Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Novembre 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

DES TRAVAUX TOUJOURS PLUS LONGS, DES COÛTS TOUJOURS PLUS IMPORTANTS, DES NUISANCES TOUJOURS PLUS GRANDES

Quel est le bilan du mandat de l’actuelle municipalité ? La question se pose légitimement après 2 premiers mandats avec des réalisations importantes (Médiathèque, Parking Coeur de Ville, Odyssée). Mais depuis 2014, le projet phare de nouvel hôtel de Ville/Agglomération n’est toujours pas livré (on va atteindre les 3 ans de retard et plus de 60 millions d’Euros !), le pôle gare en retard, la salle de spectacle même pas commencée, le plateau Nord Est n’a plus d’investisseurs et le retard coûte de plus en plus cher à porter, le OFF/ABC à l’arrêt, le Musée au point mort, le Plateau Nord-Ouest toujours moins défini. Le comble c’est que tous ces retards servent aujourd’hui de justification au maire pour supplier de lui accorder un nouveau mandat…

Vouloir continuer dans la même voie c’est refuser de voir que la politique de l’actuel maire est une fuite en avant. Une fuite en avant sur les finances publiques tout d’abord. Tous ces retards ont des conséquences financières lourdes car acheter des terrains comme sur le plateau Nord Est et attendre 10 ans ou 15 ans avant de construire quelque chose dessus cela a un coût. Le temps c’est de l’argent comme veut l’adage, et le temps, avec Gorges, c’est votre argent.

Les conséquences sont aussi lourdes pour la qualité de votre cadre de vie. L’allongement de la durée des travaux et la multiplication des chantiers (surtout des logements privés en cette fin de mandat où il faut faire croire que les choses avancent) augmentent les camions, la pollution, les vibrations qui abîment les maisons et les murs. Les nuisances sonores sont aussi toujours plus importantes. Tout cela sans parler du trafic de l’aérodrome de plus en plus dense sans que l’agglomération n’agisse pour vous protéger que vous habitiez Chartres, Lèves ou Champhol. Les études montrent aujourd’hui que le bruit diminue l’espérance de vie de chacun et c’est une sujet absent des préoccupations des élus majoritaires à la Ville et l’agglomération.

Loin des discours du Maire sur la Ville apaisée, Chartres est une ville fracturée, abîmée par les nuisances et pollution toujours plus nombreuses.

La qualité de vie c’est apaiser la ville, arrêter les travaux inutiles ou spéculatifs, apaiser sa démocratie, les relations entre les communes, ses associations, ses projets. Tout l’inverse de ce qui est fait depuis trop longtemps maintenant.

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, Josette Morin Berenfeld, Sandra Renda, Boris Provost, David Lebon et Sébastien Tenaillon


Tribune de Chartres Insoumise

L’HUMAIN D’ABORD : URGENCES ET EHPAD EN GRÈVE À L’HÔPITAL DE CHARTRES !

Denis Barbe a démissionné de son siège d’unique conseiller municipal de la liste Chartres l’humain d’abord. Comme deuxième de cette liste*, je l’ai remplacé à partir de la séance du 17 octobre. Et j’ai décidé de rendre à cette tribune le titre que nos colistiers lui avaient donné. L’Humain d’abord, cette exigence s’exprime fortement en France : une planète vivable, une société accueillante pour tous, du travail, un logement et un salaire dignes pour chacune et chacun. Et, bien sûr, « la santé avant tout ».

Or depuis plusieurs mois dans tout le pays les personnels et médecins des services d’urgence et des Ehpad se sont mis en grève pour alerter le gouvernement, l’Assemblée nationale et la population sur la situation de leurs services : des métiers sous tension, une charge de travail croissante pour un nombre restreint de soignants, avec un nombre insuffisant de lits. On reconnaît bien là les effets de la gestion libérale appliquée dans les secteurs « concurrentiels » de l’économie. Désormais le service public de l’hôpital est soumis aux critères de la rentabilité, pour favoriser les groupes privés. Mais un patient n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise : son premier critère doit rester la protection de la vie humaine.

Alors, le 1er octobre, les brancardiers, infirmières et ambulanciers des urgences de Chartres ont rejoint la grève. Ils demandent plus de personnel, plus de moyens pour travailler, plus de lits pour ne pas laisser les patients des heures sur des brancards, un agent supplémentaire pour la sécurité la nuit, un conducteur supplémentaire pour le SMUR, et... une revalorisation salariale. Je salue leur courage et je leur apporte mon soutien total. La ministre Buzyn voudrait nous faire avaler que c’est parce que nous allons trop aux urgences qu’elles sont encombrées. Et l’hôpital de Chartres répond aux grévistes que leur établissement est mieux doté que d’autres, que la Direction les écoute, que comme elle n’arrive pas à recruter, elle leur demande de travailler pendant leurs périodes de repos, et qu’elle n’a « de toute façon pas les moyens de faire plus »

On connaît la chanson !

En Eure-et-Loir, où se développent les déserts médicaux, l’hôpital  de Chartres-Le Coudray ne peut à lui seul satisfaire tous les besoins de la population. Quelles peuvent être les interventions d’une ville et d’une agglomération comme celles de Chartres ? Tout d’abord, leurs représentants siègent au Conseil de surveillance de l’hôpital Louis Pasteur : ils ont leur mot à dire sur le budget, ils peuvent appuyer les demandes des personnels. La ville peut aussi créer un environnement favorable à une synergie apaisée entre médecine de ville et médecine hospitalière. Elle peut rendre plus aisé l’accès des patients et familles aux services hospitaliers : par exemple en développant un service de bus plus régulier. Elle peut faciliter la vie des personnels : ainsi la crèche de Pasteur fonctionne avec des agents hospitaliers. Très bien ! Mais si les horaires de cette crèche ne correspondent pas avec ceux des autres agents, elle sert plutôt aux habitants du quartier, ou d’ailleurs !

Écoutons le pays qui peine et qui gronde, et sachons rester... humains d’abord !

*Deuxième de la liste « Chartres l’humain d’abord », Nabila Lakehal reprend le poste de conseiller municipal vacant depuis la démission de Denis Barbe.


Tribune sans étiquette

UBU AU PAYS DES SOVIETS

« Pas possible de restaurer. Faut vendre, ou raser ». Combien de monuments, de constructions séculaires, témoignages de notre histoire, sont ainsi condamnés ? « C’est la réglementation, on n’y peut rien », « c’est la faute des pompiers et des Bâtiments de France qui exigent que… » nous rétorque-t-on. Bien sûr, le sacro-saint Principe de Précaution a décidé que ledit lieu n’était pas aux normes de sécurité ou d’accessibilité, et les autorités subalternes (sapeur-pompiers et Bâtiments de France en l’occurrence) sont forcément les méchants de l’histoire. Et si l’excès de normes tuait les normes ? Ou, plus sournoisement, n’est-ce pas l’excuse facile pour faire table rase du passé, comme l’espèrent les « progressistes » ? Détruire ce qui matérialise notre Histoire, détruire l’Homme enraciné pour le remplacer par un individu hors sol et interchangeable, n’est-ce pas là le grand rêve des « Forces du Progrès » ? La créativité, vertu essentielle dans le domaine du premier art1, n’est envisagée que sous l’angle « destruction du vieux pour construire le neuf », mais rarement sous celui « amélioration de l’ancien ». C’est ainsi qu’une école primaire comptant dans l’histoire du centre-ville chartrain se voit contrainte de déménager sans qu’aucune solution d’aménagement n’ai été sérieusement étudiée (pour preuve, les intervenants de la réunion d’information proposée à ce sujet se sont révélés incapables de donner la moindre étude chiffrée, ni même de présenter un simple croquis esquissant le projet neuf). Bref, une parodie des grandes heures de l’Union Soviétique avec un Politburo (ici incarné par l’organisme de gestion de ladite école) expliquant que la décision a été prise et la Douma (autrement dit, les parents d’élève) étant priée de dire amen. A noter qu’aucun projet de restauration n’a été proposé, ni même envisagé (ou alors sous le sceau du secret !) sous prétexte que c’était impossible. Mais comme le disait le Général Bonaparte, « Impossible ? Pas français. ». Ou alors, que les professionnels concernés le prouvent, à supposer qu’ils en soient capables… Ce dont on peut douter dans le Soviet System…

« Si vous estimez être citoyen du monde, alors vous n’êtes citoyen de nulle part » (Theresa May)

Vive la France !

1 : l’architecture (NdA)

T. Brière-Saunier

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Tribune de la majorité

L’approche des élections municipales conduit la Majorité municipale, dans le respect des règles applicables aux campagnes électorales, à suspendre la parution de sa tribune jusqu’aux élections de mars 2020. Merci de votre compréhension.

Les élus de la majorité municipale