Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Juin 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

BIENTÔT 3 ANS DE RETARD ET PRÈS DE 60 MILLIONS D’EUROS

Le maire ne le reconnaitra pas mais le projet de nouvel hôtel de ville est un fiasco et il coûtera cher aux chartrains et à l’agglomération.

Les avenants aux contrats de construction se suivent avec maintenant un retard de 28 mois. Alors que l’hôtel de ville et d’agglomération aurait dû être ouvert au public en 2017, son ouverture reste très hypothétique pour 2019, voire improbable d’après les dernières informations.

Cela s’explique par des difficultés techniques mais aussi par les modifications pendant le chantier demandées par le maire tels l’ajout d’un étage sur un des bâtiments et la transformation du parking en salles d’archives. Comme quoi le cahier des charges et les besoins n’étaient pas aboutis au moment du lancement du concours d’architecture.

Pour les coûts c’est aussi la grande dérive. Les marchés de construction étaient signés pour 38 millions d’euros au lancement du chantier. Ce coût est porté à 46 millions d’euros ht avec les derniers avenants.

A cette somme conséquente il faut ajouter 13 millions d’euros pour les frais de démolition de l’ancienne mairie, le dévoiement des réseaux, la réfection des abords, les honoraires des maitrises d’oeuvre et d’ouvrage. Il faut quelques millions complémentaires pour le mobilier, les équipements informatiques, l’aménagement des bureaux. Enfin les relocalisations pendant plusieurs années des services municipaux et d’agglomération ont nécessité des frais d’acquisition de locaux, d’aménagements et de locations que nous ne pouvons pas évaluer.

Encore une fois, nous avons des élus qui ont minoré le coût final d’une telle construction et la durée du chantier. La ville doit s’endetter toujours plus et Chartres Métropole est mise à contribution (dettes respectives 150 millions d’€ et 220 millions d’€). Accumulés, ces gâchis de l’argent public ne sont pas sans effet pour la population : diminution des prestations municipales, augmentation de tarifs, patrimoine moins entretenu, équipements sportifs dégradés …

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, David Lebon, Josette Morin Berenfeld, Boris Provost, Sandra Renda, Sébastien Tenaillon

Contact : davidlebon@remove-this.yahoo.fr


Tribune de Chartres Insoumise

VERS LA VICTOIRE!

Nous étions présents dans le cortège parisien du 1er mai. Comme de nombreux manifestants pacifiques, nous avons eu droit à notre dose de gaz, de grenades, de nasses et de bousculades. A l’image de cette pseudo-attaque d’un hôpital ce jour là, les manipulations et les mensonges visant à discréditer le mouvement social depuis six mois sont proprement injustifiables. Oui, nos forces de l’ordre sont à bout, trop occupées à faire du chiffre dans des manifestations populaires plutôt que d’enquêter sur les véritables délinquants en col blanc qui squattent le sommet. Non, les gilets jaunes ne sont pas des barbares assoiffés de sang... Assoiffés de libertés, d’égalité et de fraternité, ça oui!

Mettre un couvercle sécuritaire et judiciaire sur la révolte en cours n’y changera rien. L’urgence climatique et les injustices sociales pousseront toujours plus de monde à s’opposer à ce système mortifère. La peur ne doit pas l’emporter. La résignation non plus. Pour cela, continuons à nous exprimer en masse dans la rue et dans l’isoloir. Chaque élection participe de ce rapport de force entre la base et le sommet. Ce serait une erreur de dissocier l’ensemble des scrutins du calendrier électoral, aussi imparfaits soient-ils. Qu’importe l’élection, chaque bulletin glissé dans l’urne a le pouvoir de changer nos institutions en profondeur. Mais dans l’attente de cette nouvelle république sociale, écologique et démocratique, nous pouvons individuellement nous demander comment être utile sur notre territoire? Les élections municipales approchent à grands pas. Dans l’hypothèse où nous serions désormais une majorité à vouloir le départ de l’actuel maire de Chartres (et c’est ce que nous pensons), reste encore à nous unir autour d’un véritable projet de société progressiste, innovant et rassembleur. Il ne suffit pas de changer d’acteurs pour faire un nouveau film, il faut être capable d’écrire un nouveau scénario.

Dans cette optique, un collectif constitué autour de l’association CAC47 a entamé un travail intéressant axé sur deux grandes idées fédératrices : la solidarité et l’écologie. Mais cette plateforme citoyenne ne sera réellement représentative que si un maximum de chartraines et de chartrains y participent activement. Toutes les idées, projets, propositions ou autre participations pour rendre la vie plus agréable devront être pris en compte, que ce soit dans la campagne qui vient comme durant le prochain mandat. Citoyens, associations, collectifs, partis ou syndicats, notre victoire dépendra de notre capacité à construire ensemble une alternative politique crédible au vieux monde libéral de JP Gorges. Que ce soit à l’échelle de notre ville ou de notre planète, l’unité sera notre principale force face aux grands périls qui s’amoncellent. Nous n’avons plus le temps d’échouer, le changement est à notre portée. D’ici là, nous vous souhaitons un bel été.

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

« THE MAGICAL ROUNDABOUT »

On est rassuré ! Son altesse jupitérienne est remontée dans les sondages à son niveau d’avant la crise des gilets jaunes. Nos édiles locaux marqués au fer rouge du sceau impérial ont retrouvé leur sourire de campagne électorale. Vive le train-train joyeux de la popote ronflante tant appréciée des électeurs. J’ai bien écrit « électeurs » parce qu’au regard du chiffre prévisible de l’abstention il n’y a pas de quoi s’emballer pour ce qui est de la majorité de nos concitoyens ; la réelle majorité, celle qui ne s’exprime malheureusement plus.

D’autres chiffres sont impressionnants : 8700 gardes à vue, 2000 procès, 1500 comparutions immédiates, 40 % de peines de prison ferme...sans évoquer les blessées, mutilés (bilan à mi-mai de la répression des mouvements sociaux). Les bruits de LDB, de matraques télescopiques ou les discours musclés de pouvoirs publics qui ne peuvent plus qu’utiliser la force questionnent.

Veut-on nous faire croire en l’espérance, la renaissance ou je ne sais quelle autre fadaise d’un sirop électoral écoeurant qui nous dépasserait ? C’est ce que pensent sûrement les maîtres de Bruxelles et leurs fidèles serviteurs qui dénigrent l’élan de colère populaire. Ce n’est pas une histoire de fainéants, de réfractaires (si, à la médiocrité) ou d’illettrées mais de réalité qui saute en pleine face. Votre serviteur est concerné malgré l’étiquette de son parti qui ferait croire à une immunité contre la misère. Eh bien c’est faux.

Vive la France

T. Brière-Saunier

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1


Tribune de la majorité

À QUOI SERT UN DEPUTÉ ? (2)

Le Gouvernement vient de décider de ne pas augmenter en Région Centre-Val de Loire le « numerus clausus », c’est-à-dire le nombre d’étudiants en médecine admis à franchir la barrière de la première année d’étude. Il l’a augmenté de 13,5% en France, mais l’université de Tours n’en aura pas un de plus.

Pourtant cette Université est renommée depuis des lustres. Pourtant la Région Centre-Val de Loire est parmi toutes les régions françaises celle dont la population souffre le plus de la désertification médicale.

Pourtant, le gouvernement semblait avoir compris : la suppression du numerus clausus est prévue pour 2020… Alors pourquoi cette ineptie ? Personne n’a la réponse et le Premier Ministre a dû en urgence se saisir de la question par-dessus la tête du Ministère de la Santé pour prendre des mesures compensatoires... qui ne compenseront pas la totalité du préjudice : davantage de postes d’internes seront ouverts dans les hôpitaux de la Région. Mais la décision inepte n’a pas été purement et simplement supprimée.

Nous en venons donc à la question suivante : que faisaient les députés de la majorité présidentielle dans les Commissions de l’Assemblée Nationale qui ont vu passer cette décision ? Et plus largement, que faisaient les autres députés d’Eure-et-Loir, dont l’un exerce pourtant une profession para-médicale et ne compte plus ses discours sur la désertification médicale ?

Que faisaient-ils en amont ? Car après coup tous se sont émus. Mais c’est bien le Président de la Région qui a dû sonner l’alerte !

Cette question de l’accès aux soins est pourtant, et de longue date, l’une des plus sensibles dans la société française. L’un des moteurs du sentiment de » fracture territoriale », qui a motivé la révolte sociale des derniers mois et explique en passant les résultats de la dernière élection européenne…

Alors « on » peut toujours s’adonner aux délices des commentaires télévisés d’après-match. « On » peut toujours épiloguer sur les causes et les responsabilités… avant de verser dans les jeux des partis.

Rappelons-le : c’est la démographie et la sociologie qui doivent encadrer l’action des élus dans tous les domaines. Et devant les résultats électoraux, devant cette fracture devenue maintenant patente entre deux France, nous n’aurons pas la cruauté de rappeler à certains leurs votes hostiles à la solidarité entre ville et campagne dans notre propre inter-communalité…

C’est bien pour cela que les circonscriptions législatives ont toujours associé des quartiers et des communes urbaines et des communes rurales. Une preuve aussi de l’utilité des députés-maires aujourd’hui supprimés. Ils étaient au moins capables de crier « au loup ! ».

Les élus de la majorité municipale