Musée des Beaux-Arts : les visites et ateliers – Ville de Chartres

Sortir à Chartres

Sortir à Chartres

Salle « Art du XVIIIe siècle » – Les Lumières, expérience et sensibilité

Dans cette salle, plongez dans l’esprit des Lumières ! Au XVIIIe siècle, le paysage s’affirme et dialogue avec portraits et scènes de genre, entre élégance, voyage et sensibilité.

Au XVIIIe siècle, le paysage, genre mineur rangé derrière la peinture d'histoire, le portrait et la scène de genre, gagne progressivement ses lettres de noblesse au gré de l'expérience du voyage des artistes, notamment en Italie.

Les vues de port de Jean-Baptiste Lallemand en offrent de bons exemples, tout comme Le Gué de Jean-Honoré Fragonard, qui montre tout l’amour de l’artiste pour la matière picturale. La pratique du Grand Tour – long voyage en Europe effectué par les jeunes aristocrates – consacre la vue urbaine détaillée appelée en italien veduta, ainsi que le montre La Place Saint-Marc à Venise attribuée à Bernardo Bellotto, peintre formé par son oncle Antonio Canaletto (1697-1768).

Hubert Robert livre une scène imaginaire, assez surprenante pour ce spécialiste des ruines : Louis XIV devant l'aqueduc de Maintenon, édifice dont les travaux n'ont en fait jamais été achevés.

Charles-Joseph Natoire, directeur de l'Académie de France à Rome de 1751 à 1775, encourage les pensionnaires à aller dessiner la campagne et les jardins romains. Il exécute ici La Pêche, en 1752, une scène de genre. Auteur par ailleurs de nombreux décors, sa peinture gracieuse s'appuie sur un dessin ferme.

On peut voir également deux de son contemporain, Carle van Loo, qui connaît un grand succès, entre autres, auprès de la marquise de Pompadour : ici, un portrait mythologique, celui de Pomone, divinité des jardins, reconnaissable à ses fruits, et une scène sacrée, L'Adoration des bergers, dans laquelle la lumière inonde l'enfant et le doux visage de la Vierge.

Nicolas Lancret illustre un conte de Jean de La Fontaine (1621-1695), Mazet de Lamporecchio : deux scènes se répondent dans lesquelles les jeunes nonnes se montrent attirées, puis entreprenantes à l'égard de Mazet, un jeune jardinier nouvellement engagé au couvent. La scène de genre, qui figure des scènes à caractère anecdotique ou familier, s'approche ici des scènes galantes, très en vogue au XVIII siècle : Fragonard s'inspire également de ce récit dans les années 1770.

De la même manière que David Teniers le Jeune dans la salle précédente, Jean Siméon Chardin exécute deux singeries, Le Singe antiquaire et Le Singe peintre dans lequel il « singe » les peintres de l'Académie incapables d'invention.

Célèbre portraitiste de la reine Marie-Antoinette, Élisabeth Vigée-Le Brun brosse le portrait la comtesse de Cluzel qui surmonte celui de Charles-Antoine Bridan (1730-1805), sculpteur dont on peut voir les œuvres dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, et dont la pendule exposée sur la cheminée a été réalisée d'après les sculptures allégoriques.

Catherine II, quant à elle, fait l'objet d'un portrait équestre, symbole de pouvoir habituellement plutôt masculin : elle est représentée en uniforme d'officier par le portraitiste danois Vigilius Erichsen, qui a essentiellement travaillé en Russie.


Renseignements

Musée des Beaux-Arts
29, cloître Notre-Dame
28000 Chartres

Tél. 02 37 90 45 80

Adresse e-mail : musee.beaux-arts@remove-this.agglo-ville.chartres.fr

Instagram – Ville de Chartres
Instagram

Horaires

Ouvert :

  • Les mardis, mercredis, vendredis et samedis de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
  • Les jeudis de 10h à 12h30 et de 14h à 20h.
  • Les dimanches de 14h à 18h.

Fermé :

  • Les lundis.

Fermé exceptionnellement :

  • Le 1er janvier.
  • Les 1er mai et 8 mai.
  • Les 1er et 11 novembre.
  • À partir de 12h30 le 24 décembre.
  • Le 25 décembre.
  • À partir de 12h30 le 31 décembre.