Conseil municipal de la Ville de Chartres

Votre mairie – Ses grands projets

Votre mairie – Ses grands projets

Février 2026

Tribune « Chartres Écologie »

PLUS PERSONNE À LA RUE !

Comme trop souvent l'hiver, des drames humains font la une de l'actualité, y compris tout près de chez nous : une personne qui dormait dehors dans notre agglomération, est morte dans la nuit de la St Sylvestre. Puis quelques jours plus tard, alors que nous sommes sous la neige, 2 jeunes hommes sont trouvés frigorifiés sous une tente.

L'émotion étreint la plupart d'entre nous et des citoyens se mobilisent. Des chambres d'hôtel sont financées et des repas fournis. C'est heureux et nous ne pouvons qu'encourager cet élan de générosité.

Puis un collectif se structure pour mettre en réseau tous les partenaires qui agissent déjà pour aider toutes les personnes qui connaissent des situations de précarité. C'est une excellente chose pour garantir la continuité des accompagnements. Nous saluons ici toutes les associations, tous les bénévoles et tous les professionnels qui, depuis longtemps, sont aux côtés des plus fragiles, quand il fait très froid… mais aussi quand il fait très chaud : en fait, toute l'année.

Oui, l'hébergement d'urgence est une compétence qui incombe à l'État.

Oui, on ne peut que constater l'insuffisance des moyens déployés.

Mais il n'est en aucun cas interdit aux communes de se mobiliser pour apporter leur contribution (ouverture de locaux municipaux, fourniture de repas chauds, logements d'urgence) et rechercher des solutions innovantes, par exemple, tentes isothermes pour préserver l'intimité des couples ou permettre au compagnon canin de rester à proximité de son maître. Sans oublier l'accompagnement humain, indispensable.

Et puis, trouver des solutions l'hiver pour les personnes à la rue, c'est indispensable mais prévenir ces situations tout au long de l'année, est absolument nécessaire tant on sait combien il est difficile d'apporter l'aide adaptée à des personnes parfois très désocialisées après plusieurs années à la rue.

Prévenir, c'est :

  • soutenir fortement les partenaires associatifs qui luttent contre la précarité,
  • faire du CCAS un lieu d'échanges, de collaboration entre les associations et la Ville où, ensemble, des solutions sont recherchées et mises en œuvre,
  • apporter des réponses en termes de locaux ou de moyens logistiques, par exemple créer ou soutenir des installations sanitaires publiques car l'impossibilité de se laver accroît les difficultés,
  • porter ou accompagner des projets d'habitat solidaire,
  • garantir le maintien de logements très sociaux accessibles aux plus précaires,
  • créer des solidarités de quartier, par exemple, autour des maisons pour tous afin de repérer les personnes en difficultés avant que leur situation ne se dégrade,
  • faciliter l'accès aux soins physiques et psychiques : la précarité́ a un impact direct sur la santé, notamment mentale. Et les troubles de santé mentale sont un facteur majeur d'isolement. Sortons de ce cercle vicieux !

Ce sont toutes ces actions de prévention que nous portons dans le projet de Chartres En Commun pour les élections des 15 et 22 mars parce que nous considérons que c'est le rôle de la Ville, au nom des citoyens, d'être l'appui de toutes les solidarités.

Rejoignez le comité de soutien de notre liste en écrivant à chartresencommun@remove-this.mailo.com

Sylvie Torre, Olivier Maupu, Brigitte Cottereau, Jean-François Bridet, conseillers municipaux Chartres Ecologie.

Courriel : chartresencommun@remove-this.mailo.com

Facebook : @chartresecologie


Tribune « Chartres à Gauche »

NOTRE BILAN

Chartres à Gauche ? 60 tribunes, une centaine d'interventions orales, conseil municipal et communautaire réunis, beaucoup de temps passé à préparer ces interventions, à comprendre les dossiers, à nous informer et lire d'autres documents.

Le budget d'une collectivité révèle la volonté politique qui le construit. Nous avons donc sans cesse expliqué que nos choix étaient radicalement différents de ceux de la majorité sortante, qui considère qu'une ville doit être gérée comme une entreprise. La conviction que ce qui compte c'est de savoir combien coûte une décision et combien elle va rapporter d'argent et de notoriété, s'oppose à la nôtre, qui est de rechercher ce qui est bon pour tous les habitants sans exception, pour ceux qui ont moins plutôt que pour ceux qui ont beaucoup. Nous défendons une politique sociale pour laquelle personne ne doit être à la rue, même si la municipalité doit investir dans des dispositifs qui lui « coûtent » de l'argent. Nous sommes favorables à la gratuité de certains services. Certes, ça ne « rapporte » pas au niveau financier, mais ça « rapporte » au niveau bien-être et santé à long terme, solidarité et égalité.

Il faut que le budget soit à l'équilibre. Cela ne veut pas dire qu'il faille écraser toujours plus les dépenses de fonctionnement pour investir toujours plus grand et plus fort. Du coup nos interventions ont surtout marqué nos divergences avec la majorité de droite sortante. À Chartres à Gauche, nous avons souvent défendu, et de façon récurrente, la justice sociale, les services publics et l'égalité d'accès aux biens fondamentaux : la culture (les bibliothèques, les musées, les théâtres), la santé (médecine publique, handicap, eau et alimentation, environnement), les crèches et écoles (subventions, bâtiments, coûts et lieux du périscolaire), les transports (vers la gratuité, lignes de bus, vélos-piétons), les loisirs et sports (gymnases, comparaison des subventions entre les différents sports), l'urbanisme (notre hostilité à la politique de la table rase), le logement (destruction des logements sociaux, loi Kasbarian…). Nous avons souvent rappelé ce que nous entendions par les mots démocratie, chose publique, intérêt général, nous avons parlé des mouvements sociaux que nous soutenions (manifestation contre la réforme des retraites), de l'histoire de Chartres (salle René Doury), des élections, des solidarités internationales (Palestine, Ukraine, ANVITA) Nous avons dénoncé le nombre croissant de « satellites » de la ville.

La vivacité de nos interventions, Chartres à Gauche et Chartres Écologie, a bien montré notre volonté commune de défendre les principes du service public, la préservation de l'environnement et la vie démocratique. C'est donc logiquement que nous avons conclu notre alliance dans Chartres en commun qui veut faire de Chartres une ville vivante et solidaire.

Jacqueline Marre : jacqueline.marre@remove-this.ville-chartres.fr

Boris Provost : boris.provost@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune de l'opposition sans étiquette

LA DETTE DE CHARTRES EXPLOSE

La dette de Chartres explose, à la ville (152 millions d'euros en 2025, contre 20 millions au début des années 2000) comme à l'agglomération (432 millions en 2025). Rapporté aux recettes, cet endettement est considérable : 185 % contre 60 % pour des villes de taille équivalente. Soit une dette par habitant qui passe de 482 € à 3 800 €, alors que dans le même temps les communes de la même strate sont passés de 1 037 € à 986 €.

En 2001 il fallait réveiller cette Ville endormie. Il fallait entreprendre des projets structurants, et cela a été fait avec la Médiathèque d'abord, avec l'Odyssée ensuite. Mais projet après projet, on s'est mis à voir trop grand, et à ne plus regarder à la dépense. En plus du Colisée à 70 millions, « l'Iliade » a été construit pour 50 millions, puis des parasols érigés pour 300 000 euros sur la place de la Cathédrale. Les seuls projets entrepris pour la Ville sont des projets de prestige : dalles de la Cathédrale, parking de 600 places sous les Jardins de l'Évêché…

Et cela coûte extrêmement cher. L'argent n'est pas magique, il faut bien que quelqu'un paye. Alors à court-terme, on le voit sur les impôts locaux, qui sont 20 % plus élevés que la moyenne des villes de la même strate, et qui ont augmenté de presque 30 % en 5 ans, la faute à l'augmentation des taux décidée par l'agglomération, et par la révision à la hausse des bases par l'État. À moyen terme, on mobilise de l'argent du budget de fonctionnement pour payer les intérêts de la dette, plutôt que pour améliorer la qualité de vie des Chartrains. Aujourd'hui, une part croissante du budget sert à rembourser la dette plutôt qu'à améliorer la qualité de vie des habitants : nous payons chaque année 4 millions d'intérêts, soit l'équivalent du budget consacré aux subventions sportives, et 100 euros par Chartrain !

Cette montagne de dettes continue à grimper, grimper ! Et rien n'est fait pour désendetter. Cet argent, si généreusement débloqué pour des projets toujours plus gros, manque cruellement quand il s'agit du quotidien. Or nous changeons d'époque. Les Chartrains veulent qu'on s'intéresse à leur quotidien, où tout augmente. Les Chartrains veulent qu'on s'occupe de sauver les commerces qui ferment dans le centre-ville. Qu'on entretienne leurs rues. Qu'on pense à entretenir leurs écoles. Qu'on verdisse la ville. Mais avec quel argent ?

Il importe de mettre de l'ordre dans les comptes, pour agir au quotidien pour les Chartrains. Cela passe par le désendettement de la ville en arrêtant l'investissement incontrôlé, les projets pharaoniques qui creusent la dette en investissement d'abord, en fonctionnement ensuite : il faut bien payer pour l'entretien de l'Odyssée, de l'Iliade et du Colisée, et ces dépenses vont continuer à monter à l'avenir ; autant ne pas poursuivre la construction de projets de cette taille !

Il importe, surtout, de réorienter les dépenses vers le quotidien : priorité aux dépenses utiles (écoles, voirie, santé, commerces, sécurité de proximité), réduction des budgets de communication et d'événementiel jugés excessifs, soutien financier accru aux associations locales, souvent en première ligne sociale et culturelle.

Ladislas Vergne, conseiller municipal : ladislas.vergne@remove-this.ville-chartres.fr


Tribune « Avec vous, osons Chartres autrement ! »

L'approche des élections municipales conduit le groupe Osons Chartres autrement à suspendre la parution de sa tribune jusqu'à la tenue du scrutin en mars 2026, dans le respect des règles applicables aux campagnes électorales.

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Tribune de la majorité

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Les élus de la majorité municipale