domaines, ce système basé sur l’égalité et la solidarité nationale est menacé par des intérêts privés peu scrupuleux. Si nous ne sommes pas vigilants, l’austérité imposée et la marchandisation du vivant nous empêcheront bientôt de nous soigner sans nous ruiner.

Au-delà d’un simple système de soins, la santé est avant tout un ensemble d’interactions entre notre corps et notre environnement. Comment pouvons-nous espérer aller bien si notre planète est malade ? Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que les politiques actuelles mettent en péril notre bien-être à tous. Oui, grâce à la médecine moderne nous avons éradiqué de nombreuses maladies mais, dans le même temps, d’autres se développent rapidement. Rien d’étonnant puisque nous évoluons quotidiennement dans un bain de produits chimiques, d’ondes de toutes sortes, d’additifs alimentaires et de gaz d’échappement… Les effets cocktail sont impossibles à prévoir et le principe de précaution devrait prévaloir. Aujourd’hui, nous sommes donc tous cobayes d’apprentis sorciers qui nous dirigent droit dans le mur du déni.

Dès 2020, sortons de cette politique de l’autruche en lançant, sur notre territoire, plusieurs études épidémiologiques afin d’établir un diagnostic précis de la situation. Ceci nous permettra d’agir en toute connaissance de cause. Faisons analyser la qualité de l’air, de l’eau, des sols et des aliments. L’augmentation ou non des allergies et des cas de cancer devra également être passée à la loupe. Nous envisagerons ensuite un grand plan communal de prévention des maladies liées à la pollution, aux pesticides, à l’alimentation, aux drogues, à la souffrance au travail et au stress. Mettons également tout en œuvre pour améliorer l’accueil et la prise en charge des malades sur notre commune, en empêchant notamment les fermetures de lits à l’hôpital. Et surtout, n’oublions pas de faire de Chartres une ville propre, vivante et solidaire, pour que la population s’y sente bien, tout simplement.

Pour rappel : Inscription sur les listes électorales possible jusqu’au 31 mars 2019.
Élections européennes le 26 mai 2019.

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

« QU’ILS VIENNENT ME CHERCHER ! »

Que de dépliants publicitaires dans nos boîtes aux lettres. Comme le dit Ginette, mon ancienne voi-sine : « Qu’est-ce qu’ils nous emm… ! »... « En Marche » peut-être ? Je pensais que la publicité mensongère était interdite. A moins qu’on ne considère, comme ce fut le cas il y a plusieurs décennies avec une célèbre colle instantanée, que la ficelle est tellement grosse qu’une personne censée pouvait faire la différence entre l’effet artistique et la réalité.

En causant de ficelle, les premiers de cordées ne se rendent pas compte qu’ils tirent tellement sur la corde qu’elle se casse ! A en juger l’euphorie de la réunion de rentrée de la 7ème compagnie de randonneurs en mocassins à pompons, l’ivresse des cimes les a définitivement atteints. Aucun retour à la réalité n’est possible. Emile Coué, sors de ces corps !

Quelle fausse modestie et quel décalage ! Le méprisant de la République tançant habituellement les gueux lance dédaigneusement quelques piécettes. Les petits valets se gobergent de cette charité et s’enthousiasment de l’avenir radieux promis : « Imaginez, petites gens, la Révolution libérale-libertaire va significativement changer votre misérable vie. Nous avons été trop subtils ou trop intelligents pour que vous puissiez apprécier la casse du code du travail et l’augmentation de la fiscalité. Mais soyez dans l’allégresse, nous allons casser la sécu et la retraite. pour votre bien. »

Alors, le grand (faux-)débat ? Le grand débarras plutôt !

Vive la France

T. Brière-Saunier

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1


Tribune de la majorité

NOUS PARLONS AVEC TOUS LES CHARTRAINS

Certains semblent découvrir l’utilité, la nécessité du débat. Et en même temps son existence réelle au plan local, auprès des maires et des élus locaux, dans cette proximité qui échappe au pouvoir central des « sachants » et des technocrates.

Soudain il redevient vrai que les normes et les taxes ne suffisent pas à légitimer une action publique. Les élections non plus, mêmes si elles fondent cette légitimité à orienter la même action publique, comme si l’État et ses gouvernants redécouvraient aussi la société civile, sans laquelle il n’y a pourtant pas d’État.

Le débat doit durer 2 mois. Pourquoi pas 1, pourquoi pas 6 ? Pourquoi 80 km/h partout ? Pourquoi pas 70 ou 50 ? Pour sauver des vies ? Mais quelle vie sans activité ? Comme si les hommes et les Français n’étaient que des soldats de plomb. Alignés, tous pareils.

Ici, c’est chaque jour que nous vous rencontrons, discutons avec vous, répondons à vos demandes, à vos objections et à vos critiques. Personnellement. Le débat est permanent. Il n’empêche pas d’agir ni de tenir ses engagements.

Dans un an, nous vous proposerons un nouveau projet pour Chartres. Vous nous créditerez ou pas de notre bilan. Et vous trancherez. Vous nous accorderez ou pas votre confiance, mais au moins nous aurons tenu nos engagements.

La France doute. Elle a besoin de changement mais refuse le désordre. La gauche a toujours reproché à la droite de « préférer l’ordre à la justice ». Mais elle oublie toujours la deuxième partie de l’adage : » car le désordre génère toujours une injustice plus grande encore »…

En ces temps où nos gouvernants se prétendent à la fois de droite et de gauche, des Français rappellent à grand bruit la nécessité conjointe de ces deux vertus. Est-il juste de taxer pour obliger même les plus pauvres à changer leurs comportements, quand les solutions alternatives sont toujours plus chères et pas toujours plus performantes ? Le tout dans un pays endetté jusqu’au cou par 40 années de déficits cumulés, au milieu d’un monde ultra-compétitif, où chacun, les plus pauvres mais aussi les classes moyennes, peut craindre légitimement son déclassement social ou pire, celui de ses enfants.

Où est passée la communauté de destin, la nation quand on oppose les uns aux autres dans un discours suicidaire où chacun a l’impression de devoir consentir seul l’effort nécessaire ?

Dans cette ambiance critique, vous remarquerez que nous ne jetons pas d’huile sur le feu. Nous nous concentrons d’abord sur la mission que vous nous avez confiée. En sachant que nous ne serons jamais parfaits.

Vous gardez les yeux ouverts : vous voyez comment cette Ville se transforme en restant fidèle à sa grande histoire, à son patrimoine, à cette richesse profonde venue du fond des siècles, et que nous devons mettre en valeur, d’autant plus qu’elle ne sera jamais délocalisable.

Les élus de la majorité municipale