Vacances à Chartres : le cœur de ville – Ville de Chartres

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Le cœur de ville


Le Cellier de Loëns

Majestueuse salle souterraine aux voûtes ogivales qui remonte au règne de Philippe Auguste, vers 1200, le Cellier de Loëns, accueille aujourd’hui les expositions du Centre international du vitrail (CIV), qui a pour vocation de promouvoir le vitrail contemporain.

Se rendre au Cellier de Loëns (3, rue du Cardinal Pie).


Le cloître des Cordeliers

Du couvent des Cordeliers, détruit lors du siège de la ville en 1568, il nous reste ce remarquable cloître à colonnes toscanes, reconstruit deux ans plus tard. L’ensemble abrite aujourd’hui le conservatoire de musique et de danse de Chartres.

Se rendre au cloître des Cordeliers (22, rue Saint-Michel).


L’église Saint-Aignan

À proximité du cloître des Cordeliers, au bout de la rue des Grenêts et ses hôtels particuliers du XVIe siècle, l’église Saint-Aignan se distingue en premier lieu par la richesse de ses polychromies sur les poutres, la charpente en forme de carène de bateau renversé et les murs de la nef, qui marient influences byzantine et médiévale. Des peintures qui prennent toute leur lumière en début d’après-midi quand le soleil est au zénith.

L’église Saint-Aignan vaut aussi par la richesse de ses lumineuses verrières du XVIe siècle, même si de nombreux vitraux ont été cassés et dispersés à la Révolution. Dans le déambulatoire, derrière le chœur, on peut en admirer d’autres magnifiques du XIXe siècle, œuvres du maître verrier chartrain Nicolas Lorin.

Se rendre au cloître des Cordeliers (place Saint-Aignan).


L’hôtel Montescot

L’actuel hôtel de Montescot fut construit dans les années 1610 sur les ruines de celui qu’édifia en 1546 Jean de Montescot, seigneur de Mainvilliers-la-Garenne, administrateur des domaines et revenus du duché de Chartres.

Il fut vendu en 1625 aux Ursulines de Saumur, qui le consacrèrent à l’éducation de jeunes filles pauvres jusqu’en 1759, puis occupé par les Filles de la Providence, qui recueillaient des orphelines, y faisaient l’école et prenaient en charge des enfants sourdes et muettes. La ville acquit l’hôtel Montescot en 1824 et deux ailes furent ajoutées en 1871.

La nuit du 26 mai 1944, le bâtiment fut par erreur pris pour cible par des bombardiers américains, qui ravagèrent le quartier de la Mairie. Les bombes et le feu détruisirent presque entièrement l’aile de la Justice de paix et celle de la bibliothèque, avec les trésors de manuscrits, de gravures et de livres qu’elle renfermait. Quand vint l’heure de la reconstruction, les élus prirent la décision, en accord avec l’architecte départemental Jean Maunoury, de restaurer le lieu tel qu’il était en 1614.

Se rendre à l'hôtel Montescot (11, rue de la Mairie).


Le théâtre municipal

Chargé, au milieu du XIXe siècle, de bâtir un nouveau théâtre, l’architecte de la ville Alfred Piébourg reçut notamment pour mission de « construire un édifice présentant les garanties désirables de solidité et de précautions contre l’incendie, de lui donner l’aspect monumental qu’exige la situation des lieux, en évitant tout luxe inutile ; de disposer d’une salle élégante et commode pouvant contenir 700 à 800 spectateurs ».

Au site initial de la place Châtelet, la municipalité préféra au dernier moment le boulevard Saint-Michel, futur boulevard Chasles, pour accueillir ce coquet théâtre à l’italienne.

Se rendre au théâtre municipal (boulevard Chasles).


L’hôtel des Postes

Commencée en 1923, la construction de l’hôtel des Postes s’acheva en 1928. Né à Lucé en 1878, son architecte, Raoul Brandon, était alors à la tête d’un florissant cabinet parisien.

Il puisa son inspiration dans le Moyen Âge et particulièrement le gothique flamboyant du clocher neuf de la cathédrale, un beffroi et des toitures morcelées venant ajouter à la singularité de l’ensemble. Brandon se fit aussi imagier en ornant l’édifice d’une série de mosaïques qui relatent le voyage d’une lettre transportée par voie de terre, de chemin de fer, de mer et d’air avant d’être remise par le facteur à une paysanne beauceronne curieusement intemporelle avec sa coiffe médiévale.

Le bâtiment ne fut toutefois pas du goût de tous les Chartrains. Certains jugèrent son architecture trop prétentieuse et des surnoms désobligeants fleurirent, tels « Notre-Dame-des-Postes » ou « Basilique
Saint-Brandon ».

Aujourd'hui, l’hôtel des Postes est devenu la « médiathèque l'Apostrophe ».

Se rendre à l'ancien hôtel des Postes (1, boulevard Maurice-Viollette).


Et aussi…

  • La maison Henri IV, au 5, rue Chantault, abrita à trois ou quatre reprises, entre 1593 et 1594, les ébats du roi Henri IV et de sa favorite, la jeune Gabrielle d’Estrée, qui avait fini par lui céder après des mois de résistance. Arrêtez-vous devant le 29 de cette même rue Chantault pour découvrir les tympans sculptés d’ornements fantastiques du XVe ou XVIe siècle connus sous le nom de « grotesques ».

  • Commerce historique de la ville de Chartres, la Boucherie Pinson (4, rue du Soleil d’Or) fut construite en 1892 et reprise le 1er janvier 1958 par Roland Pinson, qui y exercera pendant cinquante-cinq ans. Avec sa devanture rouge, sa balance à poids, son billot en charme raboté par le temps, sa chambre froide de 1934 aux portes en acajou et son panonceau de tarifs, elle est restée intacte depuis le départ à la retraite de son propriétaire, le 14 septembre 2013, à l’âge de 83 ans.

  • La porte du restaurant Le Tripot, une porte du XIVe siècle, surmontée d’une inscription latine signifiant « Hors d’ici les querelleurs », qui marquait selon toute vraisemblance à l’époque l’entrée d’un jeu de paume, l’ancêtre du tennis. Les tripots désignaient à l’origine les établissements où l’on pratiquait ce sport, théâtres de jeux d’argent pour ceux qui venaient parier sur les parties. (11, place Jean-Moulin)

  • Au 10 de la rue Noël-Ballay, ne manquez pas de lever le nez pour détailler l’étroite et magnifique façade renaissance de la maison du médecin Huvé, construite par ce dernier « pour l’embellissement de la ville et pour la postérité », comme l’indique un cartouche en latin. Vous pouvez même la visiter en pénétrant simplement dans la librairie L’Esperluète. (10, rue Noël-Ballay)

  • Place de la Poissonnerie, vous admirerez le très bel ensemble architectural de la fin du XVe siècle que forment les maisons à colombages du Saumon et de la Truie, siège aujourd’hui de l’Office du tourisme. (Place de la Poissonnerie)

  • Avec sa façade surmontée de deux hauts pignons jumelés, sa salle inférieure voûtée et son important pilier central rond, la maison dite de la Voûte, occupée aujourd’hui par une boutique de vêtements, est un intéressant vestige de l’architecture domestique des XIIIe et XIVe siècles. (19, place du Cygne)

  • Le moulin Saint-Père, construit au XVIe siècle, le moulin à aubes et ses dépendances, en partie montées sur pilotis, sont accolés au pont Saint-Père. Il fut la propriété de l’abbaye de Saint-Père de 1459 à 1791. (2, impasse des Herses)

  • Rue du Cardinal-Pie, tout près de la cathédrale, se tient le bâtiment de l’ancien séminaire Saint-Charles, construit au XVIIIe siècle, qui abrita longtemps les archives départementales. (11, rue du Cardinal-Pie)

  • L’hôtel de Champrond. Récemment restauré, cet hôtel particulier de la fin du XVe, début du XVIe, fut bâti par un certain Jean de Champrond, magistrat parisien qui disposait de plusieurs seigneuries à travers la Beauce et fut surnommé l’Harpagon de Chartres. Avare notoire, ce riche bourgeois préféra en effet des briques rouges aux pierres blanches, plus coûteuses. Il avait aussi la réputation de ne pas payer ses laquais. Pingre jusqu’à son dernier souffle, Champrond trouva, agonisant, la force d’aller éteindre une chandelle, par souci d’économie. Il aurait même confié à son épouse : « Madame, je m’aperçois que mon médecin fait durer mon mal autant qu’il peut. Cela finira par me ruiner. Congédiez-le au plus vite et laissez la nature me guérir gratis ». L’endroit abrite aujourd’hui un restaurant-salon de thé baptisé… Le Molière. Joli clin d’œil ! (26, place Jean Moulin)

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