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« Une relation avec les commerçants suivie au jour le jour »

Guillaume Bonnet, adjoint au Commerce et à l’Artisanat, et Martine Mokhtar, conseillère municipale déléguée aux Relations avec les commerçants et les artisans, au contact permanent des commerçantsCadre de vie

04 avril 2024

Guillaume Bonnet, adjoint en charge du Commerce et de l'Artisanat et Martine Mokhtar, conseillère municipale déléguée aux Relations avec les commerçants et les artisans, sont en charge de la relation avec le commerce chartrain. Ce tandem raconte comment il s'organise, au quotidien.


Votre Ville : Comment se met en place votre relation avec les commerçants ?

Guillaume Bonnet : Tout d'abord, je tiens à préciser que ma délégation englobe le cadre de vie mais aussi la proximité et le commerce. C'est beaucoup mais, au total, c'est le même travail de contact au quotidien. Dès qu'un commerce ouvre ses portes, nous allons rencontrer celui qui le dirige, qu'il soit commerçant indépendant ou franchisé. Nous y allons avec un journaliste du magazine Votre Ville, qui rédige ensuite un article pour annoncer au plus grand nombre cette ouverture. Ce moyen de communication gratuit, vous le trouvez aussi dans les pages du magazine Votre Agglo. Ces deux supports touchent beaucoup de monde, et ce sont des pages très lues, et nous relayons l'information sur les réseaux sociaux de la Ville. Voilà pour l'entame de la relation. Ensuite, nous avons une relation permanente avec l'association Les Vitrines C'Chartres, qui nous relaie les besoins du commerce local et nous fait part des observations qu'elle effectue sur le terrain. La moitié des 800 commerçants chartrains est adhérente à l'association, soit beaucoup plus que la moyenne nationale. Parmi eux, beaucoup sont des indépendants, les commerçants franchisés étant, semble-t-il, moins enclins à s'engager. C'est dommage, même si je peux comprendre leur situation particulière.

Martine Mokhtar : J'observe, pour avoir été commerçante à Chartres pendant plus de trente ans et avoir transmis notre magasin à nos enfants, que les franchisés souffrent plus que d'autres en ce moment. Les franchiseurs se sont évidemment lancés à fond dans le e-commerce et certains magasins deviennent peu à peu seulement des vitrines. Il y a encore un équilibre interne à trouver. Ajoutez à cela l'inflation, les problèmes de pouvoir d'achat et la mode vestimentaire de la seconde main, sans oublier ces sites internet qui commercialisent depuis l'Asie des vêtements à des prix dérisoires. Les pouvoirs publics viennent d'ailleurs de les taxer pour des raisons aussi bien économiques qu'écologiques. Je crois qu'il faut responsabiliser les consommateurs. Il faut le faire gentiment, comme les agriculteurs l'ont fait récemment de leur côté. Mais si tout le monde n'achète plus que par internet et son téléphone, il ne faut pas s'étonner des conséquences sur la santé du commerce.

VV : Comment œuvrez-vous, au quotidien, au bénéfice des commerçants chartrains ?

GB : Je regarde également avec beaucoup d'attention la question du commerce sur l'ensemble du territoire chartrain. C'est dire si je partage la conviction du maire Jean-Pierre Gorges de veiller à ce que la zone commerciale périphérique prévue sur l'ancienne base aérienne soit complémentaire et non concurrente du commerce de centre-ville. Notre relation quotidienne avec les commerçants exige de notre part réactivité et disponibilité. Quand un commerce organise un évènement et en demande l'autorisation, nous nous imposons de lui répondre à très bref délai, si besoin. Quand un commerçant, m'interpelle pour me montrer la poubelle qui contient les détritus du marché, car elle est posée juste devant sa porte, il nous faut agir rapidement. Ce sont les petites choses qui irritent. Après, les gens voient bien que nous faisons beaucoup pour l'animation du centre-ville, pour élargir au maximum la clientèle de leurs magasins. Rien que l'ouverture de l'hôtel de Ville et d'Agglomération, ce sont 450 salariés qui viennent au centre-ville tous les matins, sans oublier les 700 personnes qui passent chaque jour y effectuer leurs démarches. Dès lors que nous sommes sollicités, je prends pour exemple récent un hôtelier chartrain qui nous a contacté pour mieux organiser le stationnement quelque peu « anarchique » devant son établissement, je me rends sur place. Si c'est impossible, Martine Mokhtar prend le relais et va à sa rencontre. Nous nous remplaçons l'un l'autre très facilement.

MM : Tout à fait. J'en profite d'ailleurs pour rappeler à tous les commerçants du centre-ville qu'ils peuvent se procurer auprès des Vitrines C'Chartres des tickets de parking à tarif préférentiel. Ils peuvent ensuite les offrir à leur clientèle quand celle-ci achète. Le prix du stationnement n'est pas une vraie question à Chartres. Par exemple, il est même très faible après 19 heures et donc ne pénalise en rien la fréquentation des restaurants le soir. Plus généralement, je vois par expérience les deux côtés d'une situation et d'une décision et j'essaie d'en expliquer les motivations avec douceur. Quand on a été des deux côtés de la barrière, il est peut-être plus facile de demander de prendre du recul, de dépasser une irritation momentanée. Au final, l'ambiance reste bonne, même si le climat d'incertitude générale dans le pays n'est pas sans conséquence.


Le commerce chartrain

Consulter notre dossier sur le commerce chartrain.

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