Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Juillet-Août 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

LE PLATEAU NORD-EST : LA FUITE EN AVANT ET LE RINGARDISME

Déplacer l’hippodrome, détruire la Halle Jean Cochet, supprimer le CRJS, dans quels buts ? Faire des millions d’euros d’investissement sur l’aérodrome alors que les nuisances sont importantes pour tout l’ouest de l’agglomération. Déplacer le centre commercial Carrefour de l’autre côté de l’avenue Jean Mermoz. Construire un nouveau Chartrexpo alors que sa fusion avec la salle de spectacles (prévue au pôle gare) permettrait de faire d’importantes économies. Par contre absence de réflexion sur la logistique du dernier kilomètre parcouru alors que cet espace urbain a une fonction stratégique pour la ville et l’agglomération. Sur le plateau nord-est, le maire veut tout chambouler. La vente au prix fort (espérée) à un investisseur des terrains limitrophes à l’aérodrome devait permettre de financer l’aménagement de toute cette zone.

Malgré les nombreux avertissements sur le peu de crédibilité du schéma d’aménagement, son gouffre financier (116 millions d’€), la création d’un centre commercial sans aucune innovation, le maire a commencé à faire exécuter son plan. La pharmacie nationale de l’Armée a été fermée et détruite. Or ce site aurait pu accueillir à peu de frais le centre logistique urbaine de l’agglomération. Les hangars de l’aérodrome ont été déplacés de quelques centaines de mètres alors qu’il aurait été
préférable d’éloigner la piste de la zone urbaine. Le permis de construire du nouveau Chartrexpo est déposé. Il pourrait pourtant être construit sur l’emplacement actuel. Et ce n’est pas fini. Dans le projet de ZAC, la gendarmerie n’existe plus, tous les équipements utilisés par la population sont supprimés, certains reconstruits non loin et l’avenue Jean Mermoz retracée pour l’orienter par rapport à la cathédrale.

Mais, comme c’était prévisible, l’investisseur se retire du projet. Mr Gorges fait des promesses que d’autres doivent payer, mais cette fois cela ne prend pas. Il est donc urgent de réviser le projet d’aménagement du plateau nord-est. Il doit rester un espace consacré aux sports avec l’implantation raisonnée d’un nouveau quartier, de nouvelles fonctions urbaines au service des habitants, en limitant les nuisances. Les impératifs sociétaux de notre époque doivent être pris en compte pour éviter, entre autres, de condamner 47 hectares de terre cultivable (pratiquement les dernières de la commune) pour le futur Chartrexpo.

Le projet d’aménagement du plateau nord-est du maire est fondé sur des principes obsolètes et néfastes du siècle dernier. Le « bougisme » ne fait pas une vision et encore moins une politique.

Bel été à tous !

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, David Lebon, Josette Morin Berenfeld, Boris Provost, Sandra Renda, Sébastien Tenaillon


Tribune de Chartres Insoumise

Y’A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ?

Voici venu le temps des départs à la plage et de la plage des Épars. Au choix. Et surtout en fonction des moyens… L’année scolaire qui s’achève a été pour le moins mouvementée. Notre pays n’est plus tout à fait le même qu’en septembre dernier. Les remous provoqués par la privatisation d’Aéroports de Paris en est une preuve supplémentaire. Les français souhaitent pouvoir s’exprimer sur les grands sujets qui les concernent. Depuis des années, la France Insoumise propose dans son programme la tenue de référendums réguliers. Les gilets jaunes ont enfoncé le clou en réclamant le RIC. Et cette fois, nous-y sommes !

Alors bien sûr, le RIP de monsieur Macron n’a pas tout bon, tant sur la forme que sur le fond. Mais la parole rendue aux citoyens est déjà une victoire en soi. Nous avons maintenant neuf mois pour réunir 4,7 millions de signatures. Si nous y parvenons, la pétition mise en ligne par le gouvernement accouchera d’un référendum pour ou contre la privatisation de Aéroports de Paris. Au train où vont les choses, le quota requis sera atteint d’ici la fin de l’été. Mais ne nous démobilisons pas pour autant ! Un nombre de signataires élevé enverrait un message fort à ceux qui ont pris la mauvaise habitude de privatiser les profits et de mutualiser les pertes. Plus globalement, il s’agit de réaffirmer notre attachement aux services publics de notre pays. Les plus modestes le savent déjà, quand tout est privé, nous sommes privés de tout. Face à ce capitalisme devenu fou, où règnent les lois de la jungle et du silence, des moments politiques improbables se forment. Comme lors du meeting de lancement de la pétition qui nous préoccupe ici, où nous avons pu voir les communistes et les républicains main dans la main.

En extrapolant un peu, nous devrions être capables d’en faire autant face à l’emballement climatique qui menace tous les êtres vivants. Les vieux schémas s’effondrent. Il n’y a plus ni droite, ni gauche. Il y a ceux qui relèvent les manches pour tenter quelque chose et ceux qui persistent dans le déni. À Chartres, une plateforme citoyenne transpartisane est justement à pied d’oeuvre pour rédiger un programme municipal à la hauteur en matière de démocratie, de social et d’écologie.

Site de la pétition : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/

Attention : vous ne pourrez donner votre avis que si vous êtes inscrits sur les listes électorales. N’hésitez pas à signaler aux autorités compétentes les bugs que vous pourriez rencontrer sur le site.

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

« LES RÉPUBLICAINS SONT MORTS, VIVE LE ROI ! »

Le titre est-il si provocateur ? Entre la dernière raclée électorale et le mouvement de désertion du cargo fantôme, la crise actuelle de la droite, loin d’être une crise de croissance, est au contraire la fin d’un processus de pourrissement. Une décomposition salutaire quand il s’agit du système des partis, mais plus inquiétante s’il s’agit de la France, de sa souveraineté, de sa vitalité, de son unité.

Avec les élections municipales qui s’annoncent on devrait aussi se préoccuper des enjeux plus larges que la sphère locale. Nous plaidons pour une France qui se retrouve. Une France retrouvée qui s’incarne dans un peuple réconcilié, fier de ses racines et prêt à relever tous les défis loin de cette « start-up nation » qui rassemblent courtisans et petits marquis inutiles à l’intérêt général. Leur chef, Macron, a mis le feu aux poudres populaires et sincères. Il croit avoir éteint l’incendie avec la répression dont il a massivement fait usage.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (John F. Kennedy)

Le chantier de la France retrouvée mérite qu’on s’y arrête, qu’on s’y unisse et qu’on s’y attelle. Comme quand la maison brûle et que l’on tombe à genoux, pour mieux se relever.

Un chantier où chaque Français aura sa place, de la petite fille espérance aux plus hautes clés de voûte, dans lequel sont bienvenus tous les petits roitelets, même avec moins de plumes !

D’ici là, je vous souhaite un bel été à tous. Vive la France !

T. Brière-Saunier

PS : Notre maire de Chartres lance ces jours-ci une déclaration d’indépendance des maires de France… Il y rappelle notamment que « les premières libertés publiques françaises naquirent des libertés accordées aux communes du royaume de France »… Preuve que l’on était plus libre avant nos monarques républicains autoproclamés et que les reconquêtes à venir commencent par le bas !

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1


Tribune de la majorité

VOUS AVEZ DIT : « INSINCÈRE » ?

Nos opposants socialistes avaient en 2014 proposé aux Chartrains de « réinventer Chartres ». Avec le succès que l’on sait. Comme en 2001, comme en 2008, et bientôt comme en 2020, si on les écoute lors du dernier conseil municipal, leur tactique ne varie pas : pour tenter d’expliquer les transformations de Chartres que nous avons conduites, ils avaient dénoncé notre pseudo « dette cachée ». Leur porte-parole, tribun de comédie, parle aujourd’hui de « comptes insincères ». C’est au mieux du comique de répétition, au pire du mensonge pur et simple tant nos comptes sont certifiés et contrôlés, ou simplement le masque dérisoire de leur absence de projet. Avec ces » ré-inventeurs » -là, Léonard de Vinci ne craint pas la concurrence.

Car leur slogan bute toujours sur la même évidence : une dette se mesure à la capacité de l’emprunteur à la rembourser. Et nous pourrions le faire en moins de 8 ans, quand il en aurait fallu 30 et plus à nos prédécesseurs socialistes d’avant 2001. Et quand aujourd’hui, après l’amputation des ressources communales par les mentors socialistes de nos critiques municipaux, les villes moyennes tentent, tant bien que mal, de rester sous la barre des 12 ans. Nous ne serons jamais parfaits. Mais du moins les Chartrains peuvent-ils vérifier que depuis 2001, nous avons baissé année après année les taux de leurs impôts locaux. Quand ils étaient avant cette date supérieurs de 80 % à la moyenne des villes comparables, nous sommes revenus dans la moyenne.

Et en même temps notre dette sécurisée a servi exclusivement à financer les investissements, les équipements dont tous les Chartrains bénéficient. Alors que la dette de notre État aux poches béantes sert à payer les fins de mois de son fonctionnement ordinaire.

Mais le plus délirant est ailleurs. Car notre prophète d’un écolo-socialisme chartrain est aussi le directeur du développement d’un projet immobilier et commercial géant dans la banlieue nord de Paris, avec même une piste de ski sur un lieu plat comme la main. Léonard, le vrai, n’y aurait pas pensé. Les promoteurs : un groupe de grande distribution… et la finance chinoise ! Souvenirs : notre imprécateur local nous avait jadis faussement accusés d’avoir emprunté l’argent de nos projets à des banques chinoises. Mais ça c’était avant ! Toujours est-il que les opposants à ce délire ont réussi à faire annuler le Plan Local d’Urbanisme de la petite ville porteuse du projet. Du jamais vu ou presque ! Et parmi les soutiens de ces gens-là, figurent tous les maîtres à penser socialistes de notre visionnaire local. Et d’abord Monsieur Hamon, son père spirituel depuis 20 ans…

« Insincère », avez-vous dit ?

Bonnes Vacances à tous.

Les élus de la majorité municipale