Le projet de création des vitraux de la collégiale Saint-André aborde une nouvelle étape. Les travaux en 2026 porteront sur la façade qui surplombe l'Eure, avec l'ambition d'évoquer son histoire de manière contemporaine, tout en faisant rayonner le monument de l'intérieur sous une lumière inédite.
Trésor patrimonial de la basse ville classée au rang des Monuments historiques depuis 1840, la collégiale Saint-André porte un héritage riche de 800 ans d'histoire, laquelle est émaillée de périodes fastes et d'incendies.
Aujourd'hui lieu de vie culturel, le monument est au cœur d'un vaste projet de remise en lumière confié au Studio Zembok (artiste plasticien) et aux ateliers Loire, avec l'accompagnement des architectes du patrimoine de l'Atelier Atlas, afin de créer 47 vitraux contemporains. À l'image de la première baie, inaugurée le 13 octobre dernier, chacune est conçue selon un dialogue subtil entre géométrie, lumière et mémoire des lieux.
Un second vitrail monumental
La plus grande baie qui sera posée sur la façade est de l'édifice s'inscrit dans cet esprit. La forme de son dessin établit le lien entre son passage déambulatoire et son histoire, avec un jeu de transparence dans le verre opéré grâce à la technique du thermoformage, offrant une ouverture privilégiée sur l'Eure, que la collégiale enjambait autrefois.
Pour comprendre, remontons le temps. À partir de 1185, le site connaît ses premières extensions notables : deux bras de transept et un nouveau chœur sont établis sur une première grande arche franchissant la rivière. Au XVIe siècle, le chœur est remanié pour permettre la construction de plusieurs chapelles formant le déambulatoire. Il est ensuite prolongé par une seconde arche au-dessus du quai de la rive droite, supportant une chapelle absidiale dédiée à la Vierge. Au début du XIXe siècle, la collégiale est dépouillée de ses plombs pour réparer la cathédrale, entraînant sa ruine progressive et l'écroulement du rond-point et des parties droites du chœur, de la chapelle absidiale et de l'arche.
Les vitraux symbolisent le dialogue entre le passé et le contemporain.
Puits de lumière
Par ses lignes épurées et ses teintes délicates, le vitrail suggérera le mouvement de l'eau, la traversée et le passage, rappelant l'arche monumentale qui permettait au chœur de franchir le cours d'eau. La lumière naturelle, filtrée par cette composition contemporaine, révélera ainsi la mémoire du site, tout en accompagnant sa récente vocation culturelle.
Guidé par les formes fondatrices que sont le carré, le cercle et le triangle, le projet de vitraux redonne une unité esthétique à l'ensemble de l'édifice. Cette prochaine étape marquera une avancée décisive dans sa mise en lumière, où passé, présent et avenir s'uniront dans un ensemble harmonieux.
Soyez des bâtisseurs de lumière !
Contribuez à la mise en lumière de la collégiale en participant au financement de la création des 47 vitraux ! En devenant mécène, vous faites un geste fort en faveur de l'art, du patrimoine et du rayonnement local. Vous pouvez parrainer une baie ou une phase du chantier, associer votre nom ou celui d'un proche à une œuvre durable et participer à la renaissance de l'édifice. Aucun montant minimum n'est requis : chaque geste compte ! Des attestations de don peuvent être délivrées par la Ville, permettant une déduction fiscale selon la réglementation en vigueur.








