Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Mars 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

DETTE : SOMME DES DÉFICITS ACCUMULÉS (DÉFINITION DICTIONNAIRE)

Vous connaissez le discours de la municipalité sur sa gestion budgétaire : tout va bien Madame la Marquise !

Tout va bien ? Pas si certain que ça.

Dans les documents officiels, la dette atteindra en 2019 plus de 110 Millions d’Euros. Si la Ville ne dépensait plus 1 euros en investissement il lui faudra près de 10 ans pour la rembourser. La moyenne des villes est à 6 ans.

Tout va bien…

Voilà pour la photo officielle. Mais ces chiffres cachent une autre réalité. Il faut y ajouter pour mesurer le risque qui pèse sur la ville et les chartrains d’autres dettes que le Maire ne veut pas voir divulguées : 40 millions d’Euros de dettes supplémentaires dans le budget Annexe Aménagement. En y ajoutant 100 millions d’Euros pour des emprunts souscrits dans les « satellites » contrôlés par la ville ou l’agglomération. Le package est en réalité à 240 millions de dette… Tout va bien…

La ville s’endette et le nombre de Chartrains continue de baisser au fur et à mesure des recensements. Le projet de nouvelle mairie est celui de trop. Son coût final sera bien au-delà des prévisions. Cette dette hypothèque la capacité de la ville à poursuivre des investissements utiles aux chartrains. Elle limite également les moyens pour l’entretien de son patrimoine et de toute la commune au delà du seul centre ville.

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, David Lebon, Josette Morin Berenfeld, Boris Provost, Sandra Renda, Sébastien Tenaillon

Contact : davidlebon@remove-this.yahoo.fr


Tribune de Chartres Insoumise

AUX ARBRES CITOYENS !

En ce début de printemps où les insectes et les oiseaux disparaissent en masse, les arbres bourgeonnent encore… Les pétitions aussi fleurissent. Emeline nous a écrit pour proposer celle-ci : https://www.change.org/p/les-chartrains-contre-leprojet-du-cloître-notre-damechartres.

Cette pétition en ligne rassemble déjà plus de 13 500 signatures contre la bétonisation irrémédiable du parvis de la cathédrale de Chartres. A nouveau, cette décision unilatérale de la majorité prouve que le « petit peuple » n’est consulté que pour des banalités ferroviaires. Il s’agit pourtant de l’aménagement du monument emblématique de notre territoire. Tous les Beaucerons devraient y être associés ! Car au final, le bâtiment retenu est encore une fois disproportionné, coûteux et écologiquement périmé. Ceux qui décident à notre place n’ont toujours pas compris que c’est à la ville de s’adapter à la nature et non l’inverse.

Nous proposons donc une alternative forte à cet urbanisme d’un autre temps. En tant que coeur touristique et économique chartrain, ce parvis doit ouvrir une nouvelle voie en réconciliant ville et campagne mais aussi passé et futur. Pour ce faire, nous proposons l’idée d’une ferme pédagogique au pied de la cathédrale, en lien direct avec les écoles environnantes. La végétation y serait basse mais luxuriante, faisant de ce parvis un véritable lieu de vie. Cette ferme urbaine serait la première d’une longue série qui permettrait à notre ville de retrouver son autonomie alimentaire, de créer des emplois d’avenir et d’enrayer l’hyperconsommation d’aliments douteux.

Pour que ces projets novateurs voient enfin le jour à Chartres, commençons par gagner les élections face à cette droite au service de l’aristocratie locale. Rien d’utopique à cela même si la marche peut sembler haute. Cette victoire dépendra de notre capacité à nous unir autour d’un projet rassembleur et d’une véritable volonté d’innover. Il n’y a plus de temps à perdre pour répondre aux grands défis de notre siècle : construire un système politique participatif incluant tous les citoyens, développer un programme de transition écologique ambitieux sur l’ensemble de l’agglomération et répondre aux urgences sociales par le redéploiement des services publics notamment.

Voilà ce qui n’est pas négociable !

À ce stade, il est de notre devoir de sortir rapidement des divisions politiques steriles. Pourtant des vieux réflexes ont la vie dure, certains de mes anciens colistiers communistes ont décidé de faire bande à part en lançant leur propre appel. Je me désolidarise bien évidemment de cette initiative personnelle, d’autant que cet appel comporte un élément diffamatoire à mon encontre. Notre programme pour les élections municipales est en cours de rédaction, au niveau national et sera adapté sur le plan local. C’est une base sérieuse de discussions et de réflexions. Chacun peut le consulter sur le site de la France Insoumise et également participer à son élaboration. Mais avant ce scrutin municipal, les élections européennes approchent à grands pas. Alors en mai 2019, faisons chuter Macron ! Et en 2020, mettons Jean-Pierre Gorges à la retraite, ensemble et pour de bon.

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

« MAIS POURQUOI EST-IL SI MÉCHANT ? »

J’avoue que je m’attendais à un peu plus de punch, de panache oserai-je même écrire.

Après un ministre-général des lanceurs de balles explosives confondant ordre public et chasse à courre, un grand chambellan mal rasé renvoyant un retraité pleurnichant dans les cordes et une représentante patronale vantant la baisse (trompeuse) du sous-emploi d’un sous-prolétariat assisté, voilà que c’est le Monsieur Propre de Les Républicains-canal historique qui fait une sortie remarquée. Après ces interminables mois de chienlit jaunâtre, enfin une proposition qui tient la route : interdire simplement les gens de manifester !

Quel est l’intérêt du grand débat ? Les longues séances de monologue retransmises à la télévision sont aussi pénibles qu’ennuyeuses. Toutes les questions essentielles n’y seront pas traitées. On vous autorise à discuter de la couverture du livre mais vous n’en réécrirez pas une seule ligne. Une fois qu’on le sait il faut que les gens retournent devant leur télé.

Un conseil ? Amis sans-dent qui hurlez dans la rue parce que vous êtes à sec le 10 du mois, qui cramez des palettes ou devez supporter les klaxons d’automobilistes aussi haineux que revanchards, payez votre redevance télé ! C’est un forfait et au moins si vous vous énervez vous éteignez la boîte, au mieux, ou, au pire, la brisez à coup de masse.

Franchement n’avez-vous rien de mieux à faire que d’assister à ces réunions où le politicien ne justifie même pas du coût de sa prestation ?

T. Brière-Saunier

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1


Tribune de la majorité

C’ÉTAIT MIEUX AVANT ? CHICHE !

Lors du dernier Conseil Municipal nous avons vécu un grand moment : nos adversaires socialistes parlaient de budget, d’impôts et de dette…

Devoir de mémoire SVP ! Les disciples de François Hollande donnaient la leçon : « Attention à la dette », se lamentaient-ils... Nous ne vous infligerons pas le résumé de leur démonstration : à l’impossible, nul n’est tenu…

Doctement, ils oubliaient sans vergogne qu’ils étaient les descendants d’une majorité municipale qui avait laissé les Chartrains avec des impôts locaux supérieurs de 80% à ceux de la moyenne des villes de même taille. Leur indécence nous oblige à le rappeler, ne serait-ce que parce que les nouveaux Chartrains l’ignorent. Aujourd’hui, après 19 ans de baisse continue du taux des impôts locaux dans votre ville, la taxe d’habitation est revenue en dessous de la moyenne nationale et ce sera également le cas de la taxe foncière à la fin du mandat en cours. 20 ans d’efforts pour effacer les conséquences de ce désastre…

Nous vous laissons choisir la formule que Michel Audiard (également vilipendé de son vivant par ces gens de gauche à l’humour sélectif) aurait appliquée à ces gens qui, décidément, « osent tout… »

Alors, la Ville de Chartres était placée par l’État « sous réseau d’alerte », avec des comptes scrutés par la Préfecture et la Chambre Régionale des Comptes. Nos zélateurs du hollandisme ne parlent pas non plus des 12 millions d’euros que leur pouvoir a ôtés des dotations financières à la Ville de Chartres, et, dans les mêmes proportions, à toutes les communes du pays. Et un million d’euros, c’est l’équivalent d’un point de dette. Car il faut le répéter : on juge une dette à la capacité de l’emprunteur à la rembourser. Votre banquier vous l’a déjà expliqué. Or ces mêmes banquiers financent la Ville et l’Agglomération, tellement qu’ils se font même concurrence pour le faire…

Au temps de Chartres socialiste, il aurait fallu 32 ans à la Ville pour rembourser ses dettes, à la condition de ne plus investir 1 franc. Ce fut d’ailleurs le cas des derniers budgets de leur époque. Qui se souvient d’une de leurs réalisations majeures ? Aujourd’hui, si nous cessions d’investir, il nous faudrait 9 ans, et ce sera 8 à la fin du mandat. Les spécialistes des finances publiques fixent à 12 ans le seuil à ne pas dépasser.

Ils voient seulement de l’oeil gauche, mais jouent carrément les aveugles quand les journaux parlent de la dette monstrueuse de Lille ou de Paris gérées ( ?) par leurs maîtres…

Car qui débarque à Chartres sans y être venu depuis 20 ans voit ce que nous avons fait de l’argent des Chartrains : en leur temps « béni » pas de médiathèque, pas de cinéma, un petit conservatoire en ruine, pas d’Odyssée, des clubs sportifs et des associations réduits à la portion congrue, sauf pour leurs amis bien sûr.

Mais voilà, les élections municipales approchent et nos oublieux sans imagination retrouvent la mémoire : comme leurs prédécesseurs avant 2008 et 2014 ils essaient de vous refaire le coup de la « dette cachée », aujourd’hui dans les sociétés publiques qui dépendent de la Ville et de l’Agglomération. Pourtant leurs comptes sont vérifiés par des commissaires aux comptes indépendants, contrôlés par l’État et la Chambre Régionale des Comptes, et ils vont si bien que ces sociétés publiques paient même des impôts !

Cela va sans dire, mais cela va quand même mieux en le disant !

L’espoir reste permis : ils ont voté l’autre jour les subventions municipales aux écoles privées, exigées par la Loi, quand leurs anciens s’étaient joyeusement exemptés de le faire…

Heureusement, si les socialistes serinent leurs vieux refrains, l’extrême gauche innove et propose d’installer une ferme pédagogique sur l’esplanade devant la cathédrale. Audiard est dépassé ! C’est Ferdinand Lop qui ressuscite, qui voulait à Paris prolonger le boulevard Saint Michel jusqu’à la mer !

Alors, une plage devant la Cathédrale ? Chiche ?

Les élus de la majorité municipale