Sortir à Chartres
Sortir à Chartres
Salle « Art du XXe siècle » – Aux avant-gardes !
Dans cette salle, entrez dans l’élan des avant-gardes du XXe siècle, où la modernité s’invente à coups de couleurs franches, de contrastes audacieux et d’expérimentations. Des fauves – avec Vlaminck en figure majeure – à l’École de Paris de Soutine, sans oublier les objets et verres d’Henri Navarre, le parcours révèle une création libre, intense et résolument nouvelle.
Les artistes réunis dans cette salle appartiennent tous à la même génération. Nés dans le dernier quart du XIX siècle, ils participent à l'aventure de la modernité au début du XX siècle.
André Derain, Maurice Marinot et Maurice de Vlaminck font partie de ce groupe d'artistes qui en 1905 sont qualifiés de « fauves » par la critique en raison de leur utilisation révolutionnaire de la couleur en violents contrastes de tons purs afin d'exprimer une sensation.
De nombreuses toiles de Vlaminck, qui vit à Rueil-la-Gadelière (Eure-et-Loir) à partir des années 1920 et jusqu'à sa mort, sont exposées dans cette salle. En effet, en 1978, Solange Prével-Vlaminck, fille de l'artiste lègue sa collection à l'État et stipule que les œuvres doivent être présentées à Chartres. On voit des portraits très différents : à la touche épaisse et désordonnée du Père Bouju (1900) succèdent les aplats colorés cernés d'un trait sombre de La petite fille à la poupée (1902).
Télécharger la présentation détaillée de La petite fille à la poupée. (pdf - 310 Ki)
Les sculptures africaines placées dans les vitrines du couloir attenant ont appartenu à Vlaminck : elles rappellent qu'il est l'un des premiers artistes occidentaux à porter un intérêt artistique à cet art qui eut une importance cruciale pour l'art au début du XX siècle et notamment le cubisme.
Si Vlaminck pense que le cubisme est impasse artistique, il est marqué par les recherches de Paul Cézanne (1839-1906) sur la représentation du volume et de l'espace dans le plan du tableau, ce qui se voit dans la Nature morte au couteau (1910). Vlaminck est aussi un peintre de paysages : Le Pont de Meulan (1910) présente une composition équilibrée et structurée par du pont. Plus tard, sa peinture devient plus âpre. L'Incendie (1945) rappelle sa période fauve mais exécutée juste après la Seconde Guerre Mondiale, est chargée d'une signification bien différente liée aux horreurs de la guerre. Dans Les Meules (1950), l'artiste dépeint un tourmenté qui accentue la luminosité du premier plan tout en conférant à l'œuvre une atmosphère menaçante. La vue hivernale de Saint-Maurice-Les-Charencey oppose les masses sombres des maisons et du ciel à la trouée lumineuse du chemin.
Chaïm Soutine fréquente très régulièrement la maison lévoise des collectionneurs Madeleine et Marcellin Castaing. Pour cette raison, trois de ces toiles sont présentées ici. Peintre juif biélorusse émigré à Paris en 1913, Soutine est un des représentants de l'École de Paris qui regroupe au début du XX siècle des artistes qui ont contribué à faire de la capitale française le foyer de la création artistique jusque dans les années 1960. Soutine rend hommage aux peintres français qu'il admire admire, comme Chardin (1699-1779) et Courbet (1819-1877). Le Grand enfant de chœur a en effet pu être compris comme une citation d'un Enterrement à Ornans (1849-1850).
Enfin, dans les vitrines de la salle se trouvent des pièces exécutées par Henri Navarre et léguées par l'artiste à la Ville de Chartres en 1971. Il s'agit de petits vases en verre très peu soufflé dans l'épaisseur duquel Navarre crée son décor aux couleurs variées, mais aussi de masques très originaux. Ceux-ci sortent de moules à faible relief et sont arasés par le jet de sable et l'acide jusqu'à la limite de la lisibilité. Les masques de Navarre sont à comprendre comme autant de formes stylisées du visage qui tendent vers une fonction rituelle autant que décorative. L'artiste affectionne particulièrement la mythologie grecque et romaine : on retrouve ainsi Hera, épouse de Zeus, exécutée dans un verre rosé. Le visage est une parfaite illustration du minimalisme des reliefs.
Cette salle marque la fin du parcours permanent du musée des Beaux-Arts de Chartres. Merci pour votre visite !
En période d'exposition temporaire, vous pouvez y poursuivre votre découverte.
Renseignements
Musée des Beaux-Arts
29, cloître Notre-Dame
28000 Chartres
Tél. 02 37 90 45 80
Adresse e-mail : musee.beaux-arts@agglo-ville.chartres.fr
Horaires
Ouvert :
- Les mardis, mercredis, vendredis et samedis de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
- Les jeudis de 10h à 12h30 et de 14h à 20h.
- Les dimanches de 14h à 18h.
Fermé :
- Les lundis.
Fermé exceptionnellement :
- Le 1er janvier.
- Les 1er mai et 8 mai.
- Les 1er et 11 novembre.
- À partir de 12h30 le 24 décembre.
- Le 25 décembre.
- À partir de 12h30 le 31 décembre.







(pdf - 2.25 Mi)