Le Chemin des Arts revient pour le plus grand plaisir des amateurs d'art contemporain. Chaque année depuis 2010, il met en avant une diversité d'artistes de tous horizons dans des sites patrimoniaux de la ville. Peinture, dessin, sculpture, mosaïque, sont à découvrir gratuitement aux étapes de ce chemin artistique. Avec cette année une exposition spéciale, célébrant le bicentenaire de la photographie !
L'édition 2026-2027 du Chemin des Arts débutera cette année par deux expositions simultanées, dès le 14 mars.
Au prieuré Saint-Vincent, NEP- présentera une série de peintures : ChromophobiA. Le mouvement constitue l'essence de sa matrice créative. « Dans un souci de spontanéité, je nourris mon œuvre de mes frustrations et de mes étonnements, travaillant le plus possible sans questionner mon sujet et laissant libre cours à mes sensations », analyse-t-il. Les œuvres présentées, empreintes de fantasmes, de rêves et de dérisions, oscillent entre le graffiti, l'expressionnisme, le dessin d'enfant et l'art brut, ne cochant aucune case et ne pouvant se catégoriser.
Mosaïque singulière
La chapelle Saint-Éman accueillera Second souffle, d'Éloïse Baro. C'est en 2010 que l'artiste se dirige vers la mosaïque, d'abord en autodidacte, puis sous la houlette d'Enzo Tinarelli, maître mosaïste de l'école de Ravenne. Devenue maître mosaïste à son tour en 2016, après son passage par la Scuola Mosaicisti del Friuli (prestigieuse école artistique basée à Spilimbergo en Italie), Éloïse Baro intervient sur des chantiers de restauration de monuments patrimoniaux, et laisse libre cours à sa créativité au travers d'œuvres plus personnelles, créées avec des matériaux en fin de vie.
Second souffle dévoile des œuvres où ces éléments upcyclés se mêlent au marbre, au verre, à l'or. « Chaque tableau devient une respiration nouvelle, un second souffle donné à la matière, précise l'artiste. Entre éclat et fragilité, ces mosaïques révèlent la beauté cachée des imperfections et interrogent notre rapport au temps, à l'usure et à la trace. »
Les autres étapes
La chapelle Saint-Éman accueillera ensuite les mosaïques d'Ahmed Ibrahim et de ses élèves. Résilience, guérison et humanité partagée seront les thèmes de l'exposition.
Les œuvres montreront symboliquement comment des fragments, de verre ou d'expériences vécues, s'assemblent pour former un ensemble empreint de force et de beauté.
Résidant respectivement en Australie et aux États-Unis, Pamela Irving et Karen Ami créent ensemble des œuvres de mosaïque, collage et dessin représentant les archétypes féminins. Elles s'installeront au sein de la chapelle cet automne.
De son côté, Jean-Paul Moscovino exposera à la collégiale Saint-André ses monumentales sculptures d'aluminium colorées.
Quid du prieuré Saint-Vincent ?
L'édifice accueillera les peintures et dessins d'Ève Malherbe, « conçus dans des décors crépusculaires, célébrant la puissance de l'imaginaire. Seule une silhouette se découpe, et il revient au spectateur d'imaginer ce qu'elle raconte », puis les peintures (huiles et aquarelles) du Chartrain Patrick Souday, dans lesquelles paysages beaucerons et scènes de cirques illumineront le regard des petits comme des grands.
Enfin, à l'occasion du bicentenaire de la photographie, vous pourrez découvrir à travers les archives de l'atelier Aubert-Fiévet, photographes chartrains du XXe siècle, l'histoire de la photo, et celle figée de Chartres en ce temps.








