Vacances à Chartres : les remparts – Ville de Chartres

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Les remparts

Des vestiges des remparts du Moyen Âge sont encore visibles en plusieurs endroits de la ville.


Peu de cités de l’intérieur de la France ont eu un passé aussi mouvementé que la ville de Chartres.

Sa position géographique, sur la route de Paris, et son importance économique en tant que centre d’approvisionnement en céréales l’ont en effet exposée pendant plus de mille ans aux sièges de nombreuses armées en vadrouille. Autant dire que la construction de fortifications et l’entretien des murailles restèrent longtemps au premier rang des préoccupations des Chartrains.

Le plan ancien de la société archéologique d’Eure-et-Loir montre une cité entièrement ceinte de remparts, édifiés entre 1180 et 1200. Avant cette date, les limites de la ville se situaient dans un périmètre resserré autour de la cathédrale, l’enceinte primaire allant jusqu’à la place de l’Étape-au-Vin, la rue de la Porte-Cendreuse et la Porte Châtelet.

À partir de 1181, le comte de Chartres, Thibaud V, avec l’aide de son royal neveu Philippe Auguste, et les évêques Pierre de Celle puis Renaud de Mousson financèrent la construction d’une nouvelle enceinte, percée de douze portes ou poternes : la porte Morard, la porte de Launay, la porte du Barbou, la porte Saint-Michel, la porte des Epars, la porte Châtelet, la porte Saint-Jean, la porte Drouaise, la porte Imboust, la porte aux Corneurs, la porte Guillaume et la porte Tireveau. En s’étendant, la cité inclut à l’intérieur de ses nouveaux remparts l’abbaye de Saint-Père en Vallée (autour de l’église Saint-Pierre) et un bras de l’Eure, qui constituait une réserve d’eau pour la ville, en cas d’incendie.


De beaux restes

Des douze portes, il ne reste plus aujourd’hui que les ruines de la porte Guillaume, presque totalement détruite par l’armée allemande en 1944. Mais d’autres vestiges des remparts médiévaux sont encore bien visibles. Les plus importants se trouvent le long des boulevards, à partir de la place Morard.

Dans le square Guy-Nicot, près du Pont-Neuf, se dresse la tour du Massacre, où l’on retrouva des boulets de pierre incrustés dans la muraille lors de sa restauration. Un pan de rempart surplombe aussi la cour de l’école de la Brèche, place Drouaise, et une autre portion coure le long de la butte des Charbonniers.

On peut aussi en voir des fragments au premier niveau du parking souterrain de la place des Épars, qui marque les fondations de l’ancienne porte des Épars, au fond de la terrasse arrière de la brasserie Le Marigny, place du Général de Gaulle, et dans la cour de l’ancienne agence de la Banque Populaire, dont l’une des entrées donnait rue Famin.

La tour fortifiée de la rue Jehan-Pocquet n’a, quant à elle, de médiévale que le style puisqu’elle fut érigée en 1887, en même temps que le lycée Marceau voisin. Elle servit de réservoir d’eau jusqu’en 1929.


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