Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Septembre 2019

Tribunes de Réinventer Chartres

INDÉPENDANT ?

En réponse à un appel à soutenir le Président de la République de 72 maires issus de la droite (famille dont le Maire de Chartres s’est réclamée pour être élu en 2001) le Maire de Chartres a lancé un appel national aux autres maires de France pour qu’ils déclarent leur « indépendance ». Se vantant d’avoir réussi à recueillir plus de 500 signatures (bien supérieur aux demandes de soutien qu’il avait tenté d’obtenir pour être candidat aux élections présidentielles de 2017 !), il tente de faire croire que « l’indépendance » des élus est en danger.

Chacun des habitants de Chartres et de notre agglomération sait parfaitement que l’indépendance est la chose la plus combattue par Jean-Pierre Gorges quand elle s’exprime vis-à-vis de lui-même.

Notre territoire a besoin d’une respiration démocratique. Après 18 ans de pouvoir personnel, le silence complice de beaucoup, Jean-Pierre Gorges impose la plus part de ses décisions, sans concertation, sans dialogue, souvent sans ménagement et avec mépris.

La liste des choix imposés est longue : la destruction de l’ancien hôtel de ville, défiguration du parvis de la cathédrale, la fermeture du Musée des Beaux Arts, l’augmentation des taxes sur les entreprises, l’explosion des dettes de la ville et de l’agglo, des fermetures d’écoles de quartier et d’un collège, la création d’un gigantesque centre commercial à côté de l’Odyssée, l’abattage de la très grande majorité des arbres en pleine terre dans le centre ville (à l’heure des canicules répétées c’est une belle initiative…), l’implantation d’une salle de spectacle à la gare, etc…

Pendant tous ces derniers mandants, des habitants ont signé des pétitions pour faire entendre leur voix sur des projets contestables. Des commerçants ont fait un recours contre le projet de centre commercial au plateau nord-est. Avec les réactions du maire-président, ils savent qu’il n’est pas bon de lui exprimer des désaccords. L’indépendance que revendique Jean-Pierre GORGES se veut autoritaire, centralisatrice, égocentrique.

Il est temps d’avoir un maire ouvert et respectueux de tous.

Le groupe « Réinventer Chartres »
Monique Kopfer, Josette Morin Berenfeld, Sandra Renda, Boris Provost, David Lebon et Sébastien Tenaillon


Tribune de Chartres Insoumise

ICI COMME AILLEURS LE COMBAT POUR UN NOUVEAU MONDE CONTINUERA

Chères lectrices, chers lecteurs, voici maintenant cinq ans que j’écris cette tribune, souvent le fruit d’un travail commun ou parfois autonome de ma part. L’autonomie est une notion à laquelle j’ai été vite contraint de m’adapter. Avec les règles institutionnelles actuelles, tout est fait pour décourager et enfin empêcher les classes populaires de s’engager en politique : absence de moyen financier, humain, logistique. Alors que les Gorges et Macron, eux ont déjà tout cela ; ce sont eux les assistés !

C’est le pot de terre contre le pot de fer.

C’est devant ce constat que notre camp politique, et moi même, avons fait de l’urgence d’un processus constituant pour une 6e république dans notre pays une priorité centrale depuis 2012. Le mouvement Gilet Jaune à semé des graines en ce sens, c’est encourageant. Je milite ici depuis près de huit ans. La campagne du Front de Gauche en 2014, bien que dynamique et où nous avons su travailler collectivement, ne nous a pas permis de peser significativement sur le mandat. Et surtout, nous n’avons pas su produire de véritables travaux collectifs pendant ce mandat, que ce soit avec mes anciens camarades communistes (j’ai quitté ce parti depuis fin 2015) ou avec les autres membres de notre liste municipale.

Je prends bien sùr ma part dans cet échec. Cependant je crois que le tableau n’est pas tout noir, car il me semble tout de même avoir fait avancer un certain nombre d’idées qui je l’espère feront leurs chemins jusqu’à être appliquées un jour sous le coup du bon sens. Élargir la gratuité des transports en commun, redéployer des services publics de proximités, faire une planification écologique à l’échelle de la ville et la proposer à l’agglo, démocratie participative locale, mener un bras de fer avec l’état pour revenir sur les baisses de subventions successives depuis 2015, etc...

Fier d’avoir mené ces luttes, je continuerai de me battre pour une nouvelle société écologique, sociale et anticapitaliste. Il existe bien des formes de militantisme, et aucune n’a plus de valeurs qu’une autre tant la nécessité de lutter, ici ou ailleurs, est indispensable face ce libéralisme débridé qui écrase tout espoir pour demain.

Vous l’aurez peut-être compris, cette tribune sera la dernière puisque je démissionnerai de mes fonctions début septembre. Je souhaiterais que cette démission soit positive. Formons le voeu que les élections municipales sonnent le glas des messieurs Gorges et Macron, et de leurs politiques nauséabondes.

Il est possible d’espérer des lendemains heureux, et il est possible de concrétiser ces espoirs dès maintenant. J’en suis convaincu. Avec l’initiative citoyenne cac47, je suis persuadé qu’il peut y avoir une convergence avec le mouvement citoyen de la France Insoumise (20 % à Chartres en 2017), et peut-être plus large autour de l’idée qu’il est urgent de répondre aux défis actuels. Nous chartraines, chartrains, sommes prêt à retrousser les manches à notre échelle. Sans aucune haine, sans arme et sans violence, en 2020 toutes et tous aux urnes.

Salutations et remerciements à toutes celles et ceux qui ont participé à la campagne 2014 et pendant le mandat. Et enfin encouragement sincère pour ceux qui continuent et continueront de lutter à Chartres pour des lendemains meilleurs.

Denis Barbe

Courriel : chartres.insoumise@remove-this.gmail.com


Tribune sans étiquette

LEBENSBORN *

Comme à son habitude, le gouvernement, qui ne brille pas par le courage, a attendu le début de la période estivale pour faire passer au Parlement les sujets qui fâchent, en l’espèce, la loi sur la PMA. Des relents de socialisme (national ou marxiste, ce qui est peu ou prou la même chose) me brûlent les narines. Car que promeut cette loi ? Une insulte à la nature, qui veut qu’un petit d’homme ait un père et une mère. Hors, la « PMA pour toutes » ouvre la maternité aux femmes seules et aux « couples » lesbiens. Faire un bébé toute seule, certaines idéologies du siècle dernier nous l’ont déjà proposé. On sait ce qu’il en est advenu : femmes en âge de procréer réduites au rôle de reproductrices, carences affectives desdits enfants et j’en passe… Quant aux lesbiennes, je cite Mr Azerot (député apparenté socialiste (2012-2017), donc peu suspect d’« homophobie ») : « Ce n’est pas la loi qui empêche les homosexuels d’avoir des enfants, c’est la nature » (séance du 30 janvier 2013). La PMA saine doit aider les couples potentiellement féconds à procréer, pas à satisfaire des caprices de starlette. La place du père est fondamentale dans la construction d’un enfant (Pr Aldo Naouri). De plus, et c’est sans doute le plus révoltant, ce projet de loi est la légalisation de la marchandisation de l’Homme et la porte ouverte à un eugénisme qui ne dit pas son nom, une femme se fera « faire un gosse » comme elle va faire son marché. Venant de partis se disant « humanistes » et « écolos », cela ferait sourire si le sujet n’était pas si grave… Ajoutons à cela que la PMA devrait être remboursée par la Sécurité Sociale, au détriment des soins et médicaments utiles à tout le monde. Mais il est vrai que l’essentiel, c’est le « progrès », la lutte contre les « inégalités » (comme si la nature était égalitaire…), et surtout, de satisfaire les lobbies qui pèsent dans la vie médiatique…

« L’enfant est un don, pas un droit » (Mgr Dominique Lebrun)

Vive la France !

T. Brière-Saunier

Courriel : Alliance.Royale28@remove-this.inmano.com

Facebook: Alliance-Royale-sur-Chartres

Twitter: @canardsanstete1

* Le Lebensborn fut un programme eugéniste visant à faire s’accoupler des femmes « Aryennes » avec des SS, les unes et les autres étant rigoureusement sélectionnés sur des critères « raciaux » (blondeur, yeux bleus, robustesse…). Les enfants nés de ces unions étaient ensuite pris en charge par l’Etat. Les prémices de l’enfant sans père en somme…


Tribune de la majorité

L’approche des élections municipales conduit la Majorité municipale, dans le respect des règles applicables aux campagnes électorales, à suspendre la parution de sa tribune jusqu’aux élections de mars 2020. Merci de votre compréhension.

Les élus de la majorité municipale