Conseil municipal – Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Novembre 2020

Tribune « Chartres Écologie »

Chartres écologie lance sa newsletter

Vous avez sans doute été très surpris de l’absence de tribune des élus de Chartres écologie dans le précédent Votre Ville. Contrairement à ce qui y était écrit, notre tribune a bien été transmise à temps. Parce que la liberté d’expression vacille face à cette majorité municipale et que la censure est inacceptable, nous vous proposons un nouveau moyen de communication.

Inscrivez-vous sur www.chartresecologie.fr et recevez votre newsletter mensuelle par mail.

Infos locales, analyses et enquêtes. Alors que la dette chartraine se creuse, le maire et ses adjoints s’enrichissent. Nous vous révélerons bientôt tout sur l’argent du pouvoir local. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises…

Des chantiers permanents, sans cohérence

La très grande majorité des projets engagés depuis 15 ans ou plus a comme objectif de conquérir de nouveaux terrains pour construire toujours plus. La technique est bien rodée. La Ville prend l’initiative d’une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) sur des terres agricoles qu’elle acquiert afin de les urbaniser. La conduite d’opération est confiée à Chartres Aménagement, satellite de la Ville et de l’Agglomération. Ces terres sont revendues ensuite à des opérateurs souvent privés.

Un exemple probant est la ZAC du Plateau Nord-Est (280 ha autour de Chartrexpo), créée en 2014, symptomatique de cette néfaste stratégie. L’aménagement prévoyait « la création de 3 500 logements, 100 000 m² de commerces, […] ». Ce projet a déjà connu 7 avenants. Le renoncement d’Altaréa Cogédim à financer un immense centre commercial a provoqué un déficit. Si rien n’est encore sorti de terre, la Ville a pourtant déjà dû débourser plusieurs millions d’euros en pure perte !

Et que dire du projet de seconde phase de la Roseraie sur des terres agricoles, alors que le quartier de Rechèvres, tout proche, « s’enfriche » au gré des démolitions menées depuis deux décennies ? Ce genre d’opération exclut les populations les plus précaires au profit de plus aisées.

Les élus Chartres Écologie proposent que les projets de ZAC puissent se concentrer sur les quartiers existants, déjà équipés et desservis, plutôt que produire des étalements urbains stériles. Rénovation énergétique, requalification, végétalisation, autant de choix à mettre prioritairement en oeuvre par la Ville !

Brigitte Cottereau, Quentin Guillemain, Jean-François Bridet et Olivier Maupu


Tribune « Chartres à Gauche »

TOUT URBANISER ?

Urbanité : « politesse où entre beaucoup d’affabilité naturelle et d’usage du monde » (dictionnaire Le Petit Robert)

En deux pages du dernier numéro de Votre Ville (p. 7 et 9), il y a plus de 10 occurrences des idées de calme, de paix, de sécurité, de facilité, de douceur. Alors comment expliquer le déchaînement de violences verbales de la tribune de la majorité ? Manque cruel d’urbanité, et c’est un euphémisme !

Cette évidente contradiction signe-t-elle aussi les prochains projets urbanistiques de la ville qui marqueront la physionomie de notre commune pour les prochaines décennies ?

Deux exemples :

Le plateau nord-ouest : 104 hectares entre la rocade et le lycée Jehan de Beauce sont actuellement dédiés à l’agriculture. Plus de 1 500 logements sont prévus avec des équipements collectifs… Le maire préfère (Votre Ville oct. 2020 p. 7) « aider les gens à retourner vivre à la campagne plutôt que d’installer des forêts dans la ville ». Où finit « sa » ville et où commence « sa » campagne ? Alors que toutes les métropoles mettent au point des programmes comme « Nature en ville », Chartres ne peut continuer à bétonner sous prétexte de développement urbain. Nous manquons de grands espaces arboricoles sur le territoire. Les Carnutes, au secours !

Le plateau nord-est : il s’étend sur toute l’ancienne base aérienne jusqu’au-delà de l’actuelle Chartres expo. Des milliers de logements sont prévus de chaque côté de l’avenue Jean Mermoz, sur les terrains de l’hippodrome, de la gendarmerie et des actuels espaces sportifs (qui seraient déplacés). Dans le périmètre du projet Coeur de ville, plus de 1 000 logements sont vacants, sans compter ceux qui sont dégradés et qui doivent être réhabilités. Pensons-nous que d’ici 10 ans la population de Chartres augmentera au point d’avoir besoin de toutes ces nouvelles habitations ? Ne faudrait-il pas préserver cet espace boisé à proximité de plusieurs quartiers denses ?

Aucun parc d’importance n’a été créé à Chartres depuis très longtemps. Certes la coulée verte traversante le long de l’Eure est un poumon pour la ville, mais en dehors des sentiers peu d’espaces de détente sont disponibles. Pensons aux générations futures qui devront affronter un climat plus difficile et qui auront besoin dans leur quotidien de plus d’espaces verts et de retrouver des liens avec la nature dans leur ville.

L’urbanisme concerne l’habitat, les déplacements (flux de circulation, voies d’accès aux bâtiments…), les commerces, les espaces verts, donc des questions inséparables du social et du changement climatique (quels moyens d’atténuation et d’adaptation ?). Il est au coeur de la vie et des intérêts des chartrains. C’est un domaine qui relève du débat politique et aussi d’éléments très techniques, souvent complexes. Nous sommes en début de mandature. Les questions conjointes des risques environnementaux et sociaux sont et seront un axe majeur de notre travail.

Jacqueline Marre : jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost : boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

RESTONS UNIS, SOLIDAIRES ET VIGILANTS

A l’occasion de cette période inédite qui voit la situation sanitaire se dégrader à nouveau dans un certain nombre de métropoles, nous profitons de cette tribune pour saluer l’action courageuse et résolue de nos gouvernants à travers les nombreuses mesures d’accompagnement qui ont été mises en place. Nous tenons à assurer les Chartraines et Chartrains de notre écoute, s’ils souhaitent nous faire part de leurs difficultés et/ou ont besoin de conseils en vue d’un accompagnement. Restons unis, solidaires et vigilants et remercions nos personnels de santé dévoués. Faisons confiance à nos remarquables chercheurs pour trouver un vaccin le plus rapidement possible !

Lors du dernier Conseil Municipal de jeudi 15 octobre 2020, nous avons eu l’occasion d’approuver un certain nombre de mesures dont une à caractère social qui nous a semblé essentielle en cette période troublée : la Formation au Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur (BAFA) 2021.

Une formation BAFA est un diplôme qui permet d’encadrer à titre non professionnel, de façon occasionnelle, des enfants et des adolescents en accueils collectifs de mineurs. Elle s’adresse à une vingtaine de jeunes Chartrains âgés de 17 ans et plus.

Ses objectifs sont de permettre aux jeunes d’acquérir une formation et favoriser l’autonomie, de les sensibiliser aux métiers de l’animation et de permettre à la ville de former des animateurs saisonniers qui pourront intervenir dans les « Maisons Pour Tous »

Sur un coût total de 570 €, la ville de Chartres finance 90 € tandis qu’une aide de 240 € est accordée par la CAF à l’obtention du diplôme.

Au-delà de tout ce qui vient d’être exposé, la raison pour laquelle nous avons soutenu cette mesure, sans la moindre hésitation, c’est qu’il s’agit d’une formation non discriminante à l’entrée. En effet, il suffit d’être âgé de 17 ans minimum au premier jour d’entrée en formation et d’être inscrit auprès de la direction départementale de la jeunesse et des sports. Cette formation est donc un excellent levier pour les jeunes qui rencontrent des difficultés scolaires mais plus encore une porte d’entrée vers divers métiers de l’animation, du social et même parfois de l’enseignement.

Ce Conseil Municipal aura été, par ailleurs, l’occasion d’aborder le très sensible sujet du Pôle administratif. Avec toutes les réserves qui s’imposent, il semblerait que la zone d’accueil du public soit livrée pour la fin d’année 2020 puis mise en service en avril 2021. La livraison du reste du bâtiment devrait intervenir dans le courant du mois de juin 2021, pour une mise en service en septembre 2021. Croisons les doigts !

Lors de notre précédente tribune nous avions dénoncé, à l’issue du Conseil Municipal du 17 septembre 2020, la nature des échanges entre élus, les qualifiant de stériles et inutilement agressifs. Force est de constater que nous avons été entendus. Aussi, nous nous réjouissons que les divergences de points de vue au même titre que les divergences d’idées, représentatifs de la diversité de nos électeurs puissent cohabiter.

Nous vous souhaitons un bel automne !

Contacts :

Réseaux sociaux #avecvousosonschartresautrement :


Tribune de la majorité

FISCALITÉ LOCALE : LES DANGERS DE L’INCOHÉRENCE DE L’ÉTAT

La Presse nationale annonce qu’en 10 ans la taxe foncière a augmenté de 30 % en moyenne dans les communes de France. L’occasion pour les Chartrains de mesurer l’effort de leur municipalité : ici, le taux de la taxe foncière a baissé chaque année depuis 20 ans.

En 2001, ce taux était confiscatoire, très supérieur à la moyenne nationale. Il décourageait ceux qui souhaitaient investir à Chartres, les particuliers comme les entreprises. Il était injuste : nos prédécesseurs socialistes prétendaient l’inverse, en croyant pénaliser davantage les propriétaires que les locataires. Ils n’avaient pas compris (?) que l’Office HLM de Chartres est aussi un propriétaire qui a l’obligation de présenter des comptes en équilibre et dont les loyers payés par les locataires constituent la seule ressource…

Parallèlement, la Ville de Chartres a renoué massivement avec l’investissement et chacun peut en observer les réalisations continues depuis 20 ans.

Cette continuité et cette cohérence contrastent malheureusement avec l’incohérence de l’État pendant la même période. Lors du quinquennat Hollande, l’État a gravement amputé ses dotations financières aux communes. L’actuel pouvoir a maintenu ces amputations. Il y a ajouté la suppression de la taxe d’habitation, tout en bloquant le niveau de sa compensation financière aux communes, qui y ont perdu l’un des deux outils de leur liberté fiscale.

Parallèlement, l’État a transféré aux communes nombre d’obligations qui étaient autrefois de son ressort.

L’augmentation constatée de la taxe foncière dans les communes de France n’a pas d’autre explication.

Car, en même temps, comme dirait quelqu’un, l’État continue d’accorder des dégrèvements, des avantages, des mesures sociales souvent sensées, mais qu’il laisse souvent aux seules communes le soin de financer.

Et maintenant il nous presse de participer activement à son plan de relance de 100 milliards. Il nous engage à investir massivement et donc à dépenser davantage. Et il nous dit qu’il va, pour nous aider, faciliter notre accès à l’emprunt. De fait il pousse les communes à l’endettement. Certes, la dette des communes ne constitue que 10 % de la dette française. Et celle-ci est financée puisque nous avons, à la différence de l’État, l’obligation de présenter des comptes en équilibre.

Mais, au-delà des circonstances exceptionnelles que nous traversons, il y a là une incohérence structurelle qui est en train de déséquilibrer les communes et leurs finances. À ce rythme, bien des communes n’ont plus le choix qu’entre l’endettement et la hausse de la taxe foncière.

L’autonomie financière des collectivités locales est un principe constitutionnel que tout le monde bafoue aujourd’hui. Faute de possibilité d’assurer, voire d’augmenter leurs ressources financières, les communes ne vont bientôt plus être en mesure d’offrir des garanties à leurs prêteurs. Et l’augmentation de la taxe foncière restera le seul outil à leur disposition, leur seule marge de manoeuvre.

Jusqu’ici, les Chartrains ont échappé à cet étau. Mais l’exercice est en passe d’atteindre ses limites.

Les Élus de la majorité municipale