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35 ans de jumelage entre Chartres et Sakurai

Jumelage SakuraiCulture

14 avril 2024

Ce mois-ci, notre périple à la découverte des villes jumelles de Chartres nous emmène à Sakurai, au pays du Soleil-levant. Ancienne capitale du Japon, elle constitue aujourd’hui une halte touristique indispensable pour découvrir la richesse de son patrimoine religieux et s’imprégner des traditions locales.


Située au coeur de la péninsule de Kii dans la préfecture de Nara, Sakurai est à une heure de route au sud-est de la géante Osaka, la troisième ville du Japon (2,7 millions d’habitants). À taille bien plus humaine (56 000 habitants), elle s’étend sur l’ancien royaume de Yamato (IVe-VIIIe siècle), qui donne aujourd’hui son nom au fleuve traversant la ville. L’histoire de Sakurai a fait d’elle la capitale du Japon, à de nombreuses reprises entre 457 et 585, de la période Kofun au début de l’ère Asuka, sous les règnes de plusieurs empereurs.

La ville actuelle compte plusieurs localités, réparties en quatre zones associées chacune à un site d’exception : Yamanobe et le sanctuaire Omiwa, Tônomine et le sanctuaire Tanzan, Hase et le temple Hase-dera, Uda et le temple Murô-ji. Chacune de ces zones est caractérisée par une douce succession de plaines ponctuées de rizières, alternant avec des collines boisées. Chaque étape offre son lot de merveilles architecturales et historiques.

Naissance de la culture japonaise

Considéré comme le plus ancien sanctuaire shinto du Japon, Omiwa-jinja est une découverte indispensable de la ville. Adossé au mont Miwa, il est un objet de vénération des shintoïstes puisqu’il est mentionné dans la mythologie japonaise comme le lieu de vie d’O-Mono-nushi, une figure divine (kami) à la forme de serpent. C’est d’ailleurs à Sakurai que naissent les premières traces de la poésie japonaise, pour honorer notamment ce site si symbolique.

Bâti en 678, le Tanzan-jinja est un autre sanctuaire shinto remarquable par sa pagode à treize étages, créée en 1532 et unique dans le pays. Dans ce temple fut notamment jouée la première pièce de théâtre masqué japonais, appelé le Nô. Plus en retrait et niché dans les montagnes, le temple Hase-dera a été construit en 686 à l’arrivée du bouddhisme au Japon. Il abrite la plus grande statue en bois du pays (9,18 mètres de haut) recouverte de feuille d’or et érigée en hommage au badhisattva à onze têtes Kannon.

Au printemps, le site dévoile un splendide paysage fleuri, riche de cerisiers à fleurs et de pivoines. À l’automne, le rougissement des feuilles lui confère un autre visage, tout aussi poétique. Enfin, le Murô-ji, autre temple bouddhiste, a la particularité d’accueillir un public majoritairement féminin, en raison de son histoire. À la fin du XIIe siècle, il fut l’un des premiers à ouvrir ses portes aux femmes, à une époque où la formation bouddhiste était surtout réservée aux hommes. Son charme reposant et sa beauté naturelle font de ce domaine un détour essentiel.

Sumo, saké et nouilles

Sur les hauteurs de Sakurai se trouve un autre petit sanctuaire, logé au milieu des cerisiers, élevé en l’honneur de Nomi-no-Sukune, héros de la mythologie japonaise, qui aurait remporté sur ces terres le premier combat terrestre de sumo. Aujourd’hui encore, les lutteurs font le voyage pour y laisser leurs empreintes de mains, en signe de recueillement.

Côté gastronomie, le saké, surnommé « boisson des dieux », est un alcool de riz qui demeure une spécialité de la région puisque Omiwa-jinja est le sanctuaire tutélaire des brasseurs japonais de saké, qui orne traditionnellement leur talisman. Enfin, les sômen, fines nouilles blanches issues de l’ouest du Japon, sont une étape culinaire incontournable. Préparées à base de farine de blé, elles se savourent chaudes ou froides, accompagnées d’un bouillon tsuyu ou de sauce soja, parfois agrémentées de wasaki ou de gingembre râpé.

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